France : 94.000 dossiers en attente de traitement aux Assedic

La montée du chômage le mois dernier de 46.900 personnes a provoqué des embouteillages dans le traitement des dossiers et dans le paiement des indemnités de chômage. Les Assedic ont annoncé qu'ils recruteraient environ 200 CDD pour faire face.

Les dossiers en attente de traitement aux Assedic ont connu "une augmentation relativement importante mi-novembre" pour avoisiner 94.000 en raison de la montée du chômage, a confirmé ce lundi 8 décembre à l'AFP Christian Charpy, délégué général de l'organisme préparant la fusion ANPE-Assedic.

Pour le délégué général de l'instance préparant la création de Pôle emploi qui doit succéder aux deux entités, ce phénomène a une "origine assez simple: une augmentation assez forte des inscriptions de demandeurs d'emploi, donc un nombre de dossiers plus important à traiter", notamment des dossiers "plus complexes" d'ex-intérimaires.

Pour réduire le nombre de dossiers en attente, Christian Charpy a souligné plusieurs décisions: "recruter des collaborateurs complémentaires", dont "à peu près 200 CDD" (contrats à durée déterminée), fermer les Assedic "par demi-journées" et faire faire "des heures supplémentaires" aux employés.

"Nous allons faire tout ce qui est nécessaire pour qu'à la fin de l'année nous soyons revenus à une situation quasi normale, c'est-à-dire 40 à 45.000 dossiers en instance, ce qui correspond à un flux normal de traitement", a-t-il déclaré.

Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE (catégorie 1) a affiché en octobre sa sixième hausse mensuelle consécutive, avec un bond de 46.900 personnes portant leur total à plus de 2 millions.

Les syndicats ajoutent un autre motif aux retards : la fusion programmée en janvier de l'ANPE et des Assedic, "mise en oeuvre à la hussarde" selon Françoise Kermongant (FO Unedic). "On craint des tensions si ça continue", prévient Bernadette Crisinel (CFDT Unedic), qui comptabilise "entre 20% et 42% de dossiers en attente de traitement, conséquence de la crise et des préparatifs de la fusion".

Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a souligné le 4 décembre, à Belfort, qu'il voulait que la fusion soit bouclée "pour la fin du 2e trimestre 2009". Les syndicats nationaux de l'ANPE et des Assedic doivent discuter ce lundi d'une action éventuelle commune.

Il y a une semaine, le 1er décembre, les agents de l?ANPE ont fait grève, à 48%, selon la direction et à 60% selon le SNU-ANPE, premier syndicat de l'agence. Les revendications des grévistes ont porté sur les salaires (les employés de l?ANPE gagnent en moyenne 33% de moins que ceux de l?Assedic), les besoins en effectifs accrus (suivi du RSA, montée du chômage, fin des dispenses de recherche d?emploi), et les conditions de la fusion avec les Assedic (disparition de postes intermédiaires, fusion des métiers entre les salariés qui s?occupent du suivi de la recherche d?emploi et ceux qui traitent des indemnisations du chômage).
 

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Commentaires 3
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Mauvaise volonté du personnel pour prouver que la fusion n'est pas une bonne chose

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Ben ils ont qu'a bosser un peu au lieu de faire grève

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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d'accord avec Fred, 28000 employés a l'ANPE dont 48% en gréve il faut s'atttendre a du retard, et il ne faut surtout ne être solidaire quand on a la garantie de l'emploi

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