L'échec du PlayBook n'a pas douché les ambitions du fabricant du Blackberry

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Le fabricant du BlackBerry a passé une provision de 485 millions de dollars et a prévenu qu'il ne tiendrait pas ses objectifs annuels.

Nouvelle douche froide pour les actionnaires de Research In Motion (RIM). Le fabricant canadien du BlackBerry a prévenu vendredi qu'il ne tiendrait pas ses prévisions annuelles de bénéfice et qu'il inscrivait dans ses comptes une provision de 485 millions de dollars avant impôts, reflétant la valeur de ses tablettes PlayBook en stock. Malgré l'échec patent de sa tablette tactile de 7 pouces, RIM a obstinément réaffirmé son « engagement » dans le marché des tablettes « qui en est encore à ses débuts », à la différence de HP qui a annoncé en août l'arrêt de son TouchPad, sept semaines après son lancement. L'action RIM a plongé de 9,7 % vendredi sur le Nasdaq, ramenant sa capitalisation sous les 9 milliards de dollars, contre plus de 30 milliards en début d'année.

Politique promotionnelle

Sorti en avril dernier, le PlayBook a reçu un accueil mitigé, en raison de la nécessité de posséder un smartphone de la marque pour accéder à ses e-mails du serveur BlackBerry, du faible nombre d'applications à disposition et de son prix élevé (499 dollars, soit autant que l'iPad). Les ventes se sont vite montrées en dessous des attentes : RIM en a écoulé 500.000 au premier trimestre de son exercice, 200.000 au deuxième et seulement 150.000 au troisième (à fin novembre), soit moins de 1 million livrés dans les circuits de distribution. Les analystes anticipaient il y a quelques mois entre 2 et 4 millions d'exemplaires sur l'année. Et Apple a vendu plus de 11 millions d'iPad au cours du seul dernier trimestre ! Pour la période cruciale du Black Friday (les soldes d'automne) aux États-Unis, RIM a décidé de casser les prix du PlayBook à 199 dollars, en ligne avec celui d'un nouvel entrant redoutable, le Kindle Fire d'Amazon, sorti mi-novembre. Dans son communiqué de vendredi, RIM fait d'ailleurs référence à de « récents changements dans la dynamique concurrentielle du marché des tablettes » et prévient qu'il va étendre sa « politique promotionnelle agressive » qui aurait entraîné « une forte hausse de la demande ». La firme canadienne a également inscrit une provision de 50 millions liée à la grande panne internationale de ses services BlackBerry en octobre. En perte de vitesse, RIM reste magré tout un groupe rentable et sa trésorerie dépasse 1,5 milliard de dollars.

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