La crise exporte le "home staging" dans l'Hexagone

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Cette tendance née dans les pays anglo-saxons permet d'accélérer la revente d'un bien une fois rafraîchi.

Tous les vendeurs de voiture d'occasion y ont recours. Avant de revenir sur le marché, une auto entre en "grand carénage" : la carrosserie retrouve son éclat à grands coups de polish, l'habitacle est nettoyé de fond en comble... Son état pimpant la rendra plus neuve. La recette séduit aussi l'immobilier, après avoir fait ses preuves dans les pays scandinaves et anglo-saxons.

"Le "home staging" rend plus objectif le choix de l'appartement en le remettant au propre, en revoyant l'agencement, en augmentant la luminosité. On va rendre neutre un logement dans lequel on a vécu longtemps", explique Jean-Louis Roy, président du réseau d'agences immobilières Elyse Avenue, qui a décidé d'y former ses vendeurs. D'autres agents immobiliers commencent à passer des accords ponctuels avec des "home stagers". Et ce, afin "de décrocher l'exclusivité de la vente du bien", suggère Sylvie Mahenc, de Home Style.

Mais le "home staging" n'a rien à voir avec le maquillage d'un bien ou d'autres procédés cache-misère. Et ne dispense pas le propriétaire d'établir les diagnostics obligatoires pour le plomb, l'amiante et les termites. Sa réussite repose sur une progression par étapes. Il faut d'abord ôter les cartons et bibelots du vendeur. "Un appartement équipé de penderies, surchargés d'objets divers, où traînent des chaussures apparaîtra petit et peu fonctionnel", prévient un spécialiste. Ensuite, il faut revoir la disposition des meubles, toujours de façon à "agrandir" la surface. Avant, le cas échéant, repeindre les murs, décrocher les rideaux et voilages. Le tout, pour un budget de 200 à 6.000 euros, selon la surface du bien. "Mais jamais au-delà de 2,5% de son prix ", insiste Jean-Louis Roy.

Pas question de facturer ce service à l'acheteur. "Ceux qui espèrent un prix au-dessus de celui du marché en seront pour leurs frais. Cette recette peut permettre de revendre le bien plus vite", insiste Jean-Louis Roy. Un avantage qui pourrait bien apparaître déterminant si le marasme de l'immobilier se prolonge.

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