Mouvement de protestation dans les écoles françaises
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Anticipant les manifestations prévues dans l'après-midi à l'appel des enseignants et parents d'élèves, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté dès mercredi matin dans plusieurs villes de l'ouest. Ainsi, à Rennes, ils étaient près de 2.000 lycéens dans les rues, selon la police et les manifestants. A Nantes, où une quinzaine d'établissements étaient bloqués mercredi matin, un millier de lycéens ont manifesté avant de tenir une assemblée générale en plein air. A Cherbourg, entre 1.000 et 1.500 lycéens ont défilé. D'autres manifestations et blocages de lycées ont été signalés comme à Saint-Nazaire ou au Mans.
Le Sud n?était pas en reste puisque près de 1.500 personnes, selon la police et les organisateurs, ont défilé sous la pluie dans l?après-midi à Marseille. "Nous sommes là pour dénoncer la précipitation des réformes en particulier celle des lycées", a indiqué à l'AFP Patrick Flory, président de la FCPE Bouches-du-Rhône, en appelant à "de la concertation et des délais". A Nice, la principale action s'intitulait "une lumière = un poste supprimé", syndicats et fédérations de parents d'élèves appelant à un rassemblement avec bougies, flambeaux, et lampions.
Parmi les sujets de crispation figurent les suppressions de postes (plus de13.000 prévus en 2009) et notamment la suppression de 3.000 postes d'enseignants spécialisés dans l?aide aux élèves en difficulté (Rased). Mais également la possibilité évoquée un temps par le ministre de l?Education de créer des "jardins d?éveil" pour les 2-3 ans qui viendrait se substituer à la maternelle. La réforme de la classe de seconde, qui doit fonctionner en deux semestres avec un système de matières optionnelles et un nombre d'heures réduit, soulève aussi de nombreuses questions.
Une pétition intitulée "Stop à la démolition de l'école publique. Stop au mépris. M.Xavier Darcos doit démissionner" lancée sur Internet par une centaine de maîtres d'écoles primaires demande l'arrêt de la politique éducative du gouvernement et la démission du ministre de l'Education. Elle avait recueilli mercredi plus de 13.600 signatures électroniques, deux semaines et demie après sa mise en ligne.
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