MySkreen, toute la vidéo à la demande en un clic

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Un guichet unique pour voir toute l'offre disponible en vidéo à la demande sur Internet.

Peut-on regarder - légalement - "Un prophète", le film de Jacques Audiard, sur Internet ? Combien cela coûte-il? MySkreen se propose de répondre à la question. La start-up créée en 2008 se pose en guichet de la vidéo à la demande (VoD) sur Internet, à la façon des comparateurs de prix comme Kelkoo. Pour chaque film, MySkreen indique sur quelle plate-forme de vidéo à la demande il est disponible et combien coûte la location, voire l'achat.

Ainsi, l'internaute apprendra qu'il peut visionner "Antichrist", le dernier Lars Von Trier, sur Canal Play, Glowria ou SFR pour 4,99 euros, mais que 24/24 Vidéo fait une promotion à 1,99 euros. Après, il a deux possibilités : soit quitter le site pour la plate-forme en question, soit lancer le film directement dans MySkreen si ce dernier a conclu un accord avec le distributeur VoD . "Cela évite à l'internaute de s'identifier plusieurs fois, et de dépendre de différentes technologies", indique Frédéric Sitterlé, à la tête de MySkreen. Pour le moment, MySkreen intègre les vidéos de Vodeo, repris l'an dernier et qui perdait 1,6 million d'euros. "Nous y avons réinvesti 600.000 euros, et le site est à l'équilibre", explique Frédéric Sitterlé. Des accords ont été passés avec Iminéo, spécialisé dans le documentaire et qui dispose d'un catalogue de 10.000 titres, et eConcert.

Et bientôt la lecture

Si MySkreen assure être en négociation avec "un grand acteur du cinéma", les plate-formes de VoD hésitent à intégrer leurs vidéos dans MySkreen, qui prélève une commission de 30 % à 40 % sur les ventes. "L'avantage pour elles, c'est d'avoir un corner supplémentaire, comme aux Galeries Lafayette", indique Frédéric Sitterlé. MySkreen indexe également les contenus en streaming (visionnage en direct sans téléchargement), comme ceux de M6 Replay. "Aujourd'hui, nous avons 1 million de contenus, dont 40.000 en VoD et 15.000 vidéos intégrées", précise le PDG, qui compte dupliquer sa plate-forme aux livres, à la presse et à la musique. MySKreen a levé 2,9 millions d'euros. "Le Figaro " et Habert Dassault Finances détiennent chacun 20 % du capital.

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