Les éditeurs de journaux en appellent à François Fillon sur Presstalis (ex-NMPP)
Isabelle Repiton
Isabelle Repiton
Vingt grandes signatures de la presse nationale, directeurs de rédaction ou de publication, ont écrit le 15 avril au Premier ministre François Fillon. Dans cette lettre, ils demandent au Premier ministre d'agir "sans délai" pour sortir "au plus tôt d'une impasse politiquement, économiquement et socialement extrêmement dangereuse, qui va condamner à mort les messageries Presstalis et tout notre réseau de distribution".
"La presse écrite est menacée dans son existence car elle risque de ne plus pouvoir être distribuée à ses lecteurs", ont-ils averti.
Concernant Presstalis, les signataires demandent que Lagardère (actionnaire à 49% de Presstalis) respecte ses engagements sur le financement du redressement des ex-NMPP.
125 millions d'euros nécessaires
Parmi les signataires, on trouve neuf directeurs de quotidien et onze hauts responsables de la presse hebdomadaire d'Informations générales, dont Erik Izraelewicz, le directeur des rédactions de La Tribune, à l'exception notable du Journal du Dimanche appartenant au groupe Lagardère.
Récemment, le rapport Mettling remis à François Fillon a évalué à 125 millions d'euros le plan de financement nécessaire dont 50 millions pour Lagardère, opérateur des messageries.
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Le blocage par Lagardère dénoncé
Le groupe Lagardère bloque depuis le début du mois l'éventuelle sortie de crise des messageries parisiennes en refusant de participer aux besoins de financement nécessaires. Une attitude dénoncée par les autres actionnaires de Presstalis (cinq coopératives de presse). Le ministre de la Communication Frédéric Mitterrand avait déclaré que Presstalis risque de se retrouver en cessation de paiement au mois de juin. Lagardère, opérateur historique des Messageries via Hachette, se défend aujourd'hui de ce rôle, en tentant d'affirmer ne plus être opérateur.
Isabelle Repiton
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