Crise oblige, 70% des cadres accepteraient un CDD faute de mieux

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Crise économique oblige, 70% des cadres seraient prêts à accepter un contrat à durée déterminé. Toutefois, une proportion non négligeable, les 30% restants, refuseraient catégoriquement, selon un sondage surprenant du cabinet de recrutement Robert Walters.

 "Compte tenu du climat économique actuel, quelle serait votre réaction si on vous proposait un contrat à durée déterminée?" C'est la question qu'a posée le cabinet de recrutement Robert Walters à un panel représentatif de 600 cadres français. Et 70% des cadres interrogés ont affirmé être prêts à accepter, "conséquence logique de la crise", explique le cabinet.

"Contrairement à certains de nos voisins européens pour qui les périodes de chômage sont une simple étape du parcours professionnel, les cadres français vivent très mal cette période. Ce qui explique qu?une large majorité est prête à renoncer à sa recherche d?un contrat à durée indéterminée plutôt qu?affronter l?absence de travail », commente Antoine Morgaut, directeur Europe de Robert Walters.

"L'intérim des cadres et le management de transition offrent un cadre contractuel mieux encadré et gagnant pour tous les acteurs, souligne également Antoine Morgaut. Cela permet de maintenir l'emploi malgré l'incertitude. D'autant plus qu'une proportion croissante des CDD ou contrats d'intérim aboutissent après trois mois à un CDI."

Mais ce sont tout de même 30% des cadres interrogés qui refuseraient catégoriquement un CDD. Les vaches ne seraient-elles pas si maigres que cela ? Ou, dans la culture française, le CDD serait-il infamant pour les haut niveaux de rémunération ?

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ca y est, même les cadres, on les prépare au CDD.
Mais quelle et alors aujourd'hui la fonction d'un cadre dans une entreprise. Le système est vraiment en crise de valeurs !!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et une baisse de revenus ?? de combien sommes-nous prêts à baisser nos revenus ?
parce qu'il faudra bien aussi en passer par là à un moment ou à un autre.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Que bon nombre de CDD se transforment en CDI fut le cas d'avant crise, mais actuellement, ce serait plutot le CDD qui serait renouvelé sans plus.... Les licenciements massifs font qu'il y a moins de personnel à gérer.. à encadrer. Les cols blancs sont automatiquement moins nombreux et ont la même durée de "vie" que le personnel qu'ils chapautent, y compris la même précarité.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Assez les salaires faramineux , revenons dans de justes rémunérations si ils ne veulent pas avoir la révolution
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les 30%, qui refuseraient, ne sont-ils pas ceux qui touvent normal d'employer ce type de contrat au personnel qu'ils encadrent? Cela mérite réflexion.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ce sondage aurait dû aussi être fait sur des salariés non cadre, et il est possible que la proportion de salarié refusant un CDD soit proche. Après tout, c'est dans la nature de tout salarié, que de préférer la stabilité à la précarité. La preuve, les jeunes diplômés rêvent de devenir fonctionnaires !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ce sondage sent le MEDEF, la tranche visée n'est pas les cadres de direction mais les ingénieurs et cadre commerciaux à qui l'on peut confier une mission de 18 mois maximum et fini les primes de licenciement du statu cadre en CDI de même en SSII.
Les jeunes ingénieurs et autres qui auront gouté à ça vont vite en revenir.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La psychose devient destructrice d'avenir: les sondages le prouvent. Si le moral est partout en passe de virer au rouge, on doit s'interroger sur les ressorts pour sortir de la morosité. Nos politiques vont-ils y contribuer en calant les bases d'une nouvelle économie supprimant les extrêmes ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour les 30 %, je dirai les deux mon Capitaine !.
Là où les cadres se croyaient à l'abri, le "pire" peut leur arriver !.

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