Avec le sport, Facebook s'attaque à un nouveau chantier

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Facebook tire plus de 90% de son chiffre d'affaires de la publicité.
Facebook tire plus de 90% de son chiffre d'affaires de la publicité. (Crédits : Dado Ruvic)
Le réseau social aux 2 milliards d'utilisateurs était prêt à débourser 600 millions de dollars pour rafler les droits de diffusion pour cinq ans de la ligue de cricket. Si Facebook a perdu le marché, c'est l'une de ses première offensive majeure dans le sport.

Facebook ne s'en cache plus. Le réseau social veut miser sur le sport. La preuve : l'entreprise de Mark Zuckerberg était prête à débourser 600 millions de dollars pour acquérir les droits de diffusion pour 5 ans de la ligue de cricket - sport national en Inde, où Facebook possède sa première base d'internautes avec 241 millions d'utilisateurs. Le contrat a finalement été raflé pour 2,6 milliards de dollars par Star India, filiale de la 21st Century Fox, rapporte Recode.

Jusqu'ici, l'entreprise américaine s'est livrée à de timides tentatives. Facebook a misé sur des marchés de niches, comme la retransmission des compétitions de la World Surf League. Il s'apprête aussi à diffuser dans les semaines à venir 15 matches de football américain universitaire. Et lorsque le réseau social a décroché des événements populaires, comme des matches de la NBA, il n'était pas le seul diffuseur sur le coup. Car la concurrence est rude. Facebook serait par exemple intéressé par les droits de diffusion de la Coupe du monde en 2018 - au même titre que Snapchat et Twitter. Les trois réseaux sociaux auraient proposé des "dizaines de millions de dollars" pour retransmettre aux Etats-Unis seulement, les vidéos des meilleurs moments du prochain Mondial qui sera organisé en Russie, dévoilait Bloomberg en juillet. Face à ses adversaires, Facebook dispose d'un avantage indéniable : 2 milliards d'utilisateurs.

35% de l'audience de Facebook est fan de sport

Pour mettre en avant son contenu sportif auprès de sa base d'internaute, l'entreprise a mis en place depuis 2014 des pages dédiées à des événements sportifs majeurs - comme la Coupe du monde du Football ou le Super Bowl Américain. Ces "hubs" sportifs regroupaient notamment les publications les plus populaires concernant l'événement visé. Facebook compte aller plus loin avec sa plateforme vidéo "Watch", lancée le mois dernier aux Etats-Unis. L'objectif ? Fédérer une partie de ses utilisateurs, déjà acquis et fans de sports.

Environ 35% des utilisateurs de Facebook (environ 650 millions d'internautes) se connectent au moins une fois par jour sur une page sportive, note le Wall Street Journal. Le foot fait figure de sport préféré sur le réseau social. "Les sports sont intrinsèquement sociaux, avec le pouvoir de construire et de relier des communautés à travers le monde", estimait dans un communiqué publié en mars dernier, Dan Reed, responsable des partenariats sportifs chez Facebook. "Cela s'harmonise étroitement avec notre mission, et nous sentons que Facebook peut être une maison naturelle pour le contenu sportif, y compris les compétitions en direct."

Trouver de nouveaux revenus publicitaires

L'entreprise de la Silicon Valley y voit surtout un relais de croissance nécessaire, alors que les espaces publicitaires ont déjà atteint le taux de saturation du fil d'actualités de Facebook depuis 2016. Le réseau social, qui tire 95,2% de ses revenus de la publicité, tente de monétiser les vidéos depuis février dernier. Il permet désormais aux éditeurs de contenus d'insérer une pub après moins 20 secondes de visionnage et seulement si la vidéo dure plus de 90 secondes. Un tel système est déjà en place pour les live, largement mis en avant ces derniers mois. Pour ce qui est des revenus, ils seraient partagés entre le diffuseur de contenus (55%) et Facebook (45%).

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a écrit le 06/09/2017 à 11:57 :
Bonjour,
En faisant cette démarche Facebook veut être indétournable dans le comportement quotidien de la population Indienne...
Trop de dépendance à un réseau peut créer une lassitude aussi... donc l'effet inverse de ce qui est voulu.
L'avènement des nouvelles technologies ont boulversé nos modes de vie , mais il faut aussi qu'ils laissent les autres exister et avoir des revenus ou des ressources, leur chiffre d'affaires devraient avoir des limites aussi...
On ne peut pas être trop gourmand en détriment de la santé ou de l'économie des populations, cette attitude n'est pas rationnel, sûrement qu'il y a d'autres objectifs de la part de Facebook...
a écrit le 06/09/2017 à 11:57 :
Bonjour,
En faisant cette démarche Facebook veut être indétournable dans le comportement quotidien de la population Indienne...
Trop de dépendance à un réseau peut créer une lassitude aussi... donc l'effet inverse de ce qui est voulu.
L'avènement des nouvelles technologies ont boulversé nos modes de vie , mais il faut aussi qu'ils laissent les autres exister et avoir des revenus ou des ressources, leur chiffre d'affaires devraient avoir des limites aussi...
On ne peut pas être trop gourmand en détriment de la santé ou de l'économie des populations, cette attitude n'est pas rationnel, sûrement qu'il y a d'autres objectifs de la part de Facebook...

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