Vidéo à la demande : le marché progresse mais manque de films récents
Virginie de Kerautem
Virginie de Kerautem
Dans un observatoire publié ce vendredi, le Centre national cinématographique (CNC) dresse un état des lieux de l'offre et de la consommation de la vidéo à la demande (VoD, pour "video on demand") arrêté fin décembre dernier. L'offre s'étoffe. A la fin de l'année dernière, les huit plateformes analysées dans le cadre de l'observatoire proposent 4.857 films de cinéma, en hausse de 18,2% sur un an. cela représente 748 films supplémentaires par rapport à fin 2008.
Les catalogues font la part belle aux films français dont le nombre a augmenté de 23,7% contre 7,9% de progression pour les films américains. Mais ce sont ces derniers qui réalise les plus fortes ventes : 58,6% contre 30,9% pour les films français. Au total, ce marché pèse 82,4 millions d'euros (selon le baromètre NPA-GfK) enregistrant un bond de 57,7% sur un an. Une progression que les analystes de GfK qualifiait en février dernier de "relativement lente".
Pourtant en progression, le nombre de films récents reste très faible. En effet, à peine 4% des films proposés sur l'ensemble des plateformes prises en compte dans l'Observatoire sont sortis en salles depuis moins de 12 mois, soit 179 films contre 103 films fin 2008. Pourtant, tout comme les sorties de films en DVD, les films en VoD peuvent être proposés quatre mois après leurs sortie en salle.
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Face à une offre en progression, les internautes se laissent davantage tenter par la vidéo à la demande payante. Plus de 14 % des internautes disent l'utiliser contre moins de 10 % un an plus tôt. Cela représente à peine un internaute sur dix. La concurrence des plateformes gratuites et illégales reste encore bien forte.
Virginie de Kerautem
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