Jacques Attali pense que l'Europe peut encore être sauvée

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Dans son dernier livre, "Demain qui gouvernera le monde" (Fayard), Jacques Attali, président de PlaNet Finance, appelle d'urgence à un gouvernement mondial pour éviter le repli sur soi généralisé. Selon lui, l'Europe, qui n'a pas de dette, en tant qu'entité fédérale, peut encore être sauvée.

La Tribune: Pourquoi un livre sur la gouvernance mondiale, alors que tout laisse entendre que au contraire, le monde traverse une période de repli sur soi et d'autonomisation des Etats ?

Jacques Attali : Crise après crise, tout le monde convient que la solution passe par une nouvelle gouvernance mondiale. La crise des subprime est d'abord locale puis devient planétaire ; s'il y avait eu une réglementation empêchant la transmission via les bilans bancaires d'actifs pourris, la titrisation de certains crédits, des normes mondiales pour les fonds propres des banques…, la contagion n'aurait pas connu une telle ampleur. De même pour Fukushima : si l'agence internationale de l'énergie atomique avait eu un vrai pouvoir de contrôle et de sanctions et notamment celui d'imposer des normes de sécurité pour interdire l'exploitation de centrales nucléaires dans les zones sismiques, on aurait pas eu cette catastrophe. Si on avait une vraie stratégie mondiale sur les épidémies, on ne vivrait pas avec la crainte de la grippe H1N1. On voit monter de nombreuses crises pour lesquelles les réponses ne peuvent être que mondiales : le climat, la spéculation sur les matières premières agricoles... En même temps, vous avez raison, on observe une tentation du repli sur soi partout. Dans 18 pays d'Europe, on trouve des partis ultra-nationalistes qui revendiquent d'être des partis de gouvernement, qui font des scores énormes aux élections récentes, comme en Hongrie ou en Finlande. Si la France arrête un train de tunisiens à Vintimille à la frontière italienne, cela tient à la pression du Front national et de la Ligue du Nord. Aux Etats-Unis, le mouvement des Tea Party bouleverse la donne politique. Et il y a une évidente poussée du protectionnisme dans les pays du sud. C'est un mouvement de fond.

Ce qui me frappe, c'est l'extraordinaire parallélisme avec ce qu'il se passait vers 1910. Il y avait, comme maintenant, énormément de progrès techniques, comme maintenant une euphorie optimiste autour de la mondialisation, comme maintenant aussi le sentiment que les économies sont trop imbriquées pour se faire la guerre… Mais comme maintenant, il y avait du terrorisme, à l'époque on appelait ça du nihilisme, une grande crise financière, celle 1907, avec les lois Méline… Et quatre ans plus tard, le monde est entré en guerre. En 1910, personne ne connaît Lénine, Staline, Mussolini et Hitler ; et pourtant, dix ou vingt ans plus tard, ils sont au pouvoir. Alors ce n'est pas parce qu'aujourd'hui, on n'a pas de visibilité claire sur l'existence de leaders charismatiques fascisants que cela n'arrivera pas. Il y a au contraire d'énormes tensions dans nos sociétés. Si, en conséquence, on ne dit pas que la gouvernance mondiale est la solution, on court à la catastrophe.

Mais tout laisse entendre que c'est le contraire qui se passe…

Dans mon livre, je montre qu'il y a une lente construction du monde vers son unité, que cette marche est irrépressible, mais qu'il y a des éclipses. On est entré dans une éclipse, comme celle qui commence en 1914 et se termine en 1945, voire, pour les européens de l'Est, en 1989 avec la chute du mur de Berlin. Le paradoxe, c'est que tout le monde reconnaît la nécessité de règles de droit mondial, mais que personne ne veut mettre en place les conditions pour les faire respecter. Toutes les conditions d'une régression sont là : le protectionnisme qui apparaît partout, le fait que les Etats-Unis et l'Europe n'appliquent absolument pas les mêmes règles en matière bancaire. Le chacun pour soi généralisé est en train de se mettre en place. Si les banques sont nationalisées, les Etats vont leur demander de soutenir l'économie nationale.

En même temps, il y a le G20 et on parle de plus en plus de « la communauté internationale » : c'est elle qui a agit en Afghanistan, en Libye, en Côte d'Ivoire. Il y a en fait deux niveaux de communauté internationale en train de se constituer : la communauté des démocraties et la communauté mondiale. La communauté des démocraties regroupe les pays qui se battent ensemble pour les droits de l'homme. Elle a au moins trois institutions en commun : l'OCDE sur le plan économique ; l'OSCE pour la politique et l'OTAN pour le militaire. L'OTAN qui aurait dû disparaître avec l'URSS mais qui demeure, même dominé par les Etats-Unis et dont le vrai nom devrait être « police des démocraties ». Je plaide sinon pour leur fusion, au moins pour leur cohérence. A peu de chose près, ce sont les mêmes membres. A côté, au niveau mondial, on trouve trois institutions qui si elles fusionnaient donneraient un début de gouvernance mondiale sérieuse : le comité monétaire du FMI, en fait un G24, le conseil de sécurité de l'ONU et le G20. Il suffirait de les fusionner. C'était quand même surréaliste d'avoir fin avril à Washington dans une pièce une réunion du comité monétaire et dans l'autre celle du G20. C'étaient les mêmes. Cela se passe ainsi parce que les américains n'aiment pas les institutions mais préfèrent les machins informels où ils ont plus de pouvoir. C'est vrai que le comité monétaire étant présidé par l'Egypte, les occidentaux sont méfiants. Mais si on fusionne les trois, on a bien un début de gouvernance mondiale, clair et efficace. On dira : c'est une bureaucratie de plus… Tout le monde veut une règle de droit mondiale, mais personne ne veut l'instrument ! C'est pourquoi j'ai ouvert ce matin un site (www.etats-généraux-du-monde.org), dans lequel j'ouvre le débat, pour que les gens puissent commencer à s'exprimer. Les peuples réclament la parole.

Les grands pays non démocratiques peuvent-ils fonctionner dans ce début de gouvernance mondiale ?

Si j'étais chinois, je verrai la discussion sur la gouvernance mondiale comme une ruse des Occidentaux pour maintenir leur pouvoir. La réunion de Sanya a montré que les BRICS veulent faire entendre leur voix. Mais les Chinois ont besoin aussi des Etats-Unis, et je ne crois pas qu'ils veuillent le pouvoir mondial, ils ont trop de problèmes chez eux. Il faudra à terme une monnaie mondiale. On en est à l'échelle du monde là ou on en était en Europe lors du deuxième choc pétrolier en 1979 : il n'y a pas de marché commun possible sans monnaie unique.

Il faut progressivement parvenir à une harmonisation des normes. Peu de gens ont noté le lien entre convertibilité et démocratie : une monnaie convertible, ça veut dire que l'argent peut sortir. La convertibilité du yuan viendra au rythme ou viendra la démocratie. Sans convertibilité, les Chinois sont obligés d'acheter des dollars. La pression est là… Et tant qu'il n'y a pas de démocratie, les Chinois sont obligés de soutenir les Etats-Unis… Tant qu'il n'y a pas de démocratie, il y a un peg avec le dollar, et s'il y a un peg, la Chine financera le déficit américain de façon illimitée.

Finalement, vous êtes optimiste ?

Oui, ce qui est frappant, c'est que tout le monde savait ce qu'il fallait faire en 1910, en 1929, et on ne l'a pas fait… Il fallait faire la SDN avant la guerre de 14. En septembre 1929, la déclaration Streseman et Briand propose un marché commun, à un mois du grand krach. Le problème, c'est que la croissance actuelle est fondée sur du sable, celui de la dette … Deux tsunamis contradictoires, la dette et le progrès technique, sont en marche l'un face à l'autre. Je n'exclus pas que celui du progrès technique soit plus fort que l'autre mais ce n'est pas sûr. Si les Etats-Unis étaient un pays de l'Union Européenne, son rating serait inférieur à celui de l'Espagne et de l'Italie.

L'inflation peut-elle apporter une solution ?

L'inflation, a déjà commencé, n'en déplaise aux banquiers centraux. Certes, ce n'est pas encore une inflation monétaire, mais liée au prix des matières premières. Ce qui est grave, dans le monde actuel, c'est que les prix des produits pour les riches baissent tandis que ceux des produits pour les pauvres augmentent. Cela coûte plus cher d'être pauvre que d'être riche. Ecrans plats, mobiles intelligents baissent alors qu'augmente le coût des dépenses contraintes : transport, logement, nourriture. Et en même temps, la concentration des richesses augmente. Donc les riches ont de plus en plus de moyens pour acheter des produits dont le prix baisse, alors que c'est le contraire pour les pauvres. Tout cela ne durera pas. La seule question, c'est : l'inévitable explosion conduira t-elle à intégrer, à réguler, ou bien au protectionnisme, qui conduira à la catastrophe ? C'est étroitement lié à la flambée des prix du blé qui crée des conditions de révoltes et d'émeutes comparables à celle de la France de 1788. Ma prévision, c'est que le danger de repli national est grand. Et si repli il y a, il se traduira en particulier par la fin de l'euro, en Europe.

Pourquoi serait-on plus sage cette fois ci que les fois précédentes ?

On apprend par l'expérience. C'est pour cela que j'ai écrit ce livre : il y a eu des échecs, c'est plus urgent et nécessaire que jamais. Sur le site www.etatsgeneraux.org, nous allons voir s'écrire des cahiers de doléances planétaires. L'Europe tout de même apporte l'espoir : elle préfigure la gouvernance mondiale. Mais en même temps, tout discours supranational stimule les passions nationalistes. L'Europe s'est construite sur quatre peurs : celle du retour du monstre allemand, de la lâcheté française, du retrait des Américains, et de l'union soviétique. Il n'y a plus de moteur, il faut passer de la peur à la raison. La seule peur qui pourrait nous aider à nous rassembler, c'est une peur malsaine, la peur de l'immigration. Mais on n'a même pas de politique commune en la matière… On en est à bloquer des trains entre la France et l'Italie, l'un des actes les plus ridicules de l'histoire. Il faut donc passer de la peur à la raison. L'Europe est une immense puissance, la première puissance économique, démographique du monde… Personne ne sait que l'Europe produit plus de docteurs que les Etats-Unis. Je suis très frappé de ce que les Etats-Unis se sont véritablement constitués en un jour en Juillet 1790, lorsqu'au cours d'un dîner de crise, les Pères fondateurs ont décidé d'avoir un gouvernement fédéral, une capitale fédérale… et des bons du Trésor : les états confédérés étaient en ruine, chacun voulait partir, exactement ce qui se passe en Europe. Trois hommes se sont mis d'accord ! L'Europe a zéro dette, en tant qu'entité fédérale, si vous comparez aux Etats-Unis. Elle peut donc encore être sauvée.

Qu'est-ce qui peut faire le déclic ?

D'abord je ne crois pas du tout au déclin des Etats-Unis. Les Américains sont devenus les mercenaires du monde. Aussi longtemps qu'ils accepteront de mourir pour le reste du monde, nous paierons pour maintenir le système. Ils ont la première armée du monde et on a besoin d'eux. On ne peut pas se permettre un effondrement américain, ce serait tragique pour la démocratie. Le déclic européen dépendra des hommes. Aujourd'hui, nous n'avons pas l'équivalent de Jefferson, Madison et Washington. Il y a un Européen remarquable, Herman Van Rompuy, méconnu. Il dépend des dirigeants européens de tricoter l'acceptation par les 27 populations d'un budget fédéral.

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Commentaires
a écrit le 13/05/2011 à 15:25 :
On pense ce qu'on peut, mais Jacques Attali est une gloire de l'intelligence .Il est le Leonard de Vinci de notre époque.Il réfléchit sur les sujets les plus variés et propose des solutions. C'est lui qui a sauvé les présidences de Mitterand et je l'écoute toujours avec beaucoup de plaisir. Où sont ceux qui veulent lui arriver à la cheville?
Réponse de le 15/05/2011 à 23:18 :
Hahaha!
Changez de pseudo Monsieur Attali, on vous a reconnu!
a écrit le 12/05/2011 à 14:56 :
On peut critiquer le point de vue de M. Attali comme on pourrait le faire pour n'importe qui. Il expose ses réflexions, et parmi celle-ci, il y en a une qui mérite d'être citée car elle est réaliste :
je cite " Ce qui est grave, dans le monde actuel, c?est que les prix des produits pour les riches baissent tandis que ceux des produits pour les pauvres augmentent. Cela coûte plus cher d?être pauvre que d?être riche. Ecrans plats, mobiles intelligents baissent alors qu?augmente le coût des dépenses contraintes : transport, logement, nourriture. Et en même temps, la concentration des richesses augmente. Donc les riches ont de plus en plus de moyens pour acheter des produits dont le prix baisse, alors que c?est le contraire pour les pauvres. Tout cela ne durera pas. La seule question, c?est : l?inévitable explosion conduira t-elle à intégrer, à réguler, ou bien au protectionnisme, qui conduira à la catastrophe ?".
Qui peut désapprouver ?
Réponse de le 15/05/2011 à 23:36 :
Si vous y réfléchissez bien, ce qui est décrit ici est vieux comme le progrès. Les premières voitures ont été de facto réservées aux plus riches. Grâce à eux le marché s'est développé et on a pu en produire à des prix abordables pour la classe moyenne puis pour les plus pauvres en raison de l'achat de nouveaux véhicules par les premiers, c'est à dire le marché de l'occasion.
Par ailleurs, il est intéressant de noter que c'est une directive européenne qui aujourd'hui encadre ce que les organismes statistiques doivent intégrer dans leurs indices de mesure des prix à la consommation. Ainsi, doit être intégré tout produit représentant au moins un millième de la consommation des ménages. Vu le prix des derniers outils technologiques, ce n'est guère étonnant qu'ils soient mécaniquement sur-représentés.
Enfin, on remarquera que les secteurs qui ont le plus d'influence sur le pouvoir d'achat des pauvres: transport, nourriture, assurances, logement, sont ceux où l'état est le plus présent, les contraintes administratives les plus pregnantes et pour lesquels on prétend le plus volontiers que ce sont les acteurs de marché qui sont responsables des variations des prix les plus importantes.
Et de cet aspect là des choses, qu'en dit le penseur-philosophe-créateur de solutions qui marchent?
a écrit le 12/05/2011 à 12:57 :
En France ce n'est pas l'Euro le problème, c'est la gangrène politique qui pratique la lâcheté et l'obésité administrative. Rien ne bouge en France alors que le monde tourne, et les Français pantouflards avec leurs 35h et RTT ne comprennent pas pourquoi ils sont aussi pauvres avec un pouvoir d'achat de plus en plus maigre...La France est devenu pitoyable et n'est plus crédible.
a écrit le 12/05/2011 à 12:28 :
Si Jacques Attali pense, on est sauvés.
a écrit le 12/05/2011 à 7:12 :
Bizarre de ne pas l'avoir cité. Car c'est d'un Roosevelt dont les US ont besoin.
a écrit le 11/05/2011 à 12:20 :
Tout à fait d'accord avec Attila, mais partout ou il passe, l'économie ne redémarre pas, c'est bien connu !!
Réponse de le 11/05/2011 à 14:26 :
AHHHHHHHHHHHHH c'est bon..................ONNNNNNNNNN
a écrit le 11/05/2011 à 5:34 :
Notre brillant esprit sous estime la faculté de nos (vieux) démocrates européens et leurs micro-pouvoirs variés de bloquer le système. Ils n'existent que par leur faculté de dire non (entropie faible) que par celui de dire oui (entropie forte). Les mêmes erreurs se répéteront donc tant qu'un supra pouvoir (dictatorial ?) ne s'imposera pas d'une manière ou d'une autre. A propos, l'Europe : Quel n° de téléphone ?
a écrit le 10/05/2011 à 13:12 :
Sympa ce Jacques Attali, sauf qu'il ressemble à Monsieur Bla Bla. Mais c'est quand même grave de dire comme un de ses confrères (économiste "réputés" et habitué des décideurs politiques, que la dette ce n'est pas un problème ou que l'Europe n'a pas de dette, il faut être sacrément gonflé ou totalement irresponsable. C'est pire encore que l'idée incroyable de Fabius qui a propos de la crise de l'UEM et en particulier de certains pays membres, avait récemment improvisé "...eh bien si on créait un tunnel obligataire " à l'instar du fameux serpent monétaire qui avait fait long feu en explosant de sinistre mémoire. Inquiétant.
a écrit le 10/05/2011 à 11:18 :
On a fait l'Europe pour le progrès et la paix des peuples. Or que ce passe t il aujourd'hui; on découvre que depuis 20 ou 30 ans, on a mentit aux européens, l'Europe s'est faite pour le profit des riches et des banquiers/financiers, et qu'aujourd'hui du fait de l'évasion fiscale des riches et des multinationales, la dette enfle ce qui requiert des mesures totalement régressives et antisociales qu'ont destine d'abord aux pauvres et aux classes moyennes. Alors non, les français comme d'autres peuples des pays limitrophes ne sont pas des ânes, et malgré les sondages très orientés concernant leur attachement à la monnaie unique, les français accepteront le retour aux droits de douane et à une monnaie nationale qui permettent à leur industrie/économie de regagner les parts de marchés perdues. Il y a eu trop d'intox, d'irresponsabilité et de fuite en avant concernant l'Europe et l'UEM en particulier, c'est dommage, c'est comme ça, maintenant il faudra que ceux qui doivent rendre des comptes, les rendent, et il faudra que les banques paient le juste prix, ça va venir.
a écrit le 10/05/2011 à 9:22 :
Euh l euro est un outil, tu peux pas dire que si un clou est mal enfonce c est a cause du marteau>>> c est a cause de celui qui le tiens.

En l occurence comme je l ai dit et redis les pays latins payent leur laxisme, et leur manque de controlle sur les prix, on a decrete que les prix etaient libres donc oui les prix ont augmente mais ce n est pas la faute de l euro mais des ceux qui fixent les prix.... Faudrait voir a etre un peu plus logique

Petit exemple en empechant l implantation de nouvelle grande surface dans certaines zones pour defendre le petit commerce et sous pretexte que la densite de grande surface est suffisante on permet à ses groupes de s entendre pour se "partager" les implantation et donc fixer un peu leurs prix...

Edf/gdf/FT meme constat aggrave par le fait que restant maitres des reseaux de distribution ils restent maitres de la fixation finale des prix donc pas de reelle concurrence.

Pour l immobilier idem ca n est pas l euro mais Tous les acteurs qui ont soutenu artificiellement une bulle qui va eclater tot ou tard...

Mais c est vrai c plus facile de chercher un bouc emissaire que de chercher a faire le menage devant sa porte...

Réponse de le 10/05/2011 à 11:30 :
Oui, pourquoi pas. Mais il n'y a aucun rapport avec les commentaires sur Attali et sa vison du New World Order.
Réponse de le 10/05/2011 à 14:43 :
un peu quand meme et c etait surtout pour repondre a tous les raleurs qui accusent de tous les maux l euro; alors que je le repete l euro n est qu un outil, c est celui qui s en sert qui est a blamer

Quand a Attali il ne prone pas un Nouvel Ordre Mondial il (r)appel juste a jouer le jeux et a appliquer les memes regles pour constituer une entite europeene forte..... Il suffit de regarder au G20 nombreux sont les pays a avoir bien accepter les idées de la vieille europe en matiere de regulation mais comme tous les etats ne font pas bloc bah ca fait splash....

Il ne faut pas oublier que l europe est parmis les premiers marche mondiaux, donc si elle reste unie et parle d une seule voix elle pourra "imposer ses vues"

Pour ca il faut bien sur une monnaie unique, mais une fiscalité unique, un droit unique.... ca n est pas perdre notre souverainnete.... L Etat Unis sont un Etat Federal, l Allemagne et ses Landers aussi....
a écrit le 10/05/2011 à 8:28 :
Je ne comprends pas qu'on fasse systématiquement la publicité de ce sinistre personnage qui aligne les poncifs et les "idées" provocantes avec toujours ce mépris des gens qui est sidérant, sous couvert de grande sagesse et lumineuse clairvoyance, ce qu'il nous vend c'est le rêve de domination d'une partie des élites mondialisées pour elles-mêmes.
Malheuresement il n'y a aucun rapport entre cette vision et notre liberté. C'est au prix de cette dernière que se mettra en place un tel gouvernement, le cas échéant.
A chaque nouvelle crise on nous impose de nouvelles contraintes et de nouveaux renoncements à nos libertés de circulation, d'expression et de jouissance de nos biens.
a écrit le 10/05/2011 à 6:21 :
C'est exactement le contraire,il faut au contraire que les etats se fassent concurence surtout sur le plan fiscale pour empecher une emprise tentaculaire et etatique pour supprimer la liberte du citoyen,ce que les anglais prevoyaient il y a 50 ans avec leur " BIG BROTHER IS WATCHING YOU "
Réponse de le 10/05/2011 à 13:51 :
Très d'accord pour mettre en place cette concurrence fiscale. Moi-même expatrié, je n'ai jamais rempli de déclaration fiscale jusqu'à présent. Et pourtant, je ne suis qu'à deux heures 15 min de Paris.... L'idée de revenir dans un pays où il faut remplir des déclarations une fois par an et payer son gros chêque au gouvernement me fait froid dans le dos.
Réponse de le 10/05/2011 à 14:49 :
j ose esperer que tu ne biens pas profiter, abuser serait le mot juste, du systeme de sante Francais et que tes enfant ne fréquentent pas l'ecole de la Republique Francaise....

c'est beau tous ces donneurs de lecon qui veulent tous sans rien payer
a écrit le 09/05/2011 à 20:53 :
Il y auarit eu Fushukima de toute manière, mais on aurait dit aux gens: "vous la fermez parce que notre gouvernement unique est tout puissant" !!!
a écrit le 09/05/2011 à 18:08 :
Il y aura un gouvernement mondial
Il y aura une monnaie mondiale
et puis il n'y aura plus de frontières
Nous aurons une seule banque qui contrôlera nos opérations au nom d'un gouvernement qui contrôlera nos faits et gestes
Nous serons au service d'une collectivité mondiale, et il n'y aura plus de misères
Bref.....la vie d'une fourmi ou d'une abeille quoi !

Réponse de le 10/05/2011 à 2:41 :
j'espère ne jamais connaître ça!
Réponse de le 10/05/2011 à 9:16 :
C'est impossible nostradamus -
a écrit le 09/05/2011 à 17:42 :
De toute façon de son europe nous les peuples on n'en veut plus... à vrai dire on n'en a jamais voulu.

en 2012 ? Marine LE PEN
Réponse de le 09/05/2011 à 22:11 :
Tout à fait de votre avis!... Bravo!...Continuez!...Le futur vous appartient!
Réponse de le 10/05/2011 à 6:56 :
C'est vrai qu'Hitler aussi a été démocratiquement élu...
a écrit le 09/05/2011 à 16:20 :
N'en déplaise à Monet et Delors et leur théorie du spill over : l'Europe est une communauté de projet et pas d'identité.

C'est un objet institutionnel qui a le mérite d'exister, d'être structuré, qui s'est déjà trouvé un sujet d'intérêt commun, la création d'un marché intérieur, et devant lequel il faut présenter des projets pour voir s'ils peuvent être d'intérêt commun, par exemple :

+ une politique monétaire raisonnable
+ une politique de gestion des ressources naturelles rigoureuse
+ une politique d'immigration liée à un projet d'emploi
+ une politique de sûreté nucléaire

Si nos partenaires se montrent intéressés à mettre en oeuvre ces principes avec nous, alors il faut travailler avec eux. Sinon, il faut en tirer rapidement les conséquences et travailler à mettre en place nous-mêmes, sur notre territoire seul, ces dispositifs, sans se laisser à l'impuissance de ceux qui nous répètent que "plus rien n'est possible à l'échelle de la France"
a écrit le 09/05/2011 à 15:32 :
'une euphorie optimiste' autour de la mondialisation ? Peut-être dans les milieux que fréquente Jacques ATTALI. Certainement pas dans les régions d'Europe, qui ont perdu leur industries, délocalisées vers des pays émergents, moins regardants sur le droit du travail.
La plupart des assertions de cet article ne résistent pas à une analyse critique, même succincte.
a écrit le 09/05/2011 à 15:28 :
La dernière victoire de la "première armée du monde" remonte à l'invasion de la Grenade, en 1983...En quoi les US seraient ils un modèle pour le monde? Population obése, médias manipulateurs, médecine à deux vitesses, fracture sociale en expansion, pays soi disant démocratique, où un opposant à la guerre sera considéré comme un traitre, infrastructures peu développées etc. Curieux comme nos "élites" semblent fascinées par ce pays.
a écrit le 09/05/2011 à 14:46 :
Les Américains acceptent de mourir pour le monde? Ah bon, il semble plutôt qu'ils ne s'engagent que pour défendre leurs intérêts, sous des prétextes divers (armes de destruction massive, lutte contre la multinationale AL QAIDA, etc..)
a écrit le 09/05/2011 à 14:42 :
Mr ATALLI a des avis sur tout, mais fait essentiellement la promotion de son livre. Il prévoit la fin possible de l'Euro, et alors? Le ciel nous tombera t'il sur la tête?Aucun de grands économistes n'a été capable de démontrer ce qu'apportait l'Europe, à part une hausse scandaleuse des prix lors du passage à l'Euro.
Réponse de le 09/05/2011 à 15:55 :
D?abord il faudrait rappeler qu?il y a eu un important différentiel entre l?inflation perçue et l?inflation réelle, cette dernière étant moindre que la première, lors du passage à l?euro.
Deuxièmement, l?euro permet de faciliter les échanges entre les différents pays de la zone euros et lève un important obstacle à la création d?un marché unique efficient (et donc générateur de richesse pour l?ensemble de la zone).
L?euro a permis à de nombreux pays de lever l?argent sur les marchés à moindre coût (Espagne, Italie, Grêce,?). En effet, ceux bénéficient(aient) d?intérêt particulièrement bas du fait de la crédibilité que les investisseurs ont accordée à la nouvelle monnaie.
Enfin, il est vrai que l?euro fort tel que nous le connaissons actuellement pénalise des pays comme la France quant à leur exportations, mais cela est surtout du plus à un dollar faible que un euro fort. En effet, l?euro s?est apprécié dans des proportions bien moindre par rapport auxautres monnaies.
De plus, la France a un déficit de compétitivité. La France n?investit pas assez en matière de formation, a un déficit inquiétant d?innovation, préfèrent soutenir des géants qui créent plus d?emplois à l?extérieur, (il lui faut investir davantage dans la construction d?un tissu de PME, qui elles créeront de l?emploi locale)?
Réponse de le 09/05/2011 à 15:55 :
D?abord il faudrait rappeler qu?il y a eu un important différentiel entre l?inflation perçue et l?inflation réelle, cette dernière étant moindre que la première, lors du passage à l?euro.
Deuxièmement, l?euro permet de faciliter les échanges entre les différents pays de la zone euros et lève un important obstacle à la création d?un marché unique efficient (et donc générateur de richesse pour l?ensemble de la zone).
L?euro a permis à de nombreux pays de lever l?argent sur les marchés à moindre coût (Espagne, Italie, Grêce,?). En effet, ceux bénéficient(aient) d?intérêt particulièrement bas du fait de la crédibilité que les investisseurs ont accordée à la nouvelle monnaie.
Enfin, il est vrai que l?euro fort tel que nous le connaissons actuellement pénalise des pays comme la France quant à leur exportations, mais cela est surtout du plus à un dollar faible que un euro fort. En effet, l?euro s?est apprécié dans des proportions bien moindre par rapport auxautres monnaies.
De plus, la France a un déficit de compétitivité. La France n?investit pas assez en matière de formation, a un déficit inquiétant d?innovation, préfèrent soutenir des géants qui créent plus d?emplois à l?extérieur, (il lui faut investir davantage dans la construction d?un tissu de PME, qui elles créeront de l?emploi locale)?
a écrit le 09/05/2011 à 14:23 :
Les grands hommes naissent de la difficulté. De Gaulle est né du souhait irrépressible des français de retrouver un lustre dans le concert des nations. Ce n'est plus le cas maintenant , la France est petite , replète , aimerait bien grandir mais doit se contenter de talonnettes pour se réhausser.
a écrit le 09/05/2011 à 14:09 :
Plus il vieillit, plus il est génial celui-là.
a écrit le 09/05/2011 à 13:59 :
Ben voyaons allez encore un effort et vous pourrez dévoiler à tout le monde votre apparteance aux Illuminatis !!!!
a écrit le 09/05/2011 à 13:17 :
ah ah ah ah ! Une autre ! Une autre ! Une autre !
a écrit le 09/05/2011 à 13:07 :
VIVE ERASMUS ...ALLEZ LES JEUNES L' EUROPE C ' EST VOTRE AVENIR
a écrit le 09/05/2011 à 12:36 :
Attali et Minc, les 2 "penseurs" francais qui representent tout ce qui va mal en France.
a écrit le 09/05/2011 à 12:31 :
En fait, si j'ai bien compris, il faudrait faire l'Europe fédérale pour sauver l'Euro. A noter cependant que les USA ne sont pas en excellente position actuellement car astronomiquement endettés par rapport au reste du monde. Ce n'est donc pas vraiment un modèle à suivre, bien au contraire. L'avenir appartiendrait donc plutôt à de petites structures et non à un mastodonte comme l'Europe et on, en vient à l'Europe des Nations comme le préconise Marine Le Pen.
Réponse de le 09/05/2011 à 13:45 :
N'est-ce pas lui qui voulait, pour résoudre la dette des Etasts Européen, endetter en plus au niveau l'Europe ...???
Réponse de le 09/05/2011 à 21:24 :
une petite structure, quelle bonne idee alors que la chine et l inde se reveillent....
C est bien connu quand on est petit on a generalement un pouvoir de negociation superieur... d ailleurs le conseil de securite de l ONU n est il pas entierement compose de petites nations???? c'est a se demander si les gens reflechissent quand meme! La seule chance pour la France de peser dans l avenir c est via une europe forte, pas le contraire!
Réponse de le 11/05/2011 à 0:36 :
La Chine et l'Inde se réveille certes, mais auront bientôt une population de zombies compte tenu de leur environnement qui se dégrade à la vitesse grand V. Il n'y a donc aucune crainte à avoir de ces 2 pays qui s'autodétruisent avec leur surpopulation et son corollaire la pollution généralisée de grande ampleur.
a écrit le 09/05/2011 à 11:35 :
l'europe n'est pas dans la merde a cause de l'euro

les allemands ont le meme euros que tt le monde, et ne sont pas dans la merde..
ils ont ft les efforts qu'il fallait en temps opportun

par contre les francais payent le prix a payer pour exiger " l'acquis social" de ne rien foutre...
y a quand meme une nuance...
Réponse de le 10/05/2011 à 2:39 :
plus de 45% d'augmentation sur les prix en 11 ans si l'Euro n'y est pas pour quelque chose, expliquez moi! exemple: 1 k de pommes golden, avant 2001: 4 Frs, 1 k de ces mêmes pommes en 2011: 4 euros, il y a 1 sacrée différence, non? 4x 6,57 =26,28 Frs! et je ne parle pas du reste, salades, viandes, poissons etc+ les choses essentiels, EDF, GDF, loyer, vous êtes 1 cancre, Monsieur!
a écrit le 09/05/2011 à 10:56 :
on est déjà dans la m...e jusqu'au cou avec l'Europe et son Euro et MONSIEUR parle de mondialisation? c'est de la folie douce!
a écrit le 09/05/2011 à 10:55 :
Encore le mythe de la gouvernance mondiale . ( à condition qu'il en soit le gouverneur ! )
a écrit le 09/05/2011 à 9:23 :
Que quelqu'un comme lui se pose en prophete est siderant. Il faudrait , quand meme lui rappeler de temps en temps, sa brillante prestation a la Bern ou les couts de fonctionnement etaient superieurs a l'argent prete et avant de renflouer la banque la condition des gouvernements financeurs etait son depart de la presidence et de la banque.

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