Liquidation judiciaire du papetier Matussière et Forest

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Le groupe spécialisé dans la fabrication de papiers pour journaux et magazines à partir de papier recyclés a vu tous ses repreneurs pressentis se désister les uns après les autres.

C'est la fin pour le groupe papetier Matussière et Forest et ses 722 salariés. Faute de repreneur, sa liquidation judiciaire a été prononcée ce mardi par le tribunal de commerce de Grenoble. En 2007, l'entreprise avait subi une perte d'exploitation de 31 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 247 millions.

Le procureur avait requis cette liquidation le 16 septembre dernier. Le redressement judiciaire avait été décidé fin avril. Une situation déjà vécue par l'entreprise quatre ans plus tôt avant son rachat par les actionnaires actuels.

Les repreneurs pressentis se sont tous retirés les uns après les autres : de l'espagnol Papresa, quatrième papetier européen, qui avait envoyé une "lettre d'intérêt de principe" pour la branche papier journal du groupe comprenant deux de ses sites, en Ariège et dans le Haut-Rhin, à l'ingénieur papetier François Vessière et au fonds de retournement allemand Mutares AG, spécialisé dans les investissements dans les sociétés au bord de la faillite

Fondé en 1968, le groupe, qui fabrique du papier pour les journaux et les magazines à partir de papiers recyclés compte cinq sites : son siège de Meylan dans l'Isère et quatre usines, à Turckheim dans le Haut-Rhin, deux en Isère, à Voreppe et à Lancey, et à Saint-Girons dans l'Ariège ces deux derniers sites étant occupés resepectivement par leurs 193 et 110 salariés qui réclamaient en vain une reprise de la société en coopérative ouvrière (Scop) et un renvoi du jugement du tribunal de commerce.

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