La crise n'est pas finie, selon Henri Guaino

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Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy est revenu sur les propos de François Fillon qui évoquait vendredi une amorce de sortie de crise. Pour lui, la crise est loin d'être encore finie.

La crise n'est pas finie et nul ne sait quand elle se terminera, a déclaré ce dimanche le conseiller spécial du président de la République française, Henri Guaino.  "La crise n'est pas finie, nul ne sait jusqu'où elle s'aggravera ni ne sait quand elle se terminera. Peut-être très rapidement et ce sera tant mieux mais aujourd'hui personne ne le sait", a-t-il estimé lors de l'émission le Grand Rendez-vous Europe 1-Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Henri Guaino est aussi revenu sur les récents propos du Premier ministre évoquant une éventuelle "sortie de crise". Lors d'un déplacement en banlieue parsienne vendredi, François Fillon avait déclaré que l'intervention de Nicolas Sarkozy le 22 juin devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles serait l'occasion d'évoquer "ce que devrait être notre contrat social, notre contrat républicain, dans le cadre de la sortie de crise qui s'amorce".

"Il a parlé de la crise à propos du discours que le président de la République ferait la semaine prochaine et qui évidemment envisagera la manière dont la France doit sortir de la crise, dans quelle situation avec quels objectifs", a repris ce dimanche Henri Guaino. "Il n'est absolument pas dans l'esprit du Premier ministre aujourd'hui de penser que la crise est terminée et que tout va recommencer comme avant".

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mr Guaino ne doit pas faire partie de la majorité présidentielle puisqu'il contredit le 1er ministre et la ministre des finances qui nous affirment depuis un an que tout s'arrange tout en modifiant chaque mois à la baisse leurs prévisions...
Donc Mr Guaino reconnait son ignorance. Il vient surement de découvrir les travaux de LEAP 20020 ! Ou alors il avait des consignes en haut lieu de contribuer à la désinformation des français basée sur la bonne vieille méthode Coué...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
M. Fillon parlait sans doute de sortie de la crise financière mais chacun l'a compris il y a une autre crise qui a débuté plus tôt que la première, la crise économique. la combinaison de la désindustrialisation désormais galopante et de la non création de nouvelles activités, exceptées les industries "vertes", ne peut pas générer de la croissance. Il faut donc un changement, une rupture comme un protectionisme européen qui viserait à équilibrer la balance commerciale Europe-Asie.
Il y a 10 ans j'avais émis l'idée d'un protectionisme nouveau envers les pays émergents pour éviter le déséquilibre des coûts entre les entreprises européennes et ceux des pays à bas coût qui risquait de mettre à mal, à moyen et long terme,nos industries européennes et finalement toute l'économie.
L'idée était de taxer fortement les produits à "bas coût" voire "très bas coût" à leur entrée en Europe mais de ne pas garder cet argent pour nous mais de le retourner aus pays de provenance des produits sous forme aides ou de remboursements des efforts, des nouveaux moyens déployés dans les domaines de l'accès à l'éducation, aux soins et à la protection de l'environnement. Cela avait l'avantage de tirer tout le monde vers le haut, surtout les pays qui faisaient de vrais efforts. Cette orientation de l'économie aurait même favoriser le développement de la démocratie dans le monde.
Cela aurait été le choix de l'équilibrage et non du déséquilibrage que les libéraux (principalement les grandes entreprises)ont développé en voyant les gains de productivité énormes réalisables. Cela n'était qu'une vision à court terme et les politiques, au niveau européen, ont laissé faire. Les politiques, surtout ceux de gauche,auraient du prévoir que le moyen terme et le long terme ne se satiferaient pas du déséquilibre crée. Les Socialistes, s'étant par trop convertis à la sociale démocratie, je veux dire une politique centriste, a loupé le coche politique qui les amènent au faible score des dernières élections européennes.

Merci de m'avoir lu,

Suan Anisyad
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Au-delà des crises financières et économiques il y a une crise systémique:
- économie (marchés, analyses) basée sur un compte de résultat qui n'a jamais permis de payer un fournisseur contrairement au cash
- marchés soumis au bon vouloir d'analystes ignorant tout des activités et concentrés sur un chiffre bottom line sans considérer la vision long terme ou la création de richesse
- redistribution limités des profits sans considérer qu'un actionnaire fasiant du 20% de rentabilité ne mangera jamais 2 steacks en même temps, ne regardera pas 2 télés en même temps ...

Et ce sans parler de la suite de non mesures prises de part le monde ce qui ne peut qu'induire une nouvelle crise d'ici quelques années, pour ne pas dire l'année prochaine.

Comment feront les entreprises pour payer fournisseurs et employés lors qu'elles auront fini de consommer le cash mis de côté ?

Comment tiendrons les groupes en 2010 avec entre 20% et 50% de dividendes en moins, plus de cash et pas de cash dans les filiales rémunération de l'actionnaire oblige ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Henri Guaino sait de quoi il parle. Il a été commissaire au plan

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