Nicolas Sarkozy lance la modernisation de l'agriculture française

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"Il n'y aura pas de gel sur les crédits du ministère de l'Agriculture en 2010", a annoncé ce jeudi le chef de l'Etat. Une enveloppe de 300 millions d'euros, initialement gelée, financera ainsi des mesures de réforme de l'agriculture française, avant la grande remise à plat de la politique agricole commune (Pac) décidée par l'Union européenne et prévue en 2013.

Le gouvernement renonce aux économies prévues dans le budget 2010 de l'agriculture pour lancer la réforme du secteur. Il avait en effet décidé, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), une réduction de 300 millions d'euros par an de crédits nationaux, en contrepartie des crédits communautaires prévus dans le financement de la Pac. Au final, "il n'y aura pas de gel sur les crédits du ministère de l'Agriculture en 2010", a déclaré Nicolas Sarkozy, ce jeudi. 

L'enveloppe de 300 millions d'euros sera consacrée à "un soutien renforcé pour l'élevage situé en zones herbagères", à "une gestion renforcée des risques climatiques et sanitaires" et à une "revalorisation de l'indemnité compensatoire de handicap naturel, pour soutenir l'agriculture située en zone de montagne", a précisé le président, qui se trouvait en déplacement dans une exploitation étiquetée "agriculture raisonnée", à Daumeray, dans le Maine-et-Loire.

Ces annonces, très attendues par le monde agricole, tracent les lignes de l'agriculture de l'avenir et préparent la réforme de la Pac (politique agricole commune de l'Union européenne), décrétée en novembre dernier. On sait déjà que cette dernière, qui doit être finalisée en 2013, prévoit une réduction des subventions à la production afin de financer des projets de défense de l'environnement dans le monde rural.

La réforme de l'agriculture en France se traduira par un projet de loi, a également annoncé Nicolas Sarkozy. "La modernisation de notre politique agricole devra être reprise dans un projet de loi de modernisation de l'agriculture et du secteur agro-alimentaire qui sera déposé par le gouvernement au parlement avant la fin de cette année", a-t-il annoncé.

La réforme de la Pac en 2013

Le réaménagement de la politique agricole commune a été décrétée par les vingt-sept pays de l'Union européenne (UE) en novembre dernier. Une remise à plat complète, prévue en 2013 lorsqu'il s'agira de discuter le nouveau budget  agricole européen, provoque le mécontentement au sein du secteur agricole français. Nombre de pays membres de l'UE souhaitent en effet une réduction de l'enveloppe de la Pac - 53 milliards d'euros, tout de même - dont les agriculteurs français sont les principaux bénéficiaires, à hauteur de 10 milliards... Si les céréaliers, principaux destinataires du système actuel, sont inquiets, les exploitants dans leur ensemble craignent que la France n'adopte, à l'instar d'autres pays européens, le système des aides uniformes à l'hectare, quel que soit le type de culture pratiquée.

(retrouvez la vidéo du discours du Président de la république).

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Espérons que ces subventions soient tournées vers une agriculture plus que raisonnée, c'est à dire biologique. Ras le bol d'ingérer des pesticides, engrais et autres pour des raisons de profits...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une remise à plat de la PAC? Cela devrait représenter une bonne nouvelle pour l'agriculture mondiale, en mal de concurrence pure et parfaite. Que ce soit les Etats-Unis ou l'Europe, les gouvernements communautaires se servent trop des subventions pour valoriser leurs productions sur le marché agricole mondial. Les revendications et les plaintes portées à l'OMC par les pays du "Sud" tel que le Brésil, le Mali, l'Afrique du Sud... sont fondées; pourquoi s'entêter à faire de l'agriculture non-rentable et destinée à l'alimentation animale tel que le blé en France? La paysannerie européenne doit se refonder, fini les exploitations au frais de l'Etat et de la collectivité.
Cela dit, bien sur qu'une exploitation agricole de qualité se doit d'être soignée et donc plus chère, et que c'est vrai que les pays du "Sud" bénéficie de salaire et de coûts d'exploitations inférieurs; mais alors pourquoi avoir créer un marché mondial si ce n'est pour bénéficier d'un système agricole commun?
Nombres de possibilités et d'opportunités sont à développer, mais pour cela des réunions mondiales permettant la discussion (et non le chantage) doivent être mise en oeuvre pour permettre à tous les États et agriculteurs de ci-retrouver, quitte à quitter l'OMC et la cotation mondiale des matières vivrières.

A explorer ...
Guillaume, étudiant en Économie et en Gestion
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et les chevres de l'UMP, X BERTRAND, L CHATEL, F LEFEVRE, GAINOT, que va t-il en faire ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
même avec une réforme de la PAC, l'agriculture est comme l'enseignement, c'est non concurrentiel, non économique, c'est des fonctionnaires, même s'ils sont propriétaire de certaines choses... même s'il y a un produit au bout de l'activité
Pour ce qui est de la cotation, c'est une observation du marcher, ce n'est pas un devoir à suivre.

L'occident a tellement bati qu'il a besoin de faire son agriculture dans les pays pauvres, mais ceux la crèvent de faim.. on est trop nombreux sur la planète, les intempérie de l'an dernier en australie, ont fait exploser le marcher du blé, on a frôlé la catastrophe cette année car les australiens ont récolté le sucre juste avant les inondations..à une semaine près la planète se serait trouvée en pénurie de sucre pour 2009... le sucre est la base de bcp de choses dans l'économie, seules les entreprises riches, auraient pu travailler.

On devrait s'orienter vers une politique agricoles mondiale commune... mais le chemin est long, les terres les plus rentables d'Europe ne sont pas les + fertiles, ce sont les terres Russes, parce qu'elles sont hors CEE.. des nombreux agriculteurs, partis d'Angleterre, y gagnent + d'argent sans subvention, qu'en restant en CEE.. les subvention européennes représente de l'or en roumanie , Hongrie, mais c'est autre chose en France, en Hollande..

La nourriture est meilleure en Suisse qu'en Europe, les rendements, la pollution et l'érosion des sol sont autant de facteurs a prendre en compte, sans parler du marcher des algues pour fabriquer des biocarburant... l'Europe agricole dépense bcp d'argent mais a des défits énormes à relever
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :


helas helas helas il ne s'interressera pas aux vins du languedoc roussillon et pourtant il y a tant a faire ......

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