PEA : le placement aux atouts méconnus

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Né en 1992, le bon vieux plan d'épargne en actions n'a cessé de s'ouvrir à tous types d'investissements. Il est ainsi devenu, au fil des ans, un placement à (presque) tout faire de premier choix, recelant des avantages souvent ignorés.

Vous voulez valoriser votre épargne sur quelques années pour financer l'achat de votre maison, aider vos enfants à se lancer dans la vie ou préparer votre retraite ? Le PEA est une réponse disponible dans toutes les banques, y compris sur Internet. Une restriction : il faut attendre cinq ans au moins pour en bénéficier à plein.

« Le PEA était une enveloppe peu satisfaisante jusqu'à ce que les techniques de gestion permettent d'y loger toutes sortes d'investissements, élargissant le choix des investisseurs », note Philippe Maupas associé chez Quantalys. À l'origine cantonné aux entreprises françaises, il s'est élargi à l'Union européenne. Dès lors que le siège est en Europe, les actions des sociétés cotées ou non cotées, les bons de souscriptions, les parts de SARL, les titres de coopératives et depuis cette année ceux de foncières cotées - y compris dans un fonds s'il détient au moins 75% de titres européens - sont éligibles. À noter : vous ne pouvez ouvrir qu'un seul PEA et vos versements doivent être effectués en cash, le plafond étant fixé à 132.000 euros.

Les dividendes iront sur le PEA

Le PEA bénéficie d'une fiscalité très douce. Vous réalisez toutes les opérations d'achat et de vente que vous souhaitez à l'intérieur de ce plan, sans vous soucier du seuil de cession qui déclenche normalement l'imposition comme ce serait le cas sur un compte ordinaire. « Contrairement à un compte titres, le seuil de cession de 25.830 euros par an ne tourne pas sur un PEA. Et s'il n'y a pas de rachat, il n'y a pas de prélèvements sociaux de 12,10 % non plus », souligne Cédric Kasztelan, ingénieur patrimonial chez Quilvest Banque Privée. De plus, les dividendes arriveront directement sur votre PEA venant ainsi grossir votre capital. Tous les produits (dividendes et plus-values) sont exonérés d'impôt sur le revenu sous réserve que votre plan ait au moins cinq ans. Mais il faut attendre huit ans pour que des retraits soient possibles sans déclencher la clôture du plan.

Vous allez loger dans votre PEA des actions et des Sicav. Si vous voulez limiter les risques, sélectionnez des fonds équilibrés dont la performance n'est qu'en partie liée aux actions. Mais si vous avez accès à des fonds diversifiés sur les actions internationales ou une région spécifique comme les États-Unis ou le Japon, profitez-en (lire l'interview). Ne négligez pas les fonds flexibles, adaptés dans ces périodes de turbulences. Enfin et surtout, les fonds indiciels cotés, également appelés ETF (exchange traded funds) ou trackers, sont une autre source de diversification vous permettant d'investir sur des marchés hors d'Europe, mais aussi de vous couvrir face à une baisse.

À ne pas négliger, « les parts de votre société, et de SCPI, pouvant être mises dans un PEA, rappelle Cédric Kasztelan. À la création, cela ne vous coûte rien et vous avez tout intérêt à le faire car cela vous permet de les exonérer de plus-values à la sortie quelques années plus tard. » Deux restrictions: il ne faut pas détenir plus de 25 % des parts au sein de la famille; l'exonération des dividendes est plafonnée à 10% de l'investissement.

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Commentaires
a écrit le 16/05/2010 à 11:09 :
le PEA supporte les prélèvements sociaux actuels de 12,10 % ! l'état ne fait pas de cado à ceux qui ont accepté de prendre des risques dans des titres français
perso pour un petit porteur un compte titre normal peut maintenant être tout aussi bien - à condition d'être patient ou malin ...
a écrit le 15/05/2010 à 18:31 :
Doit on considérer le transfert d'un P.E.A du conjoint décédé sur un compte
titres commun,comme étant un rachat et de plus,modifier les prix de revient,
par les cours de bourse au jour du transfert . Je signale,que nôtre régime
matrimonial,etait "la communauté universelle " . Merci
a écrit le 15/05/2010 à 10:34 :
ET QUE DIRE DES PRELEVEMENTS SOCIAUX : CE M. MAUPAS AURAIT-IL UN DEFAUT DE MEMOIRE OU D'INFORMATIONS ?

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