Le Portugal se mobilise contre le plan d'austérité du gouvernement

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Plusieurs dizaines de milliers de Portugais ont défilé samedi dans le centre de Lisbonne pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement.  Il s'agissait du premier signe de mécontentement depuis la présentation, le 13 mai, de ces mesures qui prévoient des hausses d'impôts et des coupes budgétaires, en plus du gel des salaires dans la fonction publique, annoncé un peu plus tôt.

La Confédération des travailleurs portugais (CGTP), qui attendait 200.000 personnes, fait état sans plus de détail de plusieurs dizaines de milliers de manifestants. La police n'a fourni aucune estimation.
Le défilé n'a pas semblé à la hauteur de précédentes mobilisations, dont la plus importante a réuni 140.000 enseignants en 2008.

La CGTP, qui revendique 750.000 adhérents, n'a toutefois pas l'intention d'en rester là et menace de lancer un appel à la grève dans les semaines qui viennent. "Nous allons intensifier et diversifier le combat social et pour l'emploi", a lancé Manuel Carvalho da Silva, chef de file de la confédération, s'adressant à la foule. "Nous sommes prêts à toutes les formes de résistance autorisées par la Constitution et allons décider du moment et de la forme suivant l'action du gouvernement", a-t-il poursuivi. Le plan d'austérité vise à ramener le déficit budgétaire de 9,4% du PIB en 2009 à 7,3% dès cette année et 2,8% d'ici 2013.

"Ces mesures supplémentaires me déçoivent beaucoup parce qu'elles affectent les droits économiques de ceux qui ont déjà bien peu", a déploré un enseignant de Sintra interrogé dans le cortège. "Les portugais sont des gens paisibles, mais il y a des limites et nous y sommes. Les gens ont du mal à payer leurs loyers, à survivre", a renchéri Antonio Mendes, membre de l'administration de Vendas Novas. Les détracteurs du plan d'austérité portugais, qui a été approuvé par l'opposition, se sont jusqu'ici montrés discrets, comparés à leurs homologues grecs, notamment. "Suivons l'exemple de la Grèce: grève générale!", pouvaient-on lire sur une banderole, samedi. "Le plan d'austérité pue!", clamait une autre.

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Commentaires
a écrit le 30/05/2010 à 14:42 :
Voilà ce qui advient pour les cigales du Sud (France comprise). Les fourmis du Nord (Suède par ex.) ont anticipé les problèmes.

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