Matière, cette ETI du Cantal qui s'apprête à fournir des ponts à l’Ukraine
Emilie Valès
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DR Matière
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Alors que la guerre continue de faire rage en Ukraine, le pays tente déjà de remettre sur pied ses infrastructures. Une entreprise cantalienne participe à cet effort de reconstruction. La société Matière installée à Arpajon-sur-Cère près d'Aurillac et spécialiste des ouvrages d'art. Cette ETI, entreprise de taille intermédiaire, familiale est en passe de livrer 30 à 35 ponts modulaires (pré-fabriqués en atelier et livrés en kit) dans le pays. Des ponts métalliques qui devraient remplacer une partie de ceux détruits par les bombardements russes. Les discussions sont en cours de finalisation avec le gouvernement ukrainien. Le financement doit encore être bouclé.
Les négociations se poursuivent. L'Ukraine, qui a des besoins gigantesques de reconstruction, doit faire des arbitrages et choisir ses priorités. Selon un dernier décompte, plus de 400 ponts auraient été détruits dans le pays depuis le début du conflit. Pour répondre à l'urgence et rétablir la circulation sur certains axes routiers stratégiques, Matière a cependant déjà fourni à l'Ukraine quatre ponts modulaires d'une portée d'une quarantaine de mètres, aujourd'hui en service.
Des ouvrages partis en kit par containers début septembre du port de Marseille dans le cadre de l'opération « Un bateau pour l'Ukraine », montée par le gouvernement français. L'Etat en a financé trois, chaque pont coûtant entre 600 et 700 000 euros. L'entreprise Matière a donné gracieusement le quatrième.
Emilie Valès
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