Les pays qui font face à un afflux de migrants réclament plus de solidarité européenne
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"L'UE doit soutenir les pays membres sous pression aujourd'hui". Cette déclaration du ministre chypriote de l'Intérieur, Neoklis Sylikiotis, résume bien l'état d'esprit de la plupart des autres Etats membres de l'Union Européenne et riverains de la Mediterranée venus à Nicosie pour faire le point sur l'afflux de migrants venus des pays du Sud depuis que le printemps arabe a débuté.
"L'UE est confrontée à une série de défis et doit y faire face collectivement" a expliqué Neoklis Sylikiotis, en exposant les propositions que les participants veulent voir les ministres de l'Intérieur de l'UE adopter lors de leur réunion prévue le 12 mai. Un point de vue partagé par la Grèce, l'Italie, Malte et l'Espagne.
Alfredo Mantovano, sous-secrétaire d'Etat au ministère italien de l'Intérieur, a par exemple affirmé lors de cette réunion que 30.000 émigrants étaient arrivés en Italie en provenance de Tunisie au cours des trois derniers mois. De son côté, le ministre maltais de la Justice et de l'Intérieur Carmelo Bonnici, a insisté sur le fait que l'afflux de migrants n'est pas seulement un problème national mais un problème européen, "qui nécessite une solution européenne."
La France, qui a fermé sa frontière aux immigrants tunisiens venant d'Italie, était représentée lors de cette réunion par son ambassadeur à Nicosie, présent comme observateur.
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