Brice Hortefeux, "vice-roi" d'Auvergne
Mathieu Périsse/We Report
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On attendait le "porte-flingue", tant de fois décrit dans les médias. Un politique froid comme ses yeux bleus. C'est finalement un homme affable, pince-sans-rire, qui nous accueille ce samedi matin dans sa permanence parlementaire de Clermont- Ferrand. La poigne de fer d'un habitué du pouvoir, enrobée dans le velours du notable de province.
Même ses adversaires l'admettent, « Brice Hortefeux est plus agréable que ce qu'on dit habituellement ». Venant d'Alain Bussière, ancien vice-président (PS) de la région Auvergne et opposant de longue date, c'est presque un compliment. « Il est courtois, il a le sens de l'humour et, avec lui, on peut se parler cash, abonde Jean-François Debat, leader de l'opposition socialiste régionale. Mais je comprends que certains collègues le craignent davantage, car il peut s'avérer très caustique, voire cassant ».
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À 59 ans, Brice Hortefeux reçoit dans un bureau aux airs de musée de la « Sarkozie ». Les portraits de « son » président de la République s'affichent un peu partout. Dans un coin, les affiches de « la France forte », slogan de la campagne de 2012, commencent à jaunir. Jusqu'au tableau de Charles de Gaulle accroché derrière son fauteuil. « Piqué à Nicolas », sourit-il. Sur les étagères, des bibelots rappellent aussi les fonctions qu'il a autrefois occupées. Une Marianne dorée, reçue lorsqu'il était ministre délégué aux collectivités, une statuette de lion, offerte par Abdoulaye Wade, l'ancien président du Sénégal. La sonnerie de son portable l'interrompt. À l'autre bout du fil, un élu Les Républicains qui lui demande de rassembler les troupes, explique-t-il. « Ils m'appellent tous pour me demander des conseils. » En plein entre-deux-tours de la présidentielle, quelques jours après la défaite de François Fillon, Brice Hortefeux tient à montrer qu'il joue toujours un rôle politique de premier plan sur la scène nationale. Lui dont la carrière se poursuit aujourd'hui loin de Paris.
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