Rachel Chicheportiche, experte de la mode

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Rachel Chicheportiche, présidente de la marque de maroquinerie et d'accessoires de luxe Jérôme Dreyfuss
Rachel Chicheportiche, présidente de la marque de maroquinerie et d'accessoires de luxe Jérôme Dreyfuss (Crédits : DR)
Chaque semaine La Tribune et son partenaire Bpifrance vous font découvrir une femme créatrice d'entreprise dans nos régions. Voici Rachel Chicheportiche, présidente de la marque de maroquinerie et d'accessoires de luxe Jérôme Dreyfuss.

Forte de six boutiques en propre, d'un site marchand et vendue dans 300 points de vente multimarques dans le monde, « l'entreprise créée en 2003 n'a pas l'intention de s'étendre davantage à l'étranger  : « Il faut trouver l'équilibre entre continuer à traiter en direct avec nos partenaires tout en continuant à travailler avec les intermédiaires. Avec la crise du retail et les nouveaux modèles de distribution, les agents sont moins pertinents mais permettent d'intégrer de nouveaux marchés. La véracité du modèle est remise en question. Il y a un équilibre à trouver », explique Rachel Chicheportiche, présidente de Jérôme Dreyfuss. D'autant que la société souhaite réellement développer sa communication directe aux consommateurs à l'étranger car il y a un certain travail de pédagogie à faire avec la teinture végétale de la trentaine de modèles de sacs proposés.

Sacs et chaussures

En plus d'une maroquinerie fabriquée en France, au Maroc, en Tunisie et en Italie, la marque a développé des chaussures en 2014, « des basiques réinventés grâce à des matières et couleurs innovantes ». Avec quatre collections par an, Jérôme Dreyfuss refuse la fast fashion. « Il y a une volonté de s'installer dans le temps, c'est un peu contre cyclique par rapport au milieu de la mode », révèle l'entrepreneure. À contre-courant, la marque l'était également quand ils ont fait le choix d'ouvrir une boutique à New York, en 2009, pendant la période des subprimes. Seule Bpifrance a accepté de suivre le projet, avec un prêt à l'export et une garantie en cas d'échec, sans être couplée à une banque traditionnelle qui s'était retirée entre temps. « Nous nous sommes développés grâce à Bpifrance ! La solitude de l'entrepreneur quant au développement existe vraiment. Quand on nous soutient, c'est rare donc il faut le dire ! », conclut Rachel Chicheportiche.

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