Le gouvernement envisage une loi limitant les parachutes dorés

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Réunion d'urgence prochainement à Paris des dirigeants européens autour de Nicolas Sarkozy
Une loi limitant les parachutes dorés pour les dirigeants d'entreprise va être proposée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Parallèlement, la France va réunir «dans les prochains jours» les responsables des pays européens du G8 et de la zone euro.

L'Etat français semble prendre enfin l'ampleur de la crise financière mondiale. Il  compte proposer un texte de loi qui limiterait les parachutes dorés des dirigeants d'entreprises, d'après le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Ces sommes, parfois accompagnées de plusieurs zéro, sont versées aux hauts responsables lors de leur départ d'une société, même si leur bilan est mauvais, voire catastrophique.

De plus, Nicolas Sarkozy qui préside actuellement l'Union européenne, va réunir «dans les prochains jours» à Paris les responsables des pays européens du G8 et de la zone euro. Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, affirme lui que la rencontre aura lieu samedi.

Objectif de cette réunion de crise: réfléchir aux moyens communs d'intervention face à cette tempête. Notamment dans l'optique de la réunion du G8 prévue en novembre ou décembre et qui sera consacrée à cette même crise.

Dès ce mercredi, Nicolas Sarkozy doit rencontrer les Premiers ministres irlandais, Brian Cowen (dont le pays voit une partie de son secteur bancaire sous pression avec cette crise), et néerlandais, Jan Peter Balkenende.

Coup sur coup, les gouvernements du Benelux ont volé au secours de la banque Fortis en y injectant 11,2 milliards d'euros via une nationalisation partielle puis la France et la Belgique pour Dexia en y investissant 6,4 milliards d'euros. "Les gouvernements ont démontré qu'il savent se concerter pour éviter que le système bancaire européen n'entre en crise" a commenté Jean-Claude Juncker ce mercredi sur Europe 1. Il estime que le système bancaire européen est plus fort que celui des Etats-Unis.

"J'applaudis des deux mains l'initiative du président Sarkozy qui en tant que président de l'Union européenne veut prendre le leadership mondial en matière de mise en place de mécanismes anti-crise financière" a souligné Jean-Claude Juncker pour qui les pays émergents doivent être associés à la sortie de crise au niveau international. "Il est évident que le G7, les 'suspects habituels' (...) ne sont pas à même de résoudre eux-mêmes l'ensemble des problèmes. Il faut ajouter d'autres acteurs, le Brésil, l'Arabie Saoudite, l'Inde et la Chine".

Selon le président de l'Eurogroupe, il faudra de "longs mois" pour sortir de la crise financière qui devrait ramener la croissance de la zone euro en 2009 "autour de 1%". "Il y aura des conséquences sur l'économie mais beaucoup moins graves parce qu'il y a l'Europe et l'euro. Imaginez le chaos dans lequel nous serions installés s'il n'y avait pas cette discipline qu'impose l'euro".

"Il n'y a pas de menace et les Européens peuvent avoir confiance dans leur système bancaire", a-t-il assuré. "Je crois qu'aucun gouvernement ne laisserait tomber en faillite une grande banque européenne puisqu'une telle faillite déclencherait une vague qui déferlerait en supprimant les emplois."
A ses yeux , la zone euro n'a pas besoin d'un "plan Juncker" sur le modèle du plan Paulson de sauvetage de Wall Street "parce que le problème dont nous avons à traiter en Europe n'a pas la même dimension dramatique que le problème américain".

Mais il a indirectement mis la pression sur la Banque centrale européenne (BCE) qui se réunit jeudi et doit décider, comme chaque mois, de l'évolution de ses taux d'intérêt. "Je présume que lors de sa réunion demain , la banque prendra en compte tous les éléments", a-t-il lancé.

La BCE ne reste toutefois pas inactive, à défaut de baisser ses taux. Elle a alloué ce mercredi comme prévu 50 milliards de dollars sur le marché monétaire de la zone euro. 61 banques lui ont demandé des crédits pour un total de 70,9 milliards de dollars. Le taux marginal de l'opération s'est élevé à 3,25%.

 

 

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a écrit le 09/10/2009 à 6:12 :
Le gouvernement envisage une loi limitant les parachutes dorés.....il est temps encore du n'importe quoi.......le gouvernement ferait mieux de moduler les traitements des hommes politiques en fonction des résultats de la politique qu'ils menent !!
a écrit le 09/10/2009 à 6:12 :
IL N'APPARTIENT PAS PLUS AU PRÉSIDENT SARKOZY QU'AU GOUVERNEMENT À IMPOSER
VOIRE À LÉGIFÉRER EN LA MATIÈRE JURIDIQUEMENT PARLANT. C'EST AU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET SURTOUT AUX ACTIONNAIRES D'EN DÉCIDER .
a écrit le 08/10/2009 à 15:03 :
Encore un coup de com de notre superprésident qui se fait mousser avec l'argument démagogique sur les parachutes dorés. On peut faire confiance à Mme PARIZOT pour adoucir la loi que les députés pourraient envisager et les juristes sont suffisamment malins pour inventer des "produits de substitution" pour nos précieux super dirigeants. Quant aux gesticulations sur la crise elles tiennent plutôt du voeux pieux contrairement à d'autres pays européens mieux gérés la France s'est privée de tout moyen d'action notre seul rempart c'est Lagarde ce n'est pas rassuarnt!
a écrit le 08/10/2009 à 15:03 :
S'il vous plait, expliquez-nous? On parle d'orthodoxie financière, la variaton même minime des taux d'intérêts auraient des conséquences gravissimes, et on injecte des milliards dont on ne sait d'où ils viennent. Les américains veulent injecter 700 milliards de dollar soit-disant au frais de leurs contribuables mais prévoient en même temps des allégements d'impôts. La crise serait parti d'un défaut remboursement de prêts par des emprunteurs devenus insolvables et on parle d'encourager ce genre de crédits par une caution de l'état (qu'est-ce qu'il est riche). On nous amuse avec les parachutes dorés qui sont sans doutes excessifs mais lorsqu'une entreprise fait faillite, c'est la faute du PDG, quand une politique échoue, on n'arrive jamais à savoir à qui la faute. Messieurs les journalistes, je crois que vous avez beaucoup de pain sur la planche.
a écrit le 08/10/2009 à 13:54 :
De quoi se mêle Mr. Sarkozy? Les entreprises du secteur privé appartiennent aux actionnaires.En tant que proprétaires,ils décident de la rémunération des dirigeants.Pourquoi ne pas limiter la longueur des yachts des amis de Mr.Sarkozy?
a écrit le 08/10/2009 à 13:54 :
La BCE semble bien réagir en espérant qu'aucune catastrophe financière à l'américaine ne surgit en notre continent franÇais et européen.Pas de catastrophe, indique que la valeur de l'euro restera le même pour la monnaie en vigueur depuis déjà quelques longues années éprouvantes pour beaucoup de boursiers ou de sociétés de courtages ou d'assurances.Les prix européens ont augmenté en ce qui concerne les produits de consommation courants et exceptionnels.

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