L'accident nucléaire japonais grippe les projets communs de Siemens et de Rosatom
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Le groupe allemand Siemens, qui est en train de finaliser son désengagement de la filiale de réacteurs d'Areva, pourrait renoncer à former une nouvelle alliance avec le russe Rosatom en raison des retombées négatives de la catastrophe de Fukushima.
"Nous envisageons toutes les options", a déclaré un haut responsable du groupe à l'hebdomadaire économique allemand WirtschaftsWoche, qui a révélé l'information dans son édition de samedi.
Siemens et Rosatom avait officialisé en mars 2009 leur volonté de créer une coentreprise, peu après que le groupe allemand eut annoncé sa rupture avec le groupe dirigé par Anne Lauvergeon.
Depuis le sujet avait peu avancé, Siemens expliquant notamment la lenteur des discussions par le désaccord l'opposant à Areva sur la valeur de sa participation de 34% dans Areva NP. Il y a deux semaines, un expert indépendant a fixé ce montant à 1,62 milliard d'euros.
Si l'option d'une coentreprise était abandonnée, Siemens pourrait toujours collaborer avec Rosatom en devenant un "fournisseur privilégié" pour certaines technologies dans les 33 réacteurs en construction d'ici 2020 par le spécialiste russe, voire pour les 16 autres prévus d'ici 2030 en Inde, souligne l'hebdomadaire.
Côté russe, interrogé par WirtschaftsWoche, on se montrait confiant. "Nous partons toujours du principe que Siemens appliquera la lettre d'intention dans son intégralité", cite l'hebdomadaire.
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