Alcatel dans le rouge au deuxième trimestre

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Le grand équipementier français de télécommunications affiche au deuxième trimestre un bénéfice d'exploitation de 28 millions d'euros mais une perte de 184 millions.

Alcatel-Lucent confirme ses objectifs annuels après un deuxième trimestre au cours duquel les difficultés liées à des pénuries de composants dans l'industrie n'ont pas été résolues. L'équipementier télécoms a publié un chiffre d'affaires trimestriel de 3,8 milliards d'euros, en progression séquentielle de 17,4%, tandis que le résultat d'exploitation ajusté s'est établi à 28 millions d'euros. Le consensus Reuters tablait sur un chiffre d'affaires de 3,6 milliards d'euros, sur la base de 11 estimations, et sur un résultat opérationnel ajusté de 28 millions, sur la base de 9 estimations.

Le groupe indique qu'"au deuxième trimestre, la perte nette publiée (part du Groupe) est de ? 184 millions d?euros, soit un résultat par action dilué de ? 0,08 euro incluant un impact négatif après impôt des écritures de suivi de l?allocation du prix d?acquisition de Lucent de ? 45 millions d?euros." En résultats ajustés qui excluent les principaux impacts, sans effet sur la trésorerie, des écritures de suivi de l'allocation du prix d'acquisition de Lucent, la perte trimestrielle est ramenée à 139 millions d?euros, soit un résultat par action dilué de ? 0,06 euro. Cette perte tient compte de charges de restructuration qui s'élèvent à 110 millions d'euros, d?une charge financière nette de 17 millions d'euros, d?une charge d'impôt sur les bénéfices ajustée de 32 millions d'euros.

"Nous restons concentrés sur l'exécution opérationnelle comme cela a été démontré par notre capacité à améliorer la disponibilité des composants et à maintenir un strict contrôle des coûts et des dépenses. Des bénéfices supplémentaires sont attendus dans les prochains trimestres", écrit encore le groupe dans son communiqué.

La société franco-américaine avait déjà fait état, au premier trimestre, d'un impact négatif de pénuries de composants sur ses ventes. Ses concurrents Ericsson et Nokia-Siemens Networks ont évoqué ces mêmes problèmes lors de la publication de leurs résultats la semaine dernière. Ces composants, utilisés dans de nombreuses industries, dont l'automobile ou l'électronique, subissent l'effet d'une reprise rapide de la demande.

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