Le futur RER de la métropole de Tours est sur de bons rails
Guillaume Fischer
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Tramway ville de Tours
Reuters
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Tramway ville de Tours
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Le feu vert donné le 27 juin par le ministère des Transports au dossier de candidature de Tours pour postuler au statut de Service Express Régional Métropolitain (SERM) - dans un premier temps baptisé RER urbain - constitue une première victoire pour la ville. De bords politiques pourtant opposés, le président de la métropole, Frédéric Augis (LR), et Emmanuel Denis (EELV), le maire de la ville, également vice-président aux transports de la métropole, font cause commune sur la question centrale de la décongestion nécessaire de l'agglomération tourangelle. Environ 90% des déplacements s'y effectuent en voitures particulières, premières contributrices à l'émission de gaz à effet de serre au sein des transports (31%). Pour y remédier, le SERM sous-tend au contraire la mise en place d'une offre de mobilité multimodale alternative avec un Pass unique, entre le tramway, le bus, le vélo, voire le co-voiturage.
Outre la qualité du projet préparatoire, la capacité des deux élus tourangeaux à s'accorder sur une future gouvernance pérenne a permis au dossier de Tours de franchir avec succès la première étape de la labellisation. Elle donnera ainsi lieu au déclenchement d'une subvention étatique de plusieurs millions d'euros afin de cofinancer, dès la rentrée de septembre, une étude d'ingénierie complète, intégrant les ambitions, la faisabilité et le financement. « Le statut de SERM sera lui éventuellement alloué par arrêté ministériel à Tours au second semestre 2025, précise Soazic Le Guen, directrice du Syndicat des mobilités de Touraine. L'ensemble des équipes est mobilisé pour l'obtenir ».
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Adopté par le Parlement en décembre 2023, le Service Express Régional Métropolitain prévoit de fait la prise en charge par l'Etat d'une partie très significative des investissements totaux. Cette répartition, annoncée à hauteur de 30% lors du lancement, devra toutefois être confirmée à l'automne dans un contexte politiquement incertain.
Guillaume Fischer
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