France : l'inflation au plus bas depuis dix ans, la production fléchit, le déficit se creuse encore

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En mars, l'inflation retombe à 0,3%, un plus bas depuis juin 1999. La production industrielle a reculé de 0,5% en février. Et le déficit budgétaire se creuse encore.

Indicateurs mitigés ce vendredi pour l'économie française. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% en mars (+0,4% en février) mais progressent de seulement 0,3% par rapport à mars 2008, soit la plus faible hausse annuelle depuis juin 1999, a annoncé l'Institut national de la statistique.

La hausse du mois de mars "résulte principalement de la hausse des prix de l'habillement, des chaussures (+6,0%) et des autres produits manufacturés (+0,5%) à l'issue des soldes d'hiver", de même que celle des prix des loyers, de l'eau et des services d'enlèvement des ordures ménagères (+0,3%), relève l'Insee.

Ces augmentations sont "en partie compensées par les baisses des prix de l'énergie (-2,0%), des services de transports et communications (-0,8%) et des produits frais (-1,1%)". Les prix des autres produits alimentaires et des autres services sont stables, ajoute l'Insee.

De son côté, la production industrielle a reculé de 0,5% en février, après une baisse de 3,9% en janvier, a indiqué également l'Insee. La production de l'industrie manufacturière (comprenant les industries agricoles et alimentaires) s'est, elle, stabilisée, baissant de 0,1%, après un fort repli en janvier de 5,0%.

Cette stabilisation résulte d'évolutions contrastées selon les activités, explique l'Insee. Ainsi les industries agricoles et alimentaires ont toujours une production en baisse de 1,1% (après -1,9% en janvier) tandis que les activités de cokéfaction et raffinage par exemple se redressent nettement, 11,6%, après un recul de 15% en janvier.

Des recettes fiscales en baisse de plus de 20%

Enfin, sur le front des comptes publics, la tendance se poursuit. Le déficit budgétaire s'est creusé à 29,9 milliards d'euros fin février 2009, contre 22,7 milliards d'euros à la même date de 2008, a annoncé vendredi le ministère du Budget.

A la fin de février, les recettes nettes du budget général se sont établies à 32,1 milliards d'euros contre 41 milliards un an plus tôt.  Les recettes fiscales nettes se sont élevées quant à elles à 31,1 milliards d'euros, soit une diminution de 9,2 milliards d'euros par rapport à février 2008 (-21,8%). Cette baisse est liée à "la mise en oeuvre rapide des mesures du plan de relance" en matière fiscale, notamment les remboursements anticipés des créances de l'Etat aux entreprises, pour un montant total de 5,9 milliards d'euros, selon le ministère.

Les dépenses ( budget général et prélèvements sur recettes) ont atteint au total 55 milliards d'euros, contre 57,5 milliards fin février 2008.  L'impact du plan de relance sur les dépenses du budget général "n'est encore que faiblement perceptible compte tenu de la promulgation, le 4 février, de la loi de finances rectificative ayant ouvert les crédits correspondants", a indiqué le ministère du budget .
Hors plan de relance, l'évolution des dépenses d'une année sur l'autre "n'est pas significative", a-t-il également indiqué.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cette "baisse" de l'inflation laisse présager d'une réelle déflation dans lesmois à venir du fait du chômage qui explose et de la récession la plus grave depuis 1945 - le scénario à la japonaise se confirme et nous voila partis
pour une décennie de déflation et de croissance molle
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pas grave nicolas 1er a dis sa baigne
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La déflation des prix est une baisse des prix Et toutes les baisses sont bonnes à prendre en période de crise surtout pour ceux qui ont tres peu pour survivre dans la dignité en France Et ils sont nombreux tres nombreux ! Alors oui vive la déflation ET la croissance molle car pour ces gueux rien ne changent !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
oui mais une deflation engendre une recession economique du coup moins d'embauche du coup la galere pour les jeunes qui rentrent sur le marché de l'emploi en plus une deflation n'est pas tjr une baisse des prix !!!!!!!!

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