Un industriel à la tête de Presstalis en juin

Vincent Rey, ex-président du directoire de Giraud et directeur général adjoint de Presstalis depuis novembre, devrait être nommé fin juin numéro un du premier distributeur de la presse en France. Il remplacera Anne-Marie Couderc dont la mission s'achèvera.
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Copyright Reuters (Crédits : presstalis)

Dans quatre mois, Presstalis (l'ex NMPP, Nouvelles messageries de la presse française) aura un nouveau directeur général. La mission d'Anne-Marie Couderc, ex-directrice déléguée de Lagardère Active (pôle média de Lagardère), qui a remplacé l'été dernier au pied levé Rémy Pflimlin parti présider France Télévisions, prend en effet fin le 30 juin prochain.

"J'espère bien que Vincent Rey, que j'ai nommé en novembre directeur général adjoint, prendra la tête de Presstalis", a-t-elle déclaré jeudi lors d'un point presse.

L'ancien président du directoire de Giraud

Financier et industriel, Vincent Rey, 46 ans, a occupé des postes de direction chez Chargeurs Textiles, Valéo ou encore LVMH pour la marque Guerlain. Avant de rejoindre Presstalis, il travaillait pour le groupe de transports Giraud International où il fut notamment directeur financier puis président du directoire. Sa future nomination ne devrait pas manquer de relancer la rumeur selon laquelle à terme Presstalis serait racheté par un transporteur, Geodis qui vient de racheter Giraud pour ne pas le nommer... Dans un premier temps, il pourrait monter dans le capital de Presstalis.

61 millions d'euros d'économie en deux ans
Anne-Marie Couderc et Vincent Rey ont dressé un bilan, à mi-parcours, de l'importante réforme de Presstalis lancée cet été dans la lignée du rapport Mettling. Alors que ce rapport préconisait 55 millions d'euros sur 2 ans, "nous sommes aujourd'hui à 61 millions d'euros car la baisse de la diffusion des journaux est plus forte que prévue et que nous anticipons cette tendance ", a expliqué Anne-Marie Couderc. Ces économies ont été réalisées en très grande majorité grâce à la restructuration de SPPS, la filiale chargée de la distribution de la presse à Paris dont le déficit est passée en année de pleine de 25 millions à 8 millions d'euros, et à la réduction du personnel. Une centaine de personnes, contre 50 prévue initialement, a quitté le siège social du groupe qui avait par ailleurs quitté le 12ème arrondissement de Paris pour le 19ème.

Pas d'équilibre en 2011
" En 2011, on ne sera pas à l'équilibre mais notre situation s'est nettement améliorée avec des pertes divisées par plus de deux par rapport à 2009", a expliqué la numéro 1 de Presstalis. Mais surtout, s'est félicité Vincent Rey, Presstalis qui a frôlé le dépôt de bilan a aujourd'hui "une situation de trésorerie extrêmement saine et excédentaire et le groupe n'est pas endetté ". "Ce qui nous permet d'appréhender les mois et même les années qui viennent très très sereinement », a-t-il ajouté. Reste que Presstalis doit trouver de nouvelles sources de revenus, la baisse de la diffusion de la presse n'étant pas prête de s'arrêter. Or la distribution de titres contribue pour 90% de son chiffre d'affaires. Il s'est élevé à 550 millions d'euros en 2010, en baisse de 9% en raison notamment du départ de certains titres de Mondadori pour le concurrent de Presstalis, les MLP.

Presstalis veut distribuer autre chose que de la presse
Presstalis affiche de fortes ambitions pour son pôle diversification qui était quasi inexistant en 2008 et qui a réalisé 55 millions d'euros d'activité en 2009. La coopérative veut développer les partenariats à l'instar de celui signé avec Kiala, le leader de la livraison en point relais, et qui s'est avéré "très rentable". Presstalis confirme donc sa volonté de distribuer autre chose que de la presse. La messagerie  assure déjà ainsi la distribution des livres d'Editis (deuxième éditeur français) de vignettes pour enfants dont  (Hello Kitty, Garmiti et catch). Un accord avec les vignettes Panini vient d'être signé.

De nouveaux marchés
De nouveaux marchés sont également à conquérir quand on sait que les dizaines de milliers de camions qui rentrent chaque jour dans Paris sont à 30% vides, pointe Vincent Ray qui veut développer "une logistique urbaine de mutualisation durable" avec d'autres transporteurs.
Pour développer ces nouvelles activités et faire qu'un jour le chiffre d'affaires de la diversification puisse représenter 30% voir plus, Presstalis a fait appel au cabinet de conseil PWC qui doit lui remettre un rapport fin mai.
 

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Commentaire 1
à écrit le 24/04/2012 à 8:43
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un industriel ?? pour qoui y faire.. ? seul Mélanchon pourrait peut-être gouverner ce radeau !!! , mais insubmersible !!!

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