Le Medef national appelle le Medef Guadeloupe à revenir à la table des négociations
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Le Medef national, estimant avoir reçu "toutes les assurances des pouvoirs publics", a appelé ce vendredi le Medef Guadeloupe à "revenir à la table des négociations". Ce dernier n'a en effet pas signé l'accord salarial partiel intervenu dans la nuit de jeudi à vendredi, première avancée positive d'un conflit qui dure depuis le 20 janvier.
Selon le préfet, l'accord "théoriquement" applicable au 1er mars, ne concerne en l'état "que 15.000 à 17.000 des 85.000 salariés" du privé. Et selon le Medef de Guadeloupe, à peine 3.500 salariés seraient visés par l'accord.
Le Medef national a également regretté, ce vendredi, que "l'accord qui se dessine ne fasse que reproduire les logiques tant critiquées de ces trente dernières années et recoure aux mêmes facilités qui freinent le développement économique durable de la Guadeloupe".
"Il faudra que l'ensemble des problématiques soulevées ces dernières semaines soient abordées dans le cadre des états généraux sur l'avenir des départements d'outre-mer annoncés par le Président de la République", a-t-il indiqué.
Le Medef de Guadeloupe et sept autres organisations patronales n'ayant pas signé l'accord de jeudi ont évoqué un "un climat d'intimidation et de violences", ce qui a également fait dire au Medef national qu'il se réservait le droit de poursuivre les auteurs de commentaires racistes. Les grandes familles békés, descendants de colons, sont accusées dans les Antilles d'être à l'origine de la flambée des prix, via des "monopoles", et d'entretenir ainsi une forme d'"esclavagisme".
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