Télévision : quel avenir pour C8 et TPMP après la gifle de l’Arcom ?
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Cyril Hanouna, l'animateur star de « Touche pas à mon poste ».
Reuters
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Cyril Hanouna, l'animateur star de « Touche pas à mon poste ».
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« Quel mépris pour le public ! » Ce mercredi, Gérald-Brice Viret, le directeur général de Canal+ France, s'est dit « sous le choc » sur X (ex-Twitter), après la décision de l'Arcom de priver C8 de sa fréquence TNT. Désormais, le petit monde de l'audiovisuel français s'interroge : comment va réagir Canal+, la maison-mère de C8, contrôlée via Vivendi par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré ? Quel avenir pour la chaîne, et notamment son émission phare « Touche pas à mon poste », de Cyril Hanouna ? Interrogé par La Tribune, Canal+ se refuse pour le moment à tout commentaire.
Quoi qu'il en soit, C8 ne va pas disparaître tout de suite de la TNT. Son actuelle autorisation de diffusion s'achève au 28 février 2025. D'ici là, Canal+ a toujours la possibilité de saisir le Conseil d'Etat pour contester la décision de l'Arcom. S'il ne le fait pas, ou n'obtient pas gain de cause vis-à-vis du gendarme de l'audiovisuel, il aura deux possibilités. La première sera d'éteindre la chaîne. La seconde consistera à poursuivre sa diffusion sur d'autres réseaux, par exemple via les bouquets de chaînes des opérateurs télécoms sur leurs box Internet, ou sur un canal 100% numérique comme Youtube. Mais dans ces cas de figure, la part d'audience de C8, aujourd'hui de 3,1%, « serait mécaniquement réduite alors que la TNT représente environ un cinquième de l'audience TV », souligne Jérôme Bodin, analyste chez Oddo BHF, dans une note ce mercredi. Ce qui aura un impact important sur ses recettes publicitaires, et donc ses revenus.
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Malgré son impact social, une fermeture complète de C8 « ne serait pas une mauvaise nouvelle d'un point de vue financier », affirme Jérôme Bodin. L'analyste rappelle que la chaîne est déficitaire, et évalue sa perte opérationnelle « autour de 20 millions d'euros » en 2023. « C'est donc une source de perte qui devrait disparaître », insiste-t-il. Enseignant-chercheur à l'Inseec Business School, Julien Pillot partage cet avis. « Il n'est pas exclu de penser que cette décision de l'Arcom pourrait, en fait, rendre service à Vincent Bolloré, en lui donnant le bon prétexte pour liquider C8, un centre de coûts, et rapatrier son actif 'bankable', à savoir TPMP, sur une chaîne profitable », explique-t-il.
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