Nicolas Sarkozy dévoile son plan de relance de l'économie

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Le chef de l'Etat dévoile ce jeudi à la mi-journée un plan de relance de l'économie très attendu par les Français, alors que la crise s'installe et que le chômage est à la hausse. On attend des mesures pour l'automobile et le bâtiment notamment, deux secteurs durement touchés par le ralentissement économique.

Pour le symbole, c'est Douai dans le Nord, où est implantée l'une des usines automobiles Renault, un secteur particulièrement touché par la crise, que Nicolas Sarkozy a choisi pour lever le suspense sur ces mesures destinées à relancer l'économie française mise à mal par la crise financière. Le montant de ce plan devrait avoisiner les 20 milliards d'euros soit l'équivalent d'un point de PIB, le produit intérieur brut.

Si rien n'a été officiellement divulgué par l'Elysée, on s'attend à ce que ce plan contienne des mesures de soutien aux entreprises, en particulier à l'automobile et au bâtiment, des aides aux ménages modestes et aux chômeurs, le tout teinté de "vert" dans la droite ligne du Grenelle de l'Environnement. Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a confirmé mercredi qu'il y aurait dans cet ensemble un plan d'action pour le secteur automobile.

Réclamée par les constructeurs et déjà expérimentée dans les années 90, la prime à la casse pourrait ainsi faire son retour, selon le quotidien Le Monde qui évoque un montant de mille euros, certains professionnels souhaitant qu'elle atteigne plutôt 1500 euros. Le secteur du logement, lui aussi ébranlé par la crise, devrait également figurer en bonne place dans le plan de relance, avec l'accent mis sur les HLM pour réponder aux attentes sociales. Il est question pour le gouvernement de renforcer, voire de doubler, le "prêt à taux zéro" (PTZ) pour l'accession au logement et d'accélérer un certain nombres de travaux déjà programmés, comme la "remise à niveau énergétique" des logements sociaux.

Quant aux ménages et aux salariés victimes de la crise, nombre de mesures les concernant sont connues: "prime de Noël" majorée pour les bénéficiaires des minima sociaux, extension du contrat de transition professionnelle, meilleure indemnisation du chômage partiel, relance des contrats aidés...

Hier, mercredi, le Chef de l'Etat a déjà dévoilé un ensemble de mesures pour lutter contre la très grande pauvreté avec une enveloppe globale de plus de 160 millions d'euros.

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
On verra si ça tient debout ce qu'il va nous raconter cette fois-ci. Je parie qu'il va encore cherche à flirter avec l'électorat de gauche et de Besancenot. Voyons voire les mesurettes qu'il va nous sortir;, des mesurettes très chères à effet ephémères pour une longue dette réservée pour l'avenir de nos enfants. Qu'il est génial ! Hein ?!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est certain, que lorsqu'il y a incendie, on ne discute pas l'intervention nécessaire du pompier, mais généralement, il y a enquête pour déterminer l'origine du feu. En la matière, crise financière, l'analyse des faits créateurs du problème, dénonçait il y a plus de quinze ans, que l'on jouait avec le feu, par l'utilisation d'artifices financiers, sous le prétexte que le monde manquait de monnaie, en fait, il y avait le plaisir de l'enrichissement et de la spéculation, sans aucun souci du point d'aboutissement.Aujourd'hui, force est de reconnaître que les aides sont apportées par le contribuable (présent et futur), et les coupables, de recherche de profits irraisonnables, ne seront pas sanctionnés.
A une époque, les économistes qui ne sont que des Cassandres, pensaient que les socialistes soutenaient inutilement dans les années quatre vingt, les industries en voie de disparition (charbon acier, etc); qu'en est-il à ce jour,sous le prétexte du risque social que je comprends, ne va-t-on pas aider les capitalistes du secteur de l'automobile; qu'attendaient-ils pour vendre moins cher? la consommation en aurait été que meilleure!il y a beaucoup d'autres secteurs dans cette situation: consommez de l'électricité, vous engraisserez l'ETAT par les taxes sur les taxes diverses et les agents d'EDF, dont le statut est avantageux, grâce au combat de la CGT et la carence de gestion (ingénieurs et politiques confondus: un bien de tous aux profit d'une minorité, comme dans les pays de l'EST)
Quant au "bâtiment", qui a eu le courage d'évoquer les marges bénéficiaires des constructeurs? d'où la hausse spéculative des prix.Il existe des exemples d'entrepreneurs honnêtes qui sont plus préoccupés de loger que de faire de l'enrichissement, malheureusement, ils ne sont pas "légion".
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mon cher Denis ,pour une fois que l'on a un président qui travaille ,je ne comprends pas votre intervention caricaturale et pessimiste.

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