Le Piamot, ce clavier d’ordinateur qui écrit plus vite que son ombre
Nathalie Jourdan
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Une "piamiste" en action.
Piamot
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Une "piamiste" en action.
Piamot
De loin, il ressemble au pavé classique qui équipe tous nos ordinateurs. De près en revanche, le clavier, dont la startup Piamot vient de lancer la commercialisation, affiche sa différence. Il compte autant de touches que son aîné, mais elle sont disposées symétriquement en demi-cercle pour une meilleure ergonomie. D'un côté les consonnes, de l'autre les voyelles.
L'agencement des lettres diffère sensiblement de celui qui s'est imposée en France depuis l'avènement de la machine à écrire. « Dans notre cas, le placement est le fruit d'une approche qui tient compte des bigrammes (des couples de deux lettres ndlr) les plus utilisés », détaille Damien Le Lann, associé et co-fondateur de Piamot, basé à Louvigny près de Caen. Le P voisine ainsi avec R, le F avec le L et le G se rapproche du N.
Car sur ce « piano des mots » comme l'appelle ses concepteurs, oubliée la saisie lettre après lettre. L'utilisateur actionne plusieurs touches simultanément afin de former des syllabes. Ecrire le mot « bonjour » par exemple n'exige que deux frappes contre sept habituellement. En réalité, la technologie n'est pas nouvelle. Elle réinvente le vélotype, un clavier d'un abord très complexe mis au point dans les années 30 pour le sous-titrage.
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Consultant pour la société caennaise Système Risp, connue pour retranscrire en direct les allocutions du président de la République, Guy Hollier Larousse, président de Piamot, a passé vingt ans à perfectionner le système. « La velotypie, qui exige au moins deux ans de formation, reste une spécialité onéreuse et confidentielle. Guy a voulu la démocratiser en simplifiant son utilisation », decrypte Damien Le Lann.
Nathalie Jourdan
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