Investissement : à Nice, l’hôtellerie locale fait de la résistance
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Nice est la destination la plus visitée de France, après Paris.
Soniho
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Si l’immobilier en général est en crise, un segment résiste et performe, celui de l’hôtellerie. En 2025, selon le groupe de conseil en immobilier d’entreprises CBRE, plus de 3 milliards d’euros ont été investis dans cette classe d’actifs, contre une moyenne annuelle de 2 milliards avant la période Covid. Provence Alpes Côte d’Azur se classe deuxième avec 570 millions d’euros investis, dont 366 millions d’euros rien qu’à Nice et ses alentours. « Sur la place azuréenne, deux logiques dominent, explique Quentin Laferté, directeur du département Investissements Hôtels chez CBRE. Une logique de repositionnement d’une part, comme l’illustre le Mercure Nice Centre Notre-Dame, hôtel de 198 chambres cédé aux alentours de 55 millions d’euros au fonds Extendam qui souhaite opérer une montée en gamme. De l’autre, une logique de diversification des portefeuilles, souvent patrimoniale, qui oriente les investissements vers des actifs haut de gamme voire très haut de gamme. » A l’image du rachat du boutique-hôtel La Pérouse, 4 étoiles à Nice, pour une soixantaine de millions d’euros par la Compagnie Hôtelière de Bagatelle, groupe hôtelier familial parisien qui fait là son entrée sur la French Riviera. Ou encore celui du Cap Estel, établissement 5 étoiles de 20 chambres à Eze acquis fin 2025 pour 200 millions d’euros par la financière Agache de Bernard Arnault. Un record.