Les locaux parisiens de Dexia occupés par les "Mal-logés en colère"

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Entre une cinquantaine et une centaine de militants occcupent le siège de Dexia à la Défense.
Le Collectif des Mal-logés en colère dénonce le sauvetage de la banque par la Caisse des dépôts, "financeur principal du logement social". Les militants ont pris leurs quartiers au siège de la banque Dexia à la Défense ce jeudi après-midi.

La crise financière ne touche pas que les traders de la City ou de Wall Street. Pour preuve, le Collectif Mal-logés en colère a investi le siège de la banque Dexia à la Défense pour dénoncer le sauvetage par l'Etat d'un établissement "responsable de la crise du logement".

"On considère scandaleux qu'on verse 3 milliards d'euros à Dexia sans aucune contrepartie sur le logement social", a déclaré à l'AFP une membre du Collectif, Fatima Taleb. Avec son statut de "banque des collectivités locales", Dexia "fait partie des banques qui influencent les politiques du logement public dans le sens d'une raréfaction du logement bon marché", estime le Collectif, qui a fait de l'augmentation de l'offre de HLM un de son principal cheval de bataille.

D'après l'association, les difficultés de Dexia vont la conduire à restreindre ses prêts aux collectivités locales, qui sont parties prenantes dans le financement du logement public. Les Mal-logés dénoncent également le financement du sauvetage de Dexia par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le principal financeur du logement social en France.

Mardi, les autorités belges, françaises et luxembourgeoises ont sauvé de la faillite la banque Dexia en y injectant en urgence 6,4 milliards d'euros. La France a, pour sa part, apporté 3 milliards d'euros à ce plan, via la CDC.

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 6:13 :
Je vote sarko, mais je pense qu'ils ont raison; Depuis trois ans qu'on voyait arriver la crise actuelle, si les médias nos avaient écoutés un peu plus au lieu de faire du beni ouioui pour faire plaisir aux pouvoirs, on aurait du s'attaquer à résoudre les problèmes de tous ces malheureux en France et sur toutes la planète. Eux n'investissent pas dans des produits dématérialisés mais dans des produits concrets comme un lit, un vélo, des vêtements, des médicaments ou des soins etc.. qui font marcher l'économie réelle et non l'économie virtuelle. C'est de ces dépenses dont nos industries ont besoin ; mon discours n'est une psychanalyse et je constate que nous sommes de plus en plus nombreux à penser ainsi et à agir avec Bill gates .
C'est bien le signe de la défiance envers les pouvoirs en place et toutes ces solutions annoncées mais surtout "non écrites" ; allez demander à votre banque un engagement écrit du remboursement total de vos avoirs créditeurs : vous verrez la r&éponse.
a écrit le 09/10/2009 à 6:13 :
Constat l'état sauve des entreprises privées et n'est pas capable d'assurer la perennité de nos organismes sociaux. Curieusement l'endettement de notre pays n'est plus un obstacle pour fournir du financement dès qu'il s'agit de préserver les investissement d'intérêts privés.
a écrit le 09/10/2009 à 6:12 :
Pourrions-nous proposer à Bernard Tapie de contribuer au renflouement de certaines banques ? Il pourrait même se faire une petite plus-value en passant....

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