Emmanuel Todd : "le protectionnisme ou le chaos"

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Dans notre série d'été Visions de l'après-crise, "La Tribune" a interrogé Emmanuel Todd, politologue, démographe et historien. Ce dernier estime notamment qu'une Europe protégée, relançant la demande par les salaires, permettrait de renouer avec un cycle d'innovation.

La crise a révélé de nombreux dysfonctionnements dans l'économie et la finance, vous semble-t-il qu'on en tire les leçons pour le monde de demain ?

Il y a une ultime vérité qui n'a pas encore été acceptée : la crise provient d'un déficit de la demande à l'échelle mondiale, dont la cause première est le libre-échange. Le libre-échange a rompu l'équilibre entre la production et la consommation, il a conduit les entreprises à considérer leurs salariés comme un coût pur, et les a précipitées dans la compétition par la compression des salaires. L'irruption de la Chine et des pays émergents n'a fait que renforcer ce travers, qui aurait existé sans eux. Dans un monde où l'on comprime les salaires, la demande ne peut provenir que de l'endettement. D'où la crise.

 Le libre-échange a aussi des avantages substantiels, il a déclenché une période de forte croissance...

Dans la première phase, il y a bien sûr les économies d'échelle et les bénéfices de la spécialisation, je ne suis pas aveugle à cela. Mais dans la seconde phase, les effets déprimants sur la demande l'emportent, lorsque les entreprises ne considèrent plus leurs salariés comme des consommateurs. Dans nombre de pays développés, les salaires stagnent depuis quinze ans. Le seul élément dynamique était l'endettement du consommateur américain et le déficit extérieur des États-Unis, qui a tiré la planète. Si les plans de relance en cours visent à rétablir un tel système, nous butterons vite sur les mêmes difficultés. D'autant que les difficultés de financement des États vont apparaître. Les investisseurs vont se rendre compte que l'État américain n'est qu'un super-Madoff, l'escroquerie du siècle. Il est tout à fait vraisemblable que l'on assiste à l'effondrement du dollar dans l'année qui vient.

 Va-t-on vers le protectionnisme ? Le libre-échange est toujours défendu par les dirigeants du monde entier...

Les classes dirigeantes sont toujours les dernières à comprendre. Je note quand même un changement d'ambiance, les gens ne rient plus lorsqu'on parle de protectionnisme européen. C'est un beau projet, que celui d'une Europe protégée et relançant la demande par les salaires. Cela déclencherait probablement un nouveau cycle d'innovation technologique. Les délocalisations sont en effet un frein à l'innovation, parce qu'elles donnent accès à de vastes réserves de main-d'?uvre sous-qualifiée et sous-payée. Le personnage central du monde protectionniste, c'est l'ingénieur, et non le financier, qui triomphe au contraire dans le monde libre-échangiste. Pour le futur, ce sera ce monde protectionniste ou le chaos. Ou bien d'abord le chaos, et après ce monde-là.

Pourquoi les économistes sont-ils alors unanimes à condamner le protectionnisme ?

Ils sont incapables, malgré leurs efforts récents, de se réapproprier les concepts de la macroéconomie keynésienne, de concevoir la collectivité sociale ou nationale. C'est l'incapacité à penser le collectif qui aveugle notre époque et retarde le règlement de la crise. Cette société molle et atomisée qui est la nôtre n'a d'ailleurs pas que des inconvénients. Cela nous protège des folies collectives du dernier siècle. Malgré le chômage, il n'y a pas de petits bourgeois hystériques dans les rues pour réclamer un régime fasciste ou stalinien... Le niveau éducatif, qui est la variable déterminante de l'évolution d'une société, est aujourd'hui très élevé, même s'il ne progresse plus. Peut-être les évolutions idéologiques seront-elles beaucoup plus rapides et plus intéressantes qu'auparavant, grâce au niveau intellectuel des populations.

Vous êtes donc assez optimiste...

Ce qui m'inquiète, c'est le vieillissement des populations et des mentalités. L'âge médian de nos sociétés s'élève à 45 ans au Japon, 44 ans en Allemagne, 40 en France et 37 aux États-Unis. Et l'âge médian du corps électoral est encore plus élevé, puisqu'il ne comprend pas les moins de 18 ans. Cette évolution va induire un ralentissement de la vie politique et de la pensée. Elle explique le basculement à droite de l'Europe, lors des récentes élections européennes. L'obsession sécuritaire, c'est un problème de vieux qui a peur des jeunes. Regardez les pubs à la télévision, c'est le financement des obsèques, les problèmes d'érection et le cholestérol ! Les publicités en disent davantage sur nous que les sciences sociales. Et ce phénomène de vieillissement est irréversible, partout sur la planète. Même la Chine vieillit à vitesse accélérée.

Ces structures d'âges élevés n'empêchent pas nos sociétés de se moderniser à grande vitesse, au plan technologique...

Oui, ce sont des sociétés vieillies qui ont adopté Internet, et cela plus vite que d'autres, plus jeunes. Il y a certainement un acquis en matière de compétence, de niveau intellectuel, d'adaptabilité, qui devrait nous aider à résoudre cette crise longue. D'autant que se profile un grand moment de l'histoire de l'humanité : l'alphabétisation complète de la planète, qui devrait intervenir vers 2030. L'écriture date de 3.000 avant Jésus-Christ, il aura fallu 5.000 ans et quelque 200 générations pour réaliser ce grand projet. C'est impossible de ne pas être optimiste quand on envisage cela.

 

Bio express : Emmanuel Todd, né en 1951, est un démographe et un historien français. En 1976, son premier livre ("La Chute finale") pronostiquait l'effondrement du monde soviétique. En 1998, "L'Illusion économique" s'attachait à comprendre les causes de la stagnation des sociétés développées. En 2002, "Après l'empire" analysait le déclin des États-Unis et anticipait une crise financière déclenchée en Amérique.

Lundi, suite de notre série avec l'interview de Marcel Gauchet.
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A lire pendant les vacances: "La mondialisation n'est pas coupable, vertus et limites du libre-échange" de Paul R. KRUGMAN (prix Nobel d'économie 2008) 7 euros 50 (livre écrit il y a plus de 10 ans....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
belle lucidité. Espérons toutefois que le protectionnisme arrive avant le chaos et non l'inverse...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je suis entièrement d'accord avec cette analyse et le décalage générationnelle de nos pays développés. Tant que les anciennes générations n'arriveront pas à avoir une pensée collective et à comprendre les jeunes générations, nous allons entrer dans un monde de Chaos.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'article le plus intéressant et lucide lu depuis longtemps sur la crise actuelle et qui donne des clefs pour mieux appréhender un future court moyen et long terme.S'agit- il vraiment d'une vision optimiste? Rien n'est moins sûr ne serait- ce qu'à l'idée de voir le record de Madoff battu.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le protectionisme me semble une vue rétrgrade des choses. Il engendre des guerres, il empèche le développement des pays pauvres en leur coupant les commandes, il génère une inflation insuportable par ses prix de revient explosifs. Il ne semble possible que dans un régime totalitaire avec toutes les dérives qui en découlent.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Si l'état américain est un super MADOFF, l'état français en est son petit frère.
Nettoyons devant notre porte.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :

Pour les vieux, les malades, les handicapés et j'en passe, je ne vois qu'une solution....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Des analyses intéressantes, mais que penser d'un intellectuel qui analyse le monde à travers les publicités télévisées? Emmanuel Todd ne développe pas sa théorie selon laquelle le protectionnisme et les salaires élevés génèrent de l'innovation, ce qui me paraît fumeux (les salaires élevés, peut être, le protectionnisme... si la Corée du Nord et l'Albanie étaient des terres d'innovation, ça se saurait). Et si on ferme les frontières au textiles chinois, on les ferme aussi au pétrole arabe et à l'uranium africain. Et qui achètera encore nos airbus, nos bétons et nos centrales nucléaires? Le protectionnisme a été testé après la crise de 1929 avec le succès que l'on sait : la croissance est repartie... en 1947 après une guerre mondiale.
Les experts économiques ne sont peut être pas très crédibles, mais que dire des démographes qui font de l'économie...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le niveau éducatif global aurait donc beaucoup augmenté, selon ce professeur, alors qu'il s'agit seulement d'une massification à outrance, pilotant les masses conformément aux orientations des masses-merdias
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A-t'on une preuve historique que le protectionisme ait eu un rôle positif pour les populations? Je demande l'avis de Jacques MARSEILLE...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
l'économie est une roue et comme tel elle, a besoin d'être alimenté en permanence. Depuis la fin de la guerre et la création de l'europe nous avons systématiquent mis en place une politique de libre échange ceci afin de favoriser la croissance en france, en europe, et par riquoché dans les PVD. La proposition de Mr todd s'explique et se justifie. En effet aujourd'hui la demande ne peux provenir que de resources internes. tels que investissement productif, innovation, consommation. formaliser cela dans un cadre communaitaire n'a rien d'impossible. De toute facon cela ne durera que l'espace d'une roue, Car ce cycle une fois démmaré d'autre force se méttrons en place pour ré-instaurer le libre échange. La roue de l'histoire.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Notons que la Chine pratique depuis 1994 un protectionnisme monétaire d'une redoutable efficacité. Cela ne sert à rien de prohiber ou de restreindre les droits de douane si parallèlement on laisse, pratiquement sans rien dire, un grand Etat mener une politique des changes permettant une sous appréciation substantielle de sa monnaie, ce qui dope ses exportations et freine ses importations. La zone euro doit décider sans tarder de mettre en place une politique de change pour l'euro qui jusqu'à présent se contente de flotter au gré des marchés. Les médias et plus généralement l'ensemble des commentateurs doivent sans discontinuer souligner l'incompétence et la carence de nos hommes politiques (la détermination d'une politique de change pour l'euro n'est pas de la compétence de la BCE mais de celle du Conseil)dans ce domaine : ils assument la responsabilité directe de la destruction de millions d'emplois dans la zone euro.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Dire que la crise vient d'un déficit de la demande est un truisme qui n'apporte aucune information.
Dire que les salaires stagnent depuis 15 ans est faux.
Les concepts keynésiens tels que les conçoit Monsieur Todd n'ont rien à voir avec ce que Keynes a écrit dans la Théorie générale qui est le produit ne l'oublions pas de la crise de 29. Peut être devrait t'-il la lire ainsi que les essais de clarification opérés par Joan Robinson, Hansen et Hicks.Comme beaucoup de penseurs que je qualifierait de "germanopratins", Monsieur Todd voit dans l'Etat, la panacée universelle. Il serait peut être utile qu'il lise Stigler et Buchanan (tous les deux prix Nobel) pour comprendre que les choix de l'Etat ne sont pas les meilleurs choix collectifs mais les choix d'une caste et des lobbies.
Quant au protectionnisme, on est bien dans la lignée d'une France frileuse et emberlificotée dans un concept rural bien éloigné du monde moderne.
En ce qui concerne le vieillissement démographique, totalement d'accord et cela pose des problèmes et des solutions que les "penseurs" de gauche refuse de prendre en compte comme par exemple l'allongement de la durée du travail avant la retraite.
Bien à vous.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'angle de compréhension et de jugement me paraît bien argumenté et il dénonce implicitement l'usine du monde qui est le symbole même du libre échange insensé et qui continue d'ailleurs à vouloir progresser en ignorant les craquements sinistres de la branche sur laquelle nous sopmmes tous assis, qui commence à ployer et qui va bientôt casser sous les assauts des coups de scie des financiers et des banquiers, tous membres de A3I
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
"les classes dirigeantes sont toujours les dernières à comprendre": une vérité qui fait du bien à attendre. Phi fi, vous croyez encore qu'il y a eu deux guerres mondiales, et non une guerre mondiale en deux parties? Et la guerre de cent ans, vous la coupez en combien de guerres?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il ne faut pas employer le mot "protectonisme" comme Todd parce qu'immediatement on a des fous furieux qui vous parles de Hitler, Mussolini et la guerre... Il faut retablir des regles de concurrence sociale, fiscale, monétaire et ecologique juste. Point! c est le contraire de ce que fait le libre echangisme actuel et de l OMC. On va dans le mur en continuant sans changer. Je ne suis pas Emmanuel Tod ... mais c est ma constante dans mes analyses sur ce site et ailleurs
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Enfin une réflexion sensée! Parler de libéralisme quand les plus grands états du monde pratiquent un protectionnisme évident reèvent de l'angélisme! Mais nos financiers ne sont plus à ça près, du monent qu'ils engrangent des profits, rien ne les arrête! J'attend donc avec impatience les mesures annoncées pour réguler ce marché fou... Et si rien d'efficace n'est fait... ce sera le chaos, d'où renaîtra, comme le dit François Lenglet, une nouvelle économie, plus sensée et plus réaliste, et prenant (enfin!) l'être humain en considération.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
la tva sociale?!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pourait t'on réétudier la mise en place de la tva sociale, en rapport avec les ocnditions de rémunérations et protection sociale de chaque pays
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il serait judicieux de distinguer le commerce international (échange de biens ou de services en surplus, vieux comme le monde) de la mondialisation, répartition internationale du travail tentée à chaque siècle (Compagnie des Indes, colonialisme), et qui a échoué à chaque fois pour des raisons variées.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La révision des tarifs du "tarif extérieur commun" pour revenir à l' esprit du traité de Rome, l'espace de prospérité commune, à l'opposé du libre échange absolu prôné par la commission "non européenne", est obligatoire.
Elle devrait comprendre une vrai taxe sur le contenu en carbone à l'entrée de l'UE plutôt que l'usine à gaz invente par M J ROCCARD.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est bien agréable de pouvoir de temps en temps se nourrir des analyses et des approches d'Emmanuel Todd.
Merci à la Tribune de forcer quelques ouvertures salutaires dans le débat.

N'en déplaise à NAKUDA, il est temps aujourd'hui et après quelques millénaires d'expérience d'admettre qu'une société sans État n'est pas viable puisqu'une société est par définition un renforcement collectif obtenu par une mise en commun des forces et des faiblesses de chacun. Les lobbies ?? Qui donc aurait le culot (ou la sottise) de nier leur poids insupportable dans les décisions politiques des dirigeants européens et américains (les dirigeants européens n'ayant par ailleurs aucun compte à rendre aux populations puisque, aberration démocratique absolue, ils ne sont strictement élus par personne, sinon la parodie de désignation du président).

L'État n'est pas une panacée ? Allez donc le dire à tous les fauteurs de crise qui tendent la main pour s'approprier l'argent public après avoir dilapidé leurs avoirs par pure avidité irréfléchie...

Enfin et pour ceux qui estiment qu'un démographe ne doit pas se préoccuper d'Économie, (quand les économistes prétendent pouvoir influer sur tout : de la Politique à la Diplomatie en passant par la Démographie et la Morale) j'attends avec intérêt que La Tribune ouvre ses colonnes à Frédéric Lordon, qui est économiste et a lui aussi une perception de l'avenir économique salutairement différente.

Continuer de s'accrocher désespérément aux branches d'un credo qui a démontré son incohérence fait pathétiquement songer à ces "commandeurs" du léninisme qui continuaient imperturbablement à enfoncer l'URSS dans le bourbier avec des affirmations du genre tout échoue parce qu'on n'en fait pas assez, intensifions, intensifions.

Lamentable autant que méprisable ; Nous aurons sous peu l'occasion de le vérifier mais il sera trop tard : le monde est déjà en train de se reconstruire sans nous de la même manière que personne n'a jamais demandé à l'Éthiopie ni Népal de formuler leurs avis sur les traités de Vienne ou de Versailles.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est bien agréable de pouvoir de temps en temps se nourrir des analyses et des approches d'Emmanuel Todd.
Merci à la Tribune de forcer quelques ouvertures salutaires dans le débat.

N'en déplaise à NAKUDA, il est temps aujourd'hui et après quelques millénaires d'expérience d'admettre qu'une société sans État n'est pas viable puisqu'une société est par définition un renforcement collectif obtenu par une mise en commun des forces et des faiblesses de chacun. Les lobbies ?? Qui donc aurait le culot (ou la sottise) de nier leur poids insupportable dans les décisions politiques des dirigeants européens et américains (les dirigeants européens n'ayant par ailleurs aucun compte à rendre aux populations puisque, aberration démocratique absolue, ils ne sont strictement élus par personne, sinon la parodie de désignation du président).

L'État n'est pas une panacée ? Allez donc le dire à tous les fauteurs de crise qui tendent la main pour s'approprier l'argent public après avoir dilapidé leurs avoirs par pure avidité irréfléchie...

Enfin et pour ceux qui estiment qu'un démographe ne doit pas se préoccuper d'Économie, (quand les économistes prétendent pouvoir influer sur tout : de la Politique à la Diplomatie en passant par la Démographie et la Morale) j'attends avec intérêt que La Tribune ouvre ses colonnes à Frédéric Lordon, qui est économiste et a lui aussi une perception de l'avenir économique salutairement différente.

Continuer de s'accrocher désespérément aux branches d'un credo qui a démontré son incohérence fait pathétiquement songer à ces "commandeurs" du léninisme qui continuaient imperturbablement à enfoncer l'URSS dans le bourbier avec des affirmations du genre tout échoue parce qu'on n'en fait pas assez, intensifions, intensifions.

Lamentable autant que méprisable ; Nous aurons sous peu l'occasion de le vérifier mais il sera trop tard : le monde est déjà en train de se reconstruire sans nous de la même manière que personne n'a jamais demandé à l'Éthiopie ni Népal de formuler leurs avis sur les traités de Vienne ou de Versailles.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Logique étrange :
il faut en premier détruire en Europe des emplois synonymes de consommateurs solvables pour délocaliser et rendre compétitives des productions dans des pays à très bas coûts afin d?offrir à nos marchés, des biens de consommation aux prix ultra compétitifs pour des consommateurs devenus insolvables, qui voient fondre leur pouvoir d?achat en même temps que leurs espoirs d?obtenir un jour une retraite descente?
Si le travail en Europe ne finance plus la consommation dont l?économie a besoin, alors quelle autre solution qu?une taxe sociale sur les importations pour financer une solidarité économique offrant à chacun la possibilité de continuer à consommer? ?
Puisque le consommateur est ?roi?, il est donc temps de lui rendre le pouvoir, le pouvoir d?achat qu?il mérite. À nier sa ?monarchie?, il ne restera plus que l?anarchie?

Ps : merci M Todd pour votre vision claire et votre esprit critique
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
En Chine, la croissance est forte car les salaires augmentent. Comme en France en 1975 en fait!
Bizarre?!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le mot protectionnisme effraie -voir les réactions disproportionnées de NAKUDA ou de Novil-, synonyme de guerre et d?autarcie. Au contraire, le mot le libre-échange est vendeur, synonyme de modernité et d'ouverture. Mais ce sont des mots, et derrière ces mots se cachent des réalités plus transversales.

"L'exception culturelle française", le contrôle de sécurité alimentaire européen, les taxes américaines sur l'acier européen, le dumping monétaire chinois, le dumping fiscal est-européen, le sauvetage de JP Morgan, la prime à la casse, tout ceci relève du protectionnisme, mais dissimulé sous un autre nom. Nous sommes tous un peu protectionniste, c'est donc peine perdue que de se réclamer mordicus d'un libre-échange absolu, ça n'existe nulle part ?tout comme le protectionnisme absolu qui serait de l?ordre de l?autarcie. Il faut décomplexer notre rapport au mot protectionnisme.

L'argument qui consiste à lier protectionnisme et Seconde Guerre Mondiale est spécieux en ceci que l'effondrement des échanges internationaux avait, début 1930 du fait de l?augmentation du prix des transports notamment, largement précédé la mise en place de mesures protectionnistes de l?initiative des Etats. La Crise de 1929 est d'abord financière (tiens donc), ensuite seulement elle devient commerciale, les initiatives des Etats ne viennent qu'après coup et auraient dans ce domaine eut même tendance à limiter les dégâts. Pour peu que le domaine du commerce international ait été déterminant : ce dernier ne représentait que 11% du PIB mondial à l?époque.

Enfin, l'idée d'Emmanuel Todd de renforcer le protectionnisme Européen, qui existe déjà comme je l'ai expliqué (sous forme de normes de sécurité pour la commercialisation des produits), notamment par un protectionnisme tarifaire est gratifiable, mais sera inopérante si elle ne s'accompagne pas d'un renforcement de l'harmonisation fiscale Européenne, histoire de limiter les opérations de dumping des pays de l'Est et d'assurer la cohésion de l'espace Européen de libre-échange (tiens-donc).
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est vrai. On entend nos dirigeants parler High Tech sans savoir qu'il est de moins en moins chez nous et que les SSII vendent l'heure ingénieur expert bien moins chère que l'heure de mécanique ou de tôlerie maintenant. Pour autant les licenciements d'Ingénieurs augmentent. Dur pour une catégorie de citoyens qui a couté cher à la nation et entre tard dans la vie active. Ca, c'est de l'investissement gâché par le laxisme de nos dirigeants successifs.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les seules économies qui continuent de rencontrer une forte croissance sont, avec la Chine au premier rang, des économies protégées, contrôlant les importations par des systèmes de licences ou de quotas. Nos économies libérales ne peuvent pas les concurrencer, nos produits n'y sont pas les bienvenus mais en revanche nous ouvrons nos portes et écoutons les théses de l'OMC qui me semblent aggraver la situation. Un peu de protectionnisme ne fait pas de mal s'il permet de sauver nos emplois.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
à Henry2: Avions nous une preuve historique que la Terre tourne autour du Soleil?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
en effet, on peut être d'accord sur l'analyse de E.Todd et ses prévisions (chute du dollar,...), mais en désaccord avec les solutions proposées. Considérer les salariés comme des consommateurs, c'est juste, car cela permet d'éviter des délocalisations qui sont la source de l'endettement (création de richesses à l'étranger, baisse des revenus des individus et de la population active ici, d'où endettement pour maintenir la consommation). Au niveau politique, il ne faudrait pas relancer le protectionnisme d'Etat (barrières douanières), mais plutôt promouvoir, par des campagnes d'information (ou d'éducation), la responsabilité politique individuelle autant que collective des consom'acteurs: Acheter local, c'est produire local, c'est conserver richesses et capacité d'innovation. Pour le moment, il semble que ce soit le cercle vicieux: recherche du plus bas prix = achat de produits étrangers à faible coût de main d'oeuvre = demande croissante pour ces produits = augmentation de la production à l'étranger = comparaison défavorable avec les marges locales = délocalisations = perte d'emplois et de pouvoir d'achat = recherche du plus bas prix = etc. Continuons ainsi à nous tirer des balles dans les pieds ! A moins que le prix de l'énergie d'importation devienne rédhibitoire...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A Nakuda et à tous ceux qui veulent allonger la durée du travail avant la retraite, j'aimerais qu'ils répondent à ces 2 questions :
- 1 : A quoi ça sert d'avoir 1million de retraités en moins si c'est pour avoir 1 million de chomeurs en plus ?
- 2 : A quoi ça sert de vouloir faire travailler les quinquagénaires alors que plus aucune entreprises ne veut les embaucher ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le pb est bien là: l'Europe n'a pas de marge véritable d'action dans le choix d'UNE politique monétaire, fiscale et même de convergences des orientations à donner à l'économie. Alors un protectionnisme à son échelle? J'en doute fort; pourtant quant aux pyramides des âges elles deviennent d'un même modèle grosso modo partout dans les pays développés.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
HADOPI>UNE LOI VOULU ET BIENTOT Votée par des gens qui vont s'en servir à des fins et dérives dangereuses !

HADOPI c'est tout simplement une loi qui va permettre des dérives de tout ordre,tout ça pour quoi ? pour qui ? les lobbys musicale et cinématographique qui vont plutôt très bien,vu leur incompétence à évoluer avec leur temps ! Les chtis un des film les + piraté et un des film qui a battu tous les records depuis que le cinéma existe,et à permi à Mr Boon de gagner 26 millions d'euros.On peut aussi parler de la chanson avec l'album de Francis Cabrel "Des roses et des orties" vendu à 700 000 exemplaire et qui lui à fait gagner 5 millions d'euros !

ALORS IL FAUT ARRETER LES MENSONGES,et dire que HADOPI c'est autre chose et va servir à autre chose que se que l'on essaie de nous faire croire !

Un lobby est un groupe de pression qui tente d'influencer les lois, les réglementations, l'établissement des normes (industrielles par exemple), les décisions..., pour favoriser ses propres intérêts, économiques en général.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
LES FRANCAIS VONT ETRES Décortiqués,Etiquetés ! ! UN SCANDALE

C'est très grave ! la loi Loppsi et Hadopi

C'est bien plus qu'une histoire de droits d'auteurs !
Des fichiers vont êtres créés,vous allez sur un site de rencontre gays,vous serez cataloguer à la rubrique Mr......orientation sexuel homosexuel.Vous allez sur un site politique PS,NPA,Europe Ecologie,Ump,FN,PC.....vous serez cataloguer à la rubrique, orientation politique.......et ainsi de suite.Enlevez moi un doute "nous sommes bien en France ?"

De plus,ils vont pouvoir fouiller le disque dur de votre ordinateur et vos mails avec des logiciel espions,tout ça à distance sans même que vous vous en rendiez compte,ils pourront également suivre une conversation (texte,audio et cam)que vous aurez sur une messagerie instantanée sans oublier le téléphone si vous avez le forfait internet + téléphone.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Beaucoup de manichéens dans les commentaires. Entre ceux qui ne savent pas qu'il existe une gradation dans le protectionnisme, ceux qui mélangent politiques sociales (communautarisme/libre-arbitre, collectivisme/individualimse,...) économiques (libre-échgange/protectionnisme, étatisme/privatisation,...), type de régimes (démocratique/autoritaire/constitunionnel,...),...
Protectionnisme ne veut pas dire collectivisme et autoritarisme comme en Corée du Nord, pendant les 30 glorieuses l'Occident était protectionniste.
Pour ceux qui croient que le libre-échgange favorisme les pays pauvres, la mono-culture intensive libre-échangiste et FMIesque a ruiné et affamé un bon nombre d'états africains.
Chaque pays doit consommer, produire et utiliser ses ressources naturels dans des proportions respectables. L'hyper spécialisation entretenue depuis 20 ans par le crédit facil nous a mené à la ruine du système libre-échangiste.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Voila un point de vue que je partage totalement:Ce qui m'inquiète, c'est le vieillissement des populations et des mentalités. L'âge médian de nos sociétés s'élève à 45 ans au Japon, 44 ans en Allemagne, 40 en France et 37 aux États-Unis. Et l'âge médian du corps électoral est encore plus élevé, puisqu'il ne comprend pas les moins de 18 ans. Cette évolution va induire un ralentissement de la vie politique et de la pensée. Elle explique le basculement à droite de l'Europe, lors des récentes élections européennes. L'obsession sécuritaire, c'est un problème de vieux qui a peur des jeunes. Regardez les pubs à la télévision, c'est le financement des obsèques, les problèmes d'érection et le cholestérol ! Les publicités en disent davantage sur nous que les sciences sociales. Et ce phénomène de vieillissement est irréversible, partout sur la planète. Même la Chine vieillit à vitesse accélérée.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le problème avec la situation actuelle, c'est qu'en tendance de fond (la "crise" n'étant qu'un accélérateur), beaucoup de nos emplois s'en vont à l'étranger dans des pays à bas coût, même la R&D dont on nous serinait qu'ils ne partiraient jamais ;
quel gâchis pour la société de voir une partie non négligeable de ses individus ne pas lui être utile d'un point de économique, juste "bonne" à recevoir des allocations pour pouvoir vivre un peu décemment ; le MEDEF parlerait de talents gâchés...
une dose non négligeable de protectionnisme pour développer les emplois en France et en Europe serait donc la bienvenue (il me semble que cela créerait plus d'emplois que cela en détruirait, au vu de notre balance commerciale) ; messieurs les économistes, ne rêvez pas d'une "concurrence parfaite" et de convergence des salaires, il y aura toujours quelque part dans le Monde des salariés moins chers, ça c'est le monde réel...
ce ne serait pas forcément un frein à l'innovation comme je le lis en commentaire, les meilleurs pourraient continuer à exporter ; actuellement, ceux qui l'emportent, je ne suis pas sûr que cela soient les plus innovants mais ceux qui usent d'un savant marketing (dur de justifier la multiplication entre le coût sortie d'usine et le prix final !) et disposent d'une économie d'échelle, c'est-à-dire les multinationales
à très court terme ce ne serait peut-être pas bon pour le pouvoir d'achat d'une bonne part d'entre nous, mais cela permettrait une société sans doute plus égalitaire, avec une valeur "travail" retrouvant plus de sens
je ne suis pas si optimiste qu'Emmanuel, peut-être est-ce de nature ; certes, l'histoire nous enseigne les mouvements de balancier (et pas toujours dans la douceur du reste) ; mais je ne vois pas d'homme politique de la "pensée dominante", ou devrais-je dire tellement bien intégré dans la classe dominante qui profite elle de la mondialisation, remettre en cause le système actuel
en tout cas, voilà bien un sujet qui mérite débat et bien plus que l'antienne "le libre-échangisme c'est ce qu'il y a de mieux, y'a pas à discuter, passez votre chemin", qui reste peu argumentée et dont nous gratifie habituellement (soyons juste, c'est moins le cas depuis la "crise", mais dès la reprise économique, on y aura droit à nouveau)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Merci pour cette nouvelle intervention. Pour qui prend la peine de dépasser le "ronron" de la pensée unique ultra-dominante dans les médias, il y a indubitablement des idées neuves et en évolution permanente.
Quelques remarques toutefois :
1) le protectionnisme n'a jamais fait rire en province, chez les PME, Cadres et Artisans qui soutiennent l'économie et vivent aujourd'hui de plein fouet les effets d'un libre-échange devenu libre-échangisme délirant.
En revanche, s'il ne fait plus rire à Paris, il reste encore du chemin avant que les élites et les gouvernements réalisent que cette Crise peut être une chance de repartir différemment, notamment en créant enfin un cadre, national ou européen d'une VRAIE politique de plein-emploi, et non de cette politique de rigueur tartufféenne que nous subissons depuis 25 ans, malgré de nombreux votes de désaveu du peuple français.
2) le protectionnisme ciblé, européen ou national (je reste dubitatif sur la capacité à mobiliser l'Allemagne et l'Europe sur un tel projet, y compris par le chantage ou la pression diplomatique), doit maintenant être décliné en mesures concrètes, intelligibles par tous les citoyens, ce qui suppose l'établissement d'un programme politique, économique et social cohérent. Certains commencent à travailler sur un programme de "Salut public" dans cette voie. à suivre donc...
3) le vieillissement de la population va atteindre ses limites avec la double contraction des classes d'âges post-baby boom, et des moyens financiers pour soutenir un système de santé tendu à l'extrême.
L'enjeu essentiel aujourd'hui est la natalité, afin d'accélérer le rajeunissement des populations, et le rééquilibrage de l'âge médian (pas si vieux que cela tout de même).
Malheureusement, les gouvernements n'ont pas compris l'importance des politiques natalistes (à part l'Allemagne qui s'y lance avec retard). La réforme des retraites annoncées pour 2010 (avec la suppression des 4 trimestres par enfant élevé) est ainsi une véritable catastrophe, et j'espère que cette réforme sera bloquée par une vive réaction de l'ensemble de population qui est concernée par cette mesure illégitime et néfaste.
Pour le reste, le protectionnisme ciblé pour faire renaître une industrie en France n'a que des avantages :
- relance par l'emploi et les salaires ;
- création de circuits courts écologiques ;
- augmentation des échanges mondiaux (aujourd'hui en chute brutale faute de demande) par la relance des échanges de matière première et d'équipements industriels ;
- contrainte économique forte envers les pays émergents pour assumer la nécessité d'améliorer leurs standards politiques (on attend encore les effets du libre-échangisme sur la démocratie en Chine...), sociaux (salaires) et environnementaux (outre le respect de règles sur la propriété intellectuelle etc...).
- et surtout une réussite compatible avec les valeurs françaises : pour en finir avec cette désanctuarisation permanente et catastrophique.
Pour ce qui est des airbus, centrales nuc' et autres trains, s'agissant de biens dits stratégiques (comme les armes), il n'y a pas de réelle inquiétude à avoir pour nos exportations, déjà réduites à la portion congrue (ex. : les airbus vendus aux chinois sont aujourd'hui construits.. en Chine... sic). Aucun pays n'acceptera de ne dépendre que des USA (Boeing), du Japon ou autres...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le très talentueux anthropologue Emmanuel Todd, nous annonce
« Le protectionnisme ou le chaos » ! Même si le contenu de l?interview n?est pas aussi péremptoire, il affirme que la situation dans laquelle nous sommes tient une insuffisance de demande à l?échelle mondiale, lié au fait que les entreprises- précisions : les grandes, du moins celles qui avaient la taille pour délocaliser-, sont allés chercher la main d??uvre moins chère là ou elle se trouvait, et ont donc distribué là-bas un pouvoir d?achat qui a manqué dans nos pays développés. Complétons : les profits massifs qui ont pu être ainsi dégagés, n?ont pas été re-dépensés, sinon en très faible partie, dans nos pays, ont alimenté une spéculation insensée, et ont quelquefois financé d?autres investissements dans ces pays à bas salaires.

A cette étape, l?analyse d?Emmanuel Todd ne doit être corrigée que sur un point. La demande mondiale a été suffisante pour le développement des grandes entreprises, elle a même connue une accélération forte , de 2% l?an à 4,5% environ, mais en son sein, la part de demande des salariés des pays développés a été très affaiblie par rapport aux années 60-80. En cause, c?est vrai , la relative stagnation du pouvoir d?achat induite par l?ouverture des frontières, les importations des pays à bas salaires et la fuite des capitaux dans ces pays; par ailleurs, dans les pays émergents, la demande a été plus concentrée sur les investissements que sur la consommation, une classe moyenne émergeant lentement, tandis qu?une frange très réduite s?enrichissait énormément. Et complétons : le « fordisme » qui a soutenu une croissance régulière de 25 ans à 3%-5% dans les pays développés, est la solution qui doit maintenant s?installer dans les pays émergents, pour que la consommation devienne le moteur de leur croissance ; c?est très exactement ce qui est en train de se passer en Chine.

Question : pourquoi cette ouverture des frontières, qui, notons le, a commencé en Europe, puis s?est ensuite élargie à l?Afrique du nord et certains pays d?Asie , avant de se mondialiser ? Réponse : par un mécanisme inéluctable dans l?économie industrielle de marché. L?homme invente des outils de production de plus en plus performants, mais, aussi, de plus en plus gros et couteux. Chaines de production , puis robots ?.Ceux-ci augmentent la productivité du travail , et permettent donc d?augmenter le niveau de vie. Encore faut-il vendre la production croissante de ces nouveaux outils pour les amortir. Pour ce faire , il faut élargir continuellement l?aire de marché donc exporter. Mais pour exporter, il faut aussi, inéluctablement, accepter les importations qui sont les exportations des autres.

Question : ne pouvait-on absorber les gains de productivité , en consacrant moins de temps au travail, donc en produisant la même quantité en moins de temps, en réduisant la durée du travail. Réponse : oui , c?était une option, mais elle impliquait que soit décidé , il y a vingt ou trente ans, qu?on consommait assez en quantité , qu?on pouvait se contenter du niveau de vie alors atteint. Un nouveau mode de vie , moins « consummeuriste », plus axé sur l?être et mois sur l?avoir était possible . On l?évoque aujourd?hui. Une très large majorité de citoyens le refusaient alors.

Question : pouvait on arrêter l?ouverture des frontières à l?Europe et quelques pays satellites ? Réponse : peut-être, pour un temps, mais très vite le problème de l?aire de marché se serait posé. De plus, peut-on s?affirmer en faveur du développement des pays pauvres ? dont, bien souvent , nous avons été les colonisateurs- et ne pas leur permettre d?exporter dans nos pays pour se développer ? Pouvait-on leur imposer de rester des fournisseurs passifs de pétrole et de matières premières ? Etaient-ils condamnés à rester des assistés dépendant de notre aide, qui d?ailleurs se raréfiait sans cesse ?

Emmanuel Todd évoque alors une issue : un protectionnisme limité à l?Union européenne à 27 , au sein de laquelle les Etat se mettent d?accord pour une relance unitaire par les salaires. Cela signifie donc que l?on referme la porte, au moins en partie, aux importations des autres pays ? Il suffit d?évoquer cette solution pour saisir immédiatement son impossibilité. Pour trois raisons. L?Allemagne refuse maintenant les politiques communes, estimant qu?ele en supporte toujours le poids principal et que nombre de pays, dont la France, sont « du club med » c?est-à-dire budgétairemenbt peu sérieux. Mais, même si une telle relance était possible, les pays auxquels nous fermerions les frontières européennes, fermeraient alors les leurs , réduisant les exportations européennes Ceux des pays européens qui sont gagnants dans le commerce international, l?Allemagne en tête ? troisième raison - s?opposeraient avec vigueur et victorieusement, à ce projet. Sans doute fallait-il ouvrir moins vite et moins. Mais les anglais, entre autres, qui ont toujours souhaité freiner l?intégration européenne continentale, poussaient au contraire à l?élargissement qui interdirait, et a interdit effectivement , cette intégration. Refermer aujourd?hui , par contre , impossible !

Solution ? Deux impératifs pour nous en sortir. Accepter chez nous , nous tous, européens, le changement précité de notre « mode » de vie. Une croissance lente ?nécessaire sur le plan écologique- donc une croissance beaucoup plus égalitaire ; les moins aisés de nos compatriotes, comme dans tous les pays, ne peuvent pas accepter la perspective d?une stagnation de leur « niveau » de vie ; pour leur offrir encore une perspective de hausse , dans un croissance ralentie, il faut que les plus aisés acceptent , eux, de moins consommer. Ceci implique donc une distribution primaire beaucoup plus égalitaire des revenus dans les entreprises, et, surtout, une redistribution plus forte par l?impôt. Le sens exactement contraire des loi TEPA, boucliers fiscal et autres baisses d?impôts accumulées depuis 2002. C?est ainsi que la « collectivité sociale ou nationale » qu?évoque Emmanuel Todd se régénèrera, en sens inverse de l?individualisme croissant qui délite notre société.

Mais en second lieu nous devons orienter toutes nos compétences à la fois vers une réorganisation de notre production ( produire les énergies renouvelables là ou on les consomme, transporter « propre », produire « bio » près des agglomérations ?) et vers l?innovation technique afin de retrouver les créneaux à l?exportation que nous n?avons plus. Comme le souligne Emmanuel Todd, dans un monde qui sera entièrement alphabétisé en 2030, les pays émergents, et surtout la Chine et l?Inde, eux aussi, cherchent, et innovent, mais ils doivent et veulent surtout élever le niveau de vie de leurs quatre milliards de citoyens. Nous devons donc tenter de garder une certaine avance technique pour pouvoir leur apporter les technologies et les biens dont ils ont besoin et n?ont pas ? pas encore ! - les moyens de mettre au point. Espérons que c?est à cela que se consacrent ceux qui mettent actuellement au point les projets que doit financer l?emprunt public annoncé. Alors l?ouverture des frontières ne conduira pas au chaos.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
oui, ce monsieur redécouvre l'eau chaude ! on voit cependant qu'il argumente assez bien, et qu'il a un réflexion approfondie, cependant la redécouverte du phénomène des cycles, besoins à satisfaire, production, surproduction soit pour augmenter son bénéfice ou lutter contre les concurrents et sur-sur production par rapport aux besoins à satisfaire, ce n'est pas une idée innovante, on connait cela dans le cochon tous les 5-6 ans en france, puis crise et retour à l'équilibre, cela dure depuis la nuit des temps !
l'analyse par le viellissement est bien menée mais on s'en doutait tout de même, y compris par la politique de l'enfant unique qui accélère les choses en chine. quant au merveilleux protectionnisme, il a toujours été plus ou moins pratiqué d'une façon ou d'une autre par ceux là même qui le dénoncent, essayez de rentrer un produit innovateur technique en France, quelques amis étrangers important des produits techniques vers la France m'ont indiqué quel fut le chemin de croix qu'ils ont subi pour rentrer et qui a parfois retardé leur entrée en France sur 3-4 ans...la protection existe bel et bien, même si on affiche des volontés inverses...alors entre le discours et la réalité des choses dont mr Todd ne tient pas compte, par ailleurs ce monsieur assène le retard permanent des politiques, mais rien n'est moins vrai, seulement, eux jouent leur boulot et les électeurs aiment entendre ce qui leur plait...cqfd...il n'y a qu'en période de crise certaine qu'on peut rentrer dans le chou du client, pardon..., du citoyen et monsieur Todd est atteint du même syndrome, il nous ressort un vieux Keynes éculé, dont tout prouve que les solutions qu'il proposait ont été inefficaces, la crise de 29 a duré près de 15 ans-en comptant la guerre- après la chute boursière à new york et nous n'en sommes qu'à l'an 2 de la crise, qui peut dire ce qui se produira d'ici à 3,7,10 ans, le seisme s'est produit; mais avons nous encore eu les répliques ? rien n'est moins sur !!! les USA ont protégé leur marché, donc appliqué un protectionnisme à partir de 29, rapatriement des capitaux...et on voit ce qui est arrivé, en revanche, la guerre leur a donné un appel d'air qui les aspiré et le reste du monde aussi, heureusement mais au prix de destructions sans nom et de millions de morts...qui peut prévoir si nous n'y repasserons pas ? personne et pas monsieur Todd apparemment !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je propose ce long commentaire. A tou hasard.

Le protectionnisme est-il une solution possible ?


Le très talentueux anthropologue Emmanuel Todd, nous annonce
« Le protectionnisme ou le chaos » ! Même si le contenu de l?interview n?est pas aussi péremptoire, il affirme que la situation dans laquelle nous sommes tient une insuffisance de demande à l?échelle mondiale, lié au fait que les entreprises- précisions : les grandes, du moins celles qui avaient la taille pour délocaliser-, sont allés chercher la main d??uvre moins chère là ou elle se trouvait, et ont donc distribué là-bas un pouvoir d?achat qui a manqué dans nos pays développés. Complétons : les profits massifs qui ont pu être ainsi dégagés, n?ont pas été re-dépensés, sinon en très faible partie, dans nos pays, ont alimenté une spéculation insensée, et ont quelquefois financé d?autres investissements dans ces pays à bas salaires.

A cette étape, l?analyse d?Emmanuel Todd ne doit être corrigée que sur un point. La demande mondiale a été suffisante pour le développement des grandes entreprises, elle a même connue une accélération forte , de 2% l?an à 4,5% environ, mais en son sein, la part de demande des salariés des pays développés a été très affaiblie par rapport aux années 60-80. En cause, c?est vrai , la relative stagnation du pouvoir d?achat induite par l?ouverture des frontières, les importations des pays à bas salaires et la fuite des capitaux dans ces pays; par ailleurs, dans les pays émergents, la demande a été plus concentrée sur les investissements que sur la consommation, une classe moyenne émergeant lentement, tandis qu?une frange très réduite s?enrichissait énormément. Et complétons : le « fordisme » qui a soutenu une croissance régulière de 25 ans à 3%-5% dans les pays développés, est la solution qui doit maintenant s?installer dans les pays émergents, pour que la consommation devienne le moteur de leur croissance ; c?est très exactement ce qui est en train de se passer en Chine.

Question : pourquoi cette ouverture des frontières, qui, notons le, a commencé en Europe, puis s?est ensuite élargie à l?Afrique du nord et certains pays d?Asie , avant de se mondialiser ? Réponse : par un mécanisme inéluctable dans l?économie industrielle de marché. L?homme invente des outils de production de plus en plus performants, mais, aussi, de plus en plus gros et couteux. Chaines de production , puis robots ?.Ceux-ci augmentent la productivité du travail , et permettent donc d?augmenter le niveau de vie. Encore faut-il vendre la production croissante de ces nouveaux outils pour les amortir. Pour ce faire , il faut élargir continuellement l?aire de marché donc exporter. Mais pour exporter, il faut aussi, inéluctablement, accepter les importations qui sont les exportations des autres.

Question : ne pouvait-on absorber les gains de productivité , en consacrant moins de temps au travail, donc en produisant la même quantité en moins de temps, en réduisant la durée du travail. Réponse : oui , c?était une option, mais elle impliquait que soit décidé , il y a vingt ou trente ans, qu?on consommait assez en quantité , qu?on pouvait se contenter du niveau de vie alors atteint. Un nouveau mode de vie , moins « consummeuriste », plus axé sur l?être et mois sur l?avoir était possible . On l?évoque aujourd?hui. Une très large majorité de citoyens le refusaient alors.

Question : pouvait on arrêter l?ouverture des frontières à l?Europe et quelques pays satellites ? Réponse : peut-être, pour un temps, mais très vite le problème de l?aire de marché se serait posé. De plus, peut-on s?affirmer en faveur du développement des pays pauvres ? dont, bien souvent , nous avons été les colonisateurs- et ne pas leur permettre d?exporter dans nos pays pour se développer ? Pouvait-on leur imposer de rester des fournisseurs passifs de pétrole et de matières premières ? Etaient-ils condamnés à rester des assistés dépendant de notre aide, qui d?ailleurs se raréfiait sans cesse ?

Emmanuel Todd évoque alors une issue : un protectionnisme limité à l?Union européenne à 27 , au sein de laquelle les Etat se mettent d?accord pour une relance unitaire par les salaires. Cela signifie donc que l?on referme la porte, au moins en partie, aux importations des autres pays ? Il suffit d?évoquer cette solution pour saisir immédiatement son impossibilité. Pour trois raisons. L?Allemagne refuse maintenant les politiques communes, estimant qu?ele en supporte toujours le poids principal et que nombre de pays, dont la France, sont « du club med » c?est-à-dire budgétairemenbt peu sérieux. Mais, même si une telle relance était possible, les pays auxquels nous fermerions les frontières européennes, fermeraient alors les leurs , réduisant les exportations européennes Ceux des pays européens qui sont gagnants dans le commerce international, l?Allemagne en tête ? troisième raison - s?opposeraient avec vigueur et victorieusement, à ce projet. Sans doute fallait-il ouvrir moins vite et moins. Mais les anglais, entre autres, qui ont toujours souhaité freiner l?intégration européenne continentale, poussaient au contraire à l?élargissement qui interdirait, et a interdit effectivement , cette intégration. Refermer aujourd?hui , par contre , impossible !

Solution ? Deux impératifs pour nous en sortir. Accepter chez nous , nous tous, européens, le changement précité de notre « mode » de vie. Une croissance lente ?nécessaire sur le plan écologique- donc une croissance beaucoup plus égalitaire ; les moins aisés de nos compatriotes, comme dans tous les pays, ne peuvent pas accepter la perspective d?une stagnation de leur « niveau » de vie ; pour leur offrir encore une perspective de hausse , dans un croissance ralentie, il faut que les plus aisés acceptent , eux, de moins consommer. Ceci implique donc une distribution primaire beaucoup plus égalitaire des revenus dans les entreprises, et, surtout, une redistribution plus forte par l?impôt. Le sens exactement contraire des loi TEPA, boucliers fiscal et autres baisses d?impôts accumulées depuis 2002. C?est ainsi que la « collectivité sociale ou nationale » qu?évoque Emmanuel Todd se régénèrera, en sens inverse de l?individualisme croissant qui délite notre société.

Mais en second lieu nous devons orienter toutes nos compétences à la fois vers une réorganisation de notre production ( produire les énergies renouvelables là ou on les consomme, transporter « propre », produire « bio » près des agglomérations ?) et vers l?innovation technique afin de retrouver les créneaux à l?exportation que nous n?avons plus. Comme le souligne Emmanuel Todd, dans un monde qui sera entièrement alphabétisé en 2030, les pays émergents, et surtout la Chine et l?Inde, eux aussi, cherchent, et innovent, mais ils doivent et veulent surtout élever le niveau de vie de leurs quatre milliards de citoyens. Nous devons donc tenter de garder une certaine avance technique pour pouvoir leur apporter les technologies et les biens dont ils ont besoin et n?ont pas ? pas encore ! - les moyens de mettre au point. Espérons que c?est à cela que se consacrent ceux qui mettent actuellement au point les projets que doit financer l?emprunt public annoncé. Alors l?ouverture des frontières ne conduira pas au chaos.


a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Voir un demographe historien faire de l' Economie, c'est comme voir un ane à Longchamp.
La vision de grands blocs économiques protégés et compartimentés est une superbe vue de l'esprit, dont les conséquences sont assez previsible : la GUERRE.
Peut etre que M. Todd considere cela comme une relance Keynesienne ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Enfin, es personnalités de premier plan rejoignent le camp du bon sens. Les clivages politques nés dans la décde 1930-1940
ont anesthésiés nos élites politiques. Le scandale du fonctionnement de l'Europe ommunautaire doit laisser la place à un vate programme économique à l'intérieur de l'Europe en association avec la Turquie et l'Afrique: le retour des industries dites d main d'oeuvre ans cet espace.
L'harmonisation sociale et fiscale nécessite un gouvernement unique. Si les britaniques n'en veulent pas,ils peuvent se calfeutrer dans leur espace insulaire.
La régulation n' 'est ni de gauche ni de droite, elle appartint aux citoynes de l'Europe. L'heure est au réalisme du 21 ème siècle
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bravo à La Tribune d'avoir donné la parole à Emmanuel Todd: le fait que la crise soit née d'une insuffisance de la demande qu'à pallié le développement du crédit, est un diagnostic trop peu posé par les membres du G20, qui pensent d'abord à sauver les banques. Comme le souligne Jean Matouk, les politiques d'inspiration keynesienne peuvent participer à une relance (c'est ce que parait réussir la Chine), mais c'est plutôt la généralisation d'un néo fordisme (européen ? mondial ?) qui assainirait la situation par le développement d'une demande solvable et la réduction des inégalités.
Comme l'ont mentionné nombre de commentateurs, le protectionnisme est déjà présent partout sous des formes diverses (monnaies sous évaluées, réglementations plus ou moins obscures, droits de douane); le renforcement des normes environementales, indispensable pour assurer l'avenir de notre planète, va nous offrir de nouveaux moyens pour protéger les économies européennes.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Certains dans leurs commentaires parelent de la nécessité de politiques natalistes. Or les politiques natalistes sentent toutes mauvais : il suffit de penser aux politiques natalistes pour préparer de la chair à canon des guerres ou encore celle du 3è Reich. Il faut laisser la liberté aux gens et ne pas chercher à les influencer d'autant plus que les enfants coûtent de plus en plus cher et que la pauvreté et la misère sont le lot des familles nombreuses qui n'arrivent pas à joindre les 2 bouts. Les malins, eux, ne font pas d'enfants
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour mieux comprendre comment Emmanuel Todd conçoit ce fameux protectionnisme européen, et comment libre échange et protectionisme ont été utiles à tour de rôle au développement de nos économies, je vous conseille d'écouter une longue interview réalisée il y a quelques mois par France Culture: cf lien ci-dessous.
C'est lumineux.

http://www.dailymotion.com/video/x8hoib_emmanuel-todd-debat-protectionnisme_news
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
à FL et les autres
Proposer aujourd'hui des politiques natalistes alors que la population de la terre devrait bientôt se stabiliser autour de 9 Milliards d'êtres humain, et que nous ne savons pas comment ils pourront tous être nourris est irresponsable. Cette stabilisation n'a pas seulement une dimension économique, mais aussi une dimension culturelle: les femmes ne sont plus seulement des ventres. Elles préfèrent avoir moins d'enfant et mieux les éduquer, et si possible aussi avoir un peu de temps pour vivre pour elles.
En même temps, dire que les malins sont ceux qui n'ont pas d'enfants constitue une véritable provocation: ce sont les enfants qui nous forcent à rester jeunes et créatifs. C'est vis à vis d'eux que nous sommes responsables de l'état de la planète. Une Terre couverte de vieux atteints de jeunisme et occupés à lutter contre la mort: quel cauchemar !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
" le protectionisme me semble une vue rétrograde des choses. Il engendre des guerres, il empèche le développement des pays pauvres en leur coupant les commandes"

C'est le libéralisme échevelé qui engendre le pillage des pays pauvres, le dumping et l'importation de produits du Nord dans des économies qui sont incapables de s'autosuffire et dépendent du riz étranger. La Chine et L'inde ont mis en place des pratiques de substitution aux importations salutaires. C'est l'ultralibéralisme qui a engendré les guerres durant les années 30 en propageant la crise avec des facteurs politiques. C'est le libéralisme qui continue de semer la guerre comme en Irak ailleurs pour des ressources. C'est le libéralisme de Bruxelles qui jette des familles entières à la rue, qui détruit des usines.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Chouette ! Il va bien falloir à un moment ou un autre s'arrêter ! Si dans le futur la terre compte 20 milliards d'habitants et si on stabilise, le problème est le même que si on stabilise à 7 ou 9 milliards. On ne fait que reculer le problème ! Et un nombre de vieux de plusieurs milliards va être plus difficile à gérer. De toute façon, la Terre n'aurait jamais dû dépasser 3 milliards d'habitants et nous allons vers la catastrophe chaque jour un peu plus vite avec la dispartion de la biodiversité, la fonte des glaciers, la pollution généralisée par les fumées et les pesticides, la détérioration du climat, le recul des zones cultivables et la dispartion des forêts primaires, le manque d'eau, la malnutrition de plus d'un milliard d'individus qui augmente. Mais Dieu merci, ces signes avant-coureurs ne sont pas perçus par la grande masse des habitants de la planète qui fait confiance aux politiques qui ont toujours su gérer, et l'histoire le prouve par les nombreux conflits et aléas catastrophiques, les intérêts des citoyens au mieux, dans le meilleur des mondes.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Todd a peut-être tort de parler de protectionnisme , il devrait plutôt parler de la nécessité du "juste-échange"à opposer au libre-échnage qui est en fait le laissez-fairisme.Il s'agit de rendre le commerce international juste où chacun peut se battre avec les mêmes armes, or tel n'est pas le cas aujourd'hui.
Quant aux Libéraux qui viennent encore nous parler des mauvais choix de l'Etat, ils oublient tout simplement que les entreprises sont aussi capables de mauvais choix et viennent ensuite quémander l'aide de l'Etat comme nos chères banques.C'est bien connu: privatiser les profits et socialiser les pertes, devise des Libéraux.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Si 20% de la population mondiale est riche, c'est bien parce que 80% de cette population est pauvre. La terre n'a pu, ne peut et ne pourra jamais produire la richesse équitablement à l?ensemble de ses habitants... donc c'est le grand retour aux corrections de l'histoire : perturbations, nouvelles idéologies (religions, pensées...) et puis guerres et conflits.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Incroyables propos ! Voila Emmanuel Todd nous expliquant que la dépression actuelle est la faute du manque de demande... dans le monde entier précise-t-il, alors que tous les économistes s'accordent à constater que la demande est restée ferme, ça commence mal, le reste est à l'encan. Est ainsi évoqué le libre-échange comme une sorte de partouze économique pour laquelle tout serait permis, ce qui est méconnaître les différents accords de l'OMC. Cette contorsion n'a pour but que de présenter la "solution" moralisante et rassurante semble-t-il croire : la création d'un seul pays, l'Europe, super protecteur, promis. Idéologie, quand tu nous tiens ! Viennent ensuite des affirmations que nous nous contenterons de dire péremptoires : des "petits bourgeois" auraient fait la révolution Russe (Todd est pourtant historien), les vieux sont des ringards qui freinent, le budget américain est une escroquerie et sans protectionnisme dont on ne sait rien ce sera le chaos, rien de moins. Voila qui est bien odorant. Le moyen évoqué à l'intérieur de ce petit monde protégé, c'est la relance keynésienne qu'il faut rétablir et à laquelle nos élites ne comprennent rien car c'est de la macroéconomie. Le héros de cette dernière c'est l'ingénieur des classes moyennes, pas le financier des élites. Puis en conclusion induite, nous devons nous y mettre car le monde sera alphabétisé en totalité en 2030, autant dire demain, qu'on se le tienne pour dit ! On espère simplement que l'écrivain-penseur-philosophe-historien-anthropologue et désormais économiste à ses heures est bien payé pour faire ce travail de manipulation qui sent bien fort la haine de l'autre.

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