Covid-19 : Comment le respirateur MakAir a fait naître une filière grenoblo-nantaise

Marie Lyan
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respirateur MakAir
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Leur objectif : monter, en moins d'un mois, un prototype de respirateur avec intubation, avec la création d'une nouvelle filière industrielle. Un pari déjà en passe d'être réussi puisque le respirateur MakAir devrait être testé dès la semaine prochaine sur des patients, à travers une nouvelle phrase d'essais cliniques coordonnés par le CHU de Nantes.
En parallèle, de premiers exemplaires devraient même commencer à être assemblés au sein de l'une des dix usines françaises du groupe Seb, qui assurera l'industrialisation de ce nouveau respirateur.
Ce projet open-source s'est monté sous l'égide de l'entrepreneur Quentin Adam et du professeur Pierre-Antoine Gouraud, avec l'idée de constituer, au sein du bassin nantais, une alliance (Makers for Life) regroupant plus d'une centaine de personnes (startups, individus, grands groupes, universités et hôpitaux, etc). Avec, parmi les points de contacts isérois, l'entrepreneur Erik Huneker, Ceo de la medtech Diabeloop.
Une idée qui coïncidait, en région Auvergne Rhône-Alpes, avec le manque de près de 150 respirateurs pour faire face aux besoins anticipés dans les hôpitaux lyonnais. Le CEA a ainsi proposé aux makers nantais de s'installer à Grenoble pour poursuivre les développements du prototype au sein de sa plateforme d'open innovation Y.Spot, tout juste inaugurée en début d'année.
Marie Lyan
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