Covid-19 : "Les arnaques aux entreprises restent classiques même si elles prennent le nom de la crise"
Stéphanie Borg
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La Tribune : Depuis le début du confinement, la gendarmerie met en garde les entreprises et appelle à la vigilance. En quoi cette période de crise est propice à la (cyber)criminalité ?
Général Guimbert : La crise sanitaire est une aubaine pour les criminels, et notamment la cybercriminalité. En période de crise, les gens sont plus vulnérables. S'ils appliquent les gestes barrières en matières sanitaires, ils sont moins vigilants en matière informatique : le maintien de l'activité par le télétravail est une bonne solution, mais cela comporte certains risques.
Il faut éviter d'utiliser son ordinateur personnel, sécuriser sa connexion wifi à la maison, bien quitter son poste de travail, ne pas échanger de documents sur des réseaux mal sécurisés... il est bon de rappeler que les entreprises peuvent être des cibles potentielles et qu'elles doivent penser aux gestes simples à faire appliquer. Et puis il y a toutes les entreprises fermées, des dirigeants vulnérables qui peuvent se faire arnaquer.
Avez-vous d'ores et déjà enregistré une augmentation des plaintes ?
Pour le moment, nous n'avons pas encore de données consolidées. Ce qui est certains, c'est qu'il y a une augmentation des faits : des ventes illégales de médicaments, des arnaques totales de ventes de masques et de protections, de fausses boutiques en ligne, des appels aux dons détournés et toujours des escroqueries financières et des techniques « d'hameçonnage », via des mails, des SMS ou des appels téléphoniques destinés à obtenir des données personnelles, professionnelles ou bancaires. Tout ceci est gérée par notre équipe de cybergendarme, très active à Lyon. Cette cellule édite d'ailleurs tous les 15 jours un bulletin d'information qui récapitule les bons gestes. Nous les transmettons à tous les relais d'information auprès des dirigeants
Ce contexte inédit pousse-t-il à de nouvelles formes d'attaques ?
Les arnaques restent classiques même si elles prennent le nom de la crise. Elles tournent autour des produits, des masques, des gels ou des gants mais les menaces restent les mêmes.
Stéphanie Borg
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