La haute technologie s'épanouit au cœur de New York

Marie-Aude Panossian, à New York

New York City
Reuters

Marie-Aude Panossian, à New York

New York City
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Voilà une plate-forme unique en son genre, du moins aux États-Unis. Un site qui va renforcer encore, si besoin en était, la position de New York comme l'un des plus grands hubs technologiques au monde. C'est dans le quartier de Dumbo à Brooklyn [un acronyme qui signifie « Down Under The Manhattan Bridge Overpass »], l'un des poumons de l'industrie de la haute technologie, que le maire, Bill de Blasio, a officiellement lancé le 1er octobre dernier Digital.nyc.
Ce portail Internet, modèle de pragmatisme et de bon sens, est « un moyen révolutionnaire », affirme l'édile, pour « mettre en contact de manière cohérente » les acteurs de l'industrie technologique « avec des formations, des jobs et des sources de financement. Il va rendre notre économie digitale accessible à tous les New-Yorkais ».
Concrètement, Digital.nyc centralise d'abord toutes les informations dans le domaine, il les actualise en permanence, donne les dernières tendances, annonce les nouvelles créations, propose des cours et même une participation à un certain nombre d'événements. Grâce à une base de données qui ne cesse de s'enrichir, ce site livre également le profil de 6.000 start-up et investisseurs.
Et, surtout, il fournit des outils indispensables pour aider ceux qui ont une idée et veulent la transformer en business. Cela va par exemple de la proposition de locaux à la mise en relation avec des développeurs. Car, et c'est sans doute l'une des grandes forces de ce site, il permet aux sociétés, entrepreneurs et investisseurs de ce secteur de se retrouver en un lieu unique, de se parler. Et donc, parfois, de faire des affaires. Enfin, il vise également à attirer de nouveaux talents, grâce à une rubrique offres d'emploi. Qu'importe alors que le postulant n'ait jamais travaillé dans ce domaine puisqu'il s'agit au contraire de stimuler encore plus cette activité qui connaît la plus forte croissance économique de la ville. Et ce, en partie grâce à l'ancien premier magistrat de la ville, le « maire-entrepreneur » - comme il était surnommé -, Michael Bloomberg.
Conscient depuis la crise de 2008 de la fragilité de New York dont la solvabilité a longtemps reposé sur la banque et la finance, il s'est employé à permettre à une branche en plein boom, celle de la haute technologie, de se développer à NYC.
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Avec succès puisqu'en 2013 non seulement cette industrie s'est acquittée de 12,3 % de l'ensemble des impôts payés à la municipalité, mais en plus elle a su créer, entre 2003 et 2013, 45.000 emplois dans un secteur qui en compte à peu près 541.000 actuellement. Mieux, Silicon Alley - le pendant new-yorkais de la Silicon Valley - peut même se targuer d'être aujourd'hui le siège de start-up parmi les plus innovantes au niveau mondial, comme Tumblr, Etsy et le Gilt Groupe. Alors, à son tour, comme pour définitivement affirmer son attachement à ces entreprises prometteuses, Bill de Blasio a créé, en septembre dernier, un poste de responsable - le premier de la ville -, pour tout ce qui concerne la haute technologie.
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Si cette « chief technical officer » a supervisé la création de Digital.nyc, elle en a confié la réalisation a des sociétés qui ont pignon sur rue - IBM et Gust -, puisque ce site est le fruit d'un partenariat public-privé.
Un exemple à suivre ?
Marie-Aude Panossian, à New York
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