Comment réduire ses impôts en faisant des dons ?

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(Crédits : DR)
Anne-Gaëlle Delafontaine, responsable gestion de patrimoine chez BforBank, rappelle les différentes lois incitant à la générosité.

Près d'un Français sur deux effectue un don chaque année. Notre fiscalité reconnaît et encourage cette générosité, en permettant aux donateurs de défiscaliser en partie ce don. Il n'est d'ailleurs pas sujet au plafonnement global des niches fiscales. Quelques conditions sont néanmoins exigées afin de profiter de cet avantage fiscal. Le don doit être effectué sans contrepartie, au profit d'un organisme reconnu d'utilité publique ou d'intérêt général avant le 31 décembre et avec présentation d'un justificatif.

Associations et fondations

Un large panel d'associations, de fondations, agissant dans des périmètres variés, répond à ces critères. Il peut aussi bien porter sur une somme d'argent qu'être effectué par abandon de biens ou de revenus (un loyer par exemple). La réduction d'impôt, applicable de façon commune à tous les dons éligibles, est égale à 66 % du versement, dans la limite de 20 % du revenu imposable.

Par exemple, un foyer au revenu imposable de 80.000 euros peut défiscaliser jusqu'à 16.000 euros de dons. Et la réduction d'impôt maximale atteindra 10.560 euros. Depuis l'amendement « Coluche », les dons effectués au profit d'organismes venant en aide aux personnes en difficulté offrent une réduction d'impôt légèrement supérieure aux autres. Elle se décompose en deux temps : jusqu'à 513 euros, le don bénéficie de 75 % de réduction d'impôts, soit un gain fiscal de 385 euros. Le surplus bénéficie de la réduction habituelle (66 % du versement, dans la limite de 20 % du revenu imposable).

Bon à savoir : si la réduction dépasse le montant de l'impôt dû, le reliquat est reportable durant cinq ans. Ceux qui bénéficient du bouclier fiscal, en revanche, perdent l'intérêt fiscal des dons.

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