Métropole de Lyon : une capacité d'autofinancement au plus haut depuis sa création
Françoise Sigot
Françoise Sigot
Alors que le sénat estimait dernièrement le modèle lyonnais de métropole trop singulier pour faire école, la gestion budgétaire est un point qui pourra peut-être inspirer d'autres collectivités. En effet, la capacité d'autofinancement de la métropole a atteint en 2018 un niveau record à 466,7 millions d'euros.
Dans le même temps, les dépenses de fonctionnement baissent de 24 millions d'euros à 2 271 millions et les recettes augmentent de 53 millions pour s'établir à 2,73 milliards d'euros.
Forte de ces « bons comptes », selon l'expression de Richard Brumm, vice-président de la Métropole chargé des finances, la collectivité a allégé sa dette qui passe de 2,18 milliards à fin 2017 à 1,96 milliard à fin 2018. Ce faisant la capacité de désendettement de la métropole de Lyon est désormais à peine supérieure à 3,5 ans alors qu'elle était de 5 ans en 2016.
Avec ces marges de manœuvre financières renforcées, l'exécutif de la métropole va mettre les bouchées doubles sur les investissements. Surtout sur ceux que le président qualifie de "micro investissements". Les principaux bénéficiaires devraient être les collèges et les maisons de la métropole qui vont bénéficier de travaux permettant entre autres d'améliorer les conditions de travail des agents et celles des personnes accueillies dans ces établissements.
Cette année, plus de 750 millions devraient aller au plan pluriannuel d'investissements qui petit à petit rattrape le retard pris en début de mandat.
L'autre point sur lequel la collectivité va faire porter ses efforts vise les rémunérations des agents.
Un nouveau régime indemnitaire corrigeant ces faiblesses va donc se mettre en place. Il intègre un dispositif d'intéressement collectif dont le montant pourra atteindre 300 euros par an pour chaque agent. Les régimes indemnitaires ont par ailleurs été revus pour aller vers plus d'équité à travers l'augmentation des rémunérations des agents en catégories B et C.
"C'est grâce à la situation saine des finances de la métropole que nous pouvons améliorer les régimes indemnitaires", souligne David Kimelfeld qui entend ainsi renforcer l'attractivité des emplois proposés au sein de la Métropole.
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Françoise Sigot
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