La catastrophe au Japon pèsera sur l'activité d'Adobe

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L'éditeur américain de logiciels a abaissé de 10% son objectif de bénéfice, pour le deuxième trimestre 2010/2011. Et ce, en raison de la catastrope au Japon, deuxième marché du groupe.

Que les investisseurs ne s'endorment pas sur le bon premier trimestre d'Adobe, le deuxième aura moins fière allure. Tel a été le message délivré mardi soir par l'éditeur américain de logiciels de graphisme, qui a abaissé de 50 millions de dollars son objectif de chiffre d'affaires pour le deuxième trimestre de son exercice 2010/2011 (période du 4 mars au 4 juin), à 995 millions de dollars, et a réduit de 10% sa prévision de bénéfice par action, à 50,5 cents.

Le Japon représente 13% du chiffre d'affaires d'Adobe

A l'origine de cet avertissement : le séisme et le tsunami qui ont bouleversé le Japon, le 11 mars. Aussi suprenant que cela puisse paraître, l'archipel nippon n'est autre que le deuxième marché de l'éditeur du logiciel Photoshop, derrière les Etats-Unis, avec un poids de 13% dans le chiffre d'affaires du groupe. L'impact de la catastrophe japonaise sera d'autant plus important qu'elle s'est produite en mars, c'est-à-dire en fin d'année fiscale pour les entreprises et les administrations japonaises, dont les investissements sont traditionnellement élevés à cette période de l'année.

Succès de Creative Suite 5

Le Japon constitue le seul point noir dans le bulletin de santé d'Adobe. En témoigne le chiffre d'affaires du premier trimestre 2010/2011, qui a bondi de 20%, à 1 milliard de dollars. Tiré, notamment, par le succès de Creative Suite 5, la cinquième version de la suite logicielle comprenant Photoshop, Illustrator, InDesign, Acrobat, Flash, etc. Un succès au goût de revanche pour Adobe, qui avait vu l'an dernier son logiciel de vidéos Internet Flash banni de la tablette iPad et du smartphone iPhone. A défaut d'être utilisé par Apple, Flash équipe Android, le système d'exploitation de Google, qui taille désormais des croupières à la firme à la pomme.

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