François Ewald : "la défaite de l'idéologie de la finance"

 |  | 941 mots
Lecture 4 min.
Dans notre série d'été Visions de l'après-crise, "La Tribune" a interrogé François Ewald, professeur au CNAM. Selon lui, la crise offre une nouvelle chance à l'écologie politique. Mais l'Europe face aux puissances émergentes sera le grand sujet de demain.

Cette crise révèle-t-elle une rupture avec le monde "d'avant"??

Cette crise n'est pas une crise du système capitaliste, mais une crise du pouvoir au sein de ce système, comme le capitalisme en a d'ailleurs connu d'autres. Le monde financier a progressivement pris le pouvoir à partir des années 80 à la faveur de la globalisation. Il a su imposer un discours, dont beaucoup d'économistes se sont faits les porte-parole, repris pratiquement par l'ensemble des acteurs économiques sur les vertus du marché, de l'autorégulation, du "corporate gouvernance". Pourtant, beaucoup se posaient des questions sur la pérennité de ce modèle de croissance et sur les dérives du capitalisme financier, marqué par une temporalité extrêmement courte et un besoin obsessionnel de faire fortune rapidement. Ces alertes furent déniées. Cette crise est avant tout une crise de la gouvernance et elle marque la défaite d'une idéologie. La finance ne peut plus prétendre gouverner le monde, idéologiquement au moins.

L'échec d'une idéologie signifie-t-il une perte de pouvoir??

Certainement. Les financiers le savent bien, qui avaient pris les moyens d'installer leur pouvoir dans sa dimension idéologique aussi. Il n'y a plus, pour un temps, de "discours du capitalisme". Mais si la finance a perdu le pouvoir, elle n'a pas perdu pour autant son pouvoir économique. Elle demeure un rouage essentiel de l'économie et les politiques le savent bien. De ce point de vue, nous vivons un nouvel avatar de la vieille rivalité entre le financier et le politique, l'un essayant de dominer l'autre alors qu'aucun des deux ne peut vivre sans l'autre. Le pouvoir politique sauve le monde financier, sans lequel on n'imagine pas de vivre, pour cela il s'endette à des niveaux inégalés, ce qui ne manque pas de renforcer le pouvoir financier. "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette..."

Finalement, vous ne décelez aucune remise en cause radicale du capitalisme à l'aune de cette crise...

Il est peut-être temps de sortir Marx de nos têtes, et cesser de penser que le capitalisme est condamné à aller à sa destruction. Ce n'est pas parce que le capitalisme ne fonctionne pas comme le dit la théorie qu'il ne marche pas, cahin-caha, dans la réalité. Un des phénomènes les plus singuliers et les plus importants de cette crise, que l'on nous dit comparable à celle de 1929, est que les critiques habituels du capitalisme sont restés aux abonnés absents. Il est vrai qu'on ne voit pas comment le socialisme de "troisième voie" pourrait faire sérieusement la critique de ce dont il s'est fait l'agent politique. Quant aux néo-marxistes, l'histoire les a remerciés en 1989. Ce n'est pas le moins inquiétant?: les contestataires sociaux les plus radicaux ont en effet considéré que cette crise financière était un "non-événement", une péripétie par rapport aux vrais sujets?: le changement climatique, l'existence de l'homme sur terre. La dimension sociale de la crise, terrible pour ceux qui la subissent, n'a pas de traduction politique. Cela ne veut pas dire que la crise n'est pas aussi sociale, mais que les mouvements sont désespérés. Ils peuvent devenir violents, emprunter les voies minoritaires du terrorisme qui fait si peur au nom de la mystérieuse "insurrection qui vient".

Cette crise aura-t-elle néanmoins des conséquences politiques??

J'ai parlé du pouvoir intellectuel, qui est à prendre. Ce n'est pas rien. Cette crise a déjà ses traductions politiques, mais, sur ce terrain, l'essentiel est à venir. Il y a eu en novembre dernier l'élection d'un Noir à la présidence des États-Unis. Un événement considérable. Il y a l'agonie des socialismes. Il y a la victoire des écologistes aux dernières élections européennes, qu'il ne faut pas sous-estimer. L'écologie est en train de prendre le pouvoir intellectuel et politique. La crise renforce les protectionnismes, les relocalisations, la déglobalisation, le néo-rousseauisme si cher aux Français. Depuis trente ans au moins, thèmes et batailles écologistes transforment profondément la démocratie. La crise leur offre une nouvelle chance.

Vous imaginez d'autres conséquences??

Crise de la globalisation, elle aura des conséquences géopolitiques. On le voit déjà dans la naissance du G2O, qui conteste le G8. La question religieuse, dans un monde en quête de sens, n'a pas fini d'agiter les esprits. Qui ne s'est pas encore converti à la finance islamique?? Cette merveilleuse alchimie qui réconcilie finance et religion. Mais l'essentiel est peut-être ailleurs. La seconde moitié du XXe siècle a été celle de la décolonisation et du "développement", manière pour les anciens colonisateurs de se poser comme modèles pour les anciens colonisés. Le XXIe siècle pourrait bien être celui de leur revanche. La question est alors de savoir dans quelle mesure cette crise va encourager cette tendance lourde où, pour parler comme Hegel, les "maîtres" d'hier risquent de devenir les "esclaves" de demain. Cela concerne tout particulièrement les Européens, dont ce devrait être le grand sujet...

 

Bio express: philosophe de formation, docteur ès Lettres, ancien assistant de Michel Foucault, François Ewald est professeur au Conservatoire national des arts et métiers et directeur de l'École nationale d'assurances. Ses travaux portent plus particulièrement sur les politiques du risque: l'avenir de la "société assurancielle" d'un côté, et de l'autre, les logiques de précaution. Il achève un essai sur ce sujet (Grasset).

Demain, suite de notre série avec l'interview de Nassim Taleb
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
monsieur prend ses jugements pour des réalités. l experience de l alternative bolivarienne pour les ameriques montre qu il y a du nouveau en socialisme.il peut etre le fait de spiritualistes. le marxisme n a pas d avenir car il repose sur la fiction du materialisme. certes le terme de socialisme a été galvaudé par les politiciens corrompus qui en ont trahi l essence, nous avons quelques exemple en France!.le bout du tunnel que nous voyons poindre est celui de .. l entrée. la référence au changement climatique qui serait considérée comme une réelle crise montre a quel point la desinformation est efficace de la part des néo-malthusiens. actuellement,il n y a pas de rechauffement climatique. a ce sujet voir des infos utiles sur le site: solidarité et progrés.org, sous la rubrique l imposture du changement climatique. cette imposture est surtout utile pour ceux qui veulent imposer une taxe sur le carbone, corollaire de la bourse sur le carbone.pour les gogos a plumer , il faut sans cesse renouveler la nature de la bulle speculative quand la precedente s est dégonflée. monsieur Gore est avisé car il préside un fond speculatif sur le carbone a londres... s agissant de la crise en cours et l effondrement des etats-unis qui vient je signale les capacités anticipatives de gerald celente... ou celles de Leap 2020...disposant moi-meme d une petite capacité de perception du futur, j ai decouvert beaucoup d infos sur le net dont les precedentes references apres introduction de certains mot-clefs correspondant au futur qui vient. il est remarquable que Francois EWALD qui est considéré comme une reference de poids pour differentes raisons valables, se trompe a ce point pour les evenements qui viennent .en ecrivant ce petit billet je lui présente mes excuses car je ne veux pas etre considéré comme discourtois a son egard. de maniere generale la grande majorité des specialistes ecrivant dans les journaux economiques se trompe.attendez simplement que le futur inscrive progressivement sur un tempo de plus en plus rapide, la deferlante d evenements qui montrera que le liberalisme est une doctrine revolue. avant l effondrement il y aura aussi une tentative fasciste qui echouera........
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vos explications sont très savantes et je comprend, mais je résume une de vos remarque sur 2 lignes, afin de les faire compredrent aux médias , car s'est eux qui font sur cette la richesse de tout ce que vous nommés, sans le savoir vous même vous ète classé dans la même catégorie.
Jules Verne a prédit la guerre des races ce qui ne s'est pas encore réalisè mais a déja commencé depuis belle lurette, vous abordé ce sujet en parlant des anciens colonisateurs etre plus simple révisé vos écrits en phrases
plus citadines car vous ne l'ête pas.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Comme l'article précédent je vous signale que la nature Humaine est la machine la mieux conçue sur terre, elle est la plus cruelle des races, elle craie se peines ses joies, elle craie ses désirs, ses devoirs etc... toutes formes quelconques de conduite, etccc
Les organismes qui tentent de lui en imposer, sera exceptée a condition que sa lui conviennent.
Mais la forcer, lui imposer quelques manières que ce soit, est une atteinte grave a la liberté aux droits de vie de l'Homme.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
LA GESTION DES CYCLES INDUSTRIELS et ECONOMIQUE POSE la QUESTION de l'EXISTANCE du PETAINISME ECONOMIQUE. c'est dans les faits, au quotidien, les dirigeants se sont rués comme des malades mentaux dans les MANOEUVRES DE la délocalisation, c'est ce qu'on a appelé à tord la pensée unique. EN REALITé c'est CETTE FRENESIE DE l'ARGENT FACILE et le pire de l'être humain qui ont guidé nos petits chefs en mal dereconnaissance, ce pire c'est la plus GRANDE LACHETé MéPRISABLE. Nos CADRES MEPRISABLES formés par des PROFESSEURS EGOCENTRIQUES n'ont pas compris que leurs PETITS ENFANTS VONT FINIR éMIGRéS dans les PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les événements que j'ai vu et vécu de prés dans ma carriére professionnelle, font que je vois une certaine vérité dans l'asociation des points de vue de M. Francois EWALD et de "EXCLAMATION".Toutefois Si F.EWALD a le mérite de dénoncer une certaine incurie de la part des "décideurs" financier, il ne propose apparemment aucune solution pour faire en sorte que dans le cadre des grands bouleversements économiques actuels, en Europe et en France on puisse ne pas passer de l'état des "maîtres d'autrefois" aux états "d'esclaves" de demain. Les solutions ne peuvent passer que par une créativité réaliste et appliquée plus développée dans le domaine des sciences appliquées, et bien voir que les nouveaux "seigneurs" du monde éonomiques n'ont en général aucune qualifications sérieuses pour aborder et maitriser ces aspects, pas m^me souvent la capacité de dicerner ce qui peut être utile à "booster" les industries, plutôt que de voir disparaître les une après les autres les industries, les industries de pointe souvent se voir dramatiquemnt réduites, et ne rien voir à 'l'horizon" pour assurer une reléve significative. Quand on constate qu'il n'y a plus que l'industrie du luxe et du tourisme, qui comme on a pu le constater en 2009 partout qui se dégradent beaucoup. Et pour cause, pour dépenser de l'argent en produits de luxe et en tourisme, il faut pouvoir en avoir ou pouvoir le gagner avec autre chose, et ne pas voir ici un effet de statistique économique qui puisse "s'autoalimenter".
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cet article est très lucide. Nous assistons au retournement de situation : non seulement par l'émergence de pays autrefois sous une domination européenne, mais aussi à l'intérieur même des pays européens de par l'immigration controlée ou clandestine, de par le droit du sol qui donne la nationalité française à tous les nouveaux-nés de familles immigrées aux femmes illettrées, mais très fécondes, à l'inverse des femmes européennes: pour celles-ci, on ne peut pas à la fois vouloir une carrière comme les hommes et en même temps avoir de nombreuses maternités. En outre pour avoir un niveau de vie "à l'européenne", il faut l'entrée de deux salaires dans un ménage.
Le capitalisme de par la fortune en spéculant en bourse fait partie des gènes du monde anglo-saxon: d'où l'importance de la place de Londres. Il est impossible au monde occidental de changer la forme présente de capitalisme. Seule sous une forme ou sous une autre (miusulmane, asiatique?) une nouvelle économie, une nouvelle monnaie forte, reposant sur d'autres bases apportera un bouleversement ... au grand détriment de l'occident.
En attendant l'écologie et le soit-disant fait que le bouleversement climatique est du à l'homme alors qu'il s'agit en réalité de grands cycles climatiques millénaires, permet pour certains l'acquisition de fortunes, comme cette fumisterie que sont les éoliennes fonctionnant en moyenne 120 jours par an, et remplacées dans l'entre-temps par des centrales thermiques!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
D?habitude esprit aiguisé et perspicace, François Ewald nous fait ici un petit embrouillamini.

Il a bien sûr raison sur le fait que le capitalisme n?est pas mis en cause par la crise financière que nous vivons. Raison aussi sur le fait que le pouvoir est en train de changer de mains. Mais à mon humble avis, il a grandement tort de suggérer que le pouvoir du politiqueva être renforcé, et, au sein de ce politique, que l?écologie va prendre le dessus ! Bien sûr, c?est ce que disent les médias en Occident? Mais la réalité est tout autre !

La réalité, c?est que le monde développé vient de prendre une grande claque, et que maintenant ce sont les grands pays émergents, Chine et Inde en tête, qui tiennent le manche. Il est illusoire de penser que la mondialisation peut revenir en arrière, ou même seulement être freinée : elle a été beaucoup trop loin, nous avons trop besoin les,uns des autres, les consommateurs occidentaux ont besoin des producteurs chinois, et réciproquement. La mondialisation va donc continuer de plus belle, les marges qu?elle engendre vont être de plus en plus facilement appréhendées par les entreprises des pays émergents ? ou, ce qui revient au même, les grandes entreprises occidentales vont devenir peu à peu contrôlées par les capitaux des pays émergents, lesquels ont un taux d?épargne très élevé.

Donc le pouvoir planétaire va glisser progressivement vers le parti communiste chinois, le Congrès indien, et les financiers qui gravitent autour. Or ces gens ?là ne se préoccupent que très peu d?écologie, et encore moins d'écologie politique, même s?ils assaisonnent de temps en temps leurs discours à cette sauce. En fait, ils veulent que le niveau de vie de leurs pays rattrapent celui des pays développés, et accessoirement reprendre la place qui leur revient dans le concert des nations après une éclipse de quatre siècles.

François Ewald y fait une timide allusion à la fin de son papier? « Les « maîtres » d?hier risquent de devenir les esclaves » de demain », dit-il. Dommage d?en parler en si peu de mots, c?était le vrai sujet. Et les rejets de carbone des centrales thermiques chinoise n?ont pas fini de croitre et d?embellir?

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
cet article confirme que de nombreux tabous tombent. Depuis ces dernières semaines, on a enfin le plaisir de lire ici et là des pexposés de personnalités éminentes qui n'hésitent plus à dénoncer le pouvoir réel et total des industriels de la finance internationale. Compte tenu de l'hyper puissance de ces filières, la sagesse consiste à construire en parallèle une nouvelle économie , qui agrègerait à l'économie de proximité, une nouvelle industrialisation des secteiurs qualifiés à tort << de main d'oeuvre, comme le textile >>. La communauté européenne prisonnière des lobbys financiers doit subir une << éradication du vrai faux concept qualifié à tort de libéral>> Je précise: e démantèlement des services publics est une invention du pouvoir financier qui récupère les recettes de l'état et condamne les citoyens européens à la pauvreté, par la double peine: on supprime les industries et on << cartélise>> les marchés captifs: autoroutes, les énergies, les transports, la santé.
Cette crise aura permis d'aborder le protectionisme sans être taxé de frontiste,de parler d'économis sociale et solidaire sans être taxé de communisme; Toute la classe politique peut redorer son blason en nous évitant une guerre civile européenne;
Acceptons cet espoir.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
je lis avec beaucoup d'intérêt les opinions des uns et des autres et j'aimerais y trouver plus d'humanité ; peut-être parviendrons nous un jour à nourrir tout le monde sur cette planète et à cesser de raisonner en termes de pouvoir et de finances.....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je me marre.
Oui, je me paye une franche tranche de rigolade.
Depuis des mois maintenant, on assiste à des visions, des commentaires, des experts de tout poil....
Que ce soit ici ou la, sur des blogs tout le monde y va de sa version du monde après la crise !!!!

Rien, absolument rien ne changera.
Les hommes sont des lâches, des pleutres et des couards pour la plupart.
Incapable de sacrifier une parcelle de leur confort pour assurer un espoir d?avenir à leur progéniture, ils préféreront déshériter ceux-ci plutôt que de fournir une once d?effort afin de sortir des carcans dans lesquels ils se sont eux-mêmes enfermés.

L?homme est le seul animal suffisamment C.N pour scier de son propre chef la branche sur laquelle il est assis tout en conservant un sourire béat.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ah quel bonheur de lire vos commentaires cela me change des debilité que je peux lire dans les autres medias (je ne les nommes pas je serais censuré...lol) mais bon qd on lis la Tribune c est qu on a un minimum de neurone (ou un maximum...) En effet ces commentaires font plaisirs à lire et je partage leur convictions pour laplupart... J ai beaucoup de respect pour M Ewald mais là qd meme: "François tu pousses le bouchon un peu loin..."
Au plaisir vs lire.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il y a deux milles ans ,les philosophes du haut de leurs rochers regardaient en bas l'écume lecher les bas cotés de la greve;de siecles en siecles,ils firent de meme, loin de la cohue et des problemes" tres terre à terre",gardant leur hauteur de vue;d'aucun argumentait il faut s'occuper du bas ,ils ont des problemes,mais jamais,sauf rare exeption ,leurs reflexions apportées n'ont étés en phase avec" le terre à terre",avec les solutions que les hommes de "L'ECUME SE SONT DONNE".A l'heure actuelle,dés qu'un philosophe parle philosophie,il y a deja un malaise ,un probleme;dés qu'il parle économie,le malaise s'accentue pour arriver à une incomprehension ,"LA SPECIALISATION" et autres ,qui echappent à l'universalisme dont ils se veulent porteur ,mais qui dans son essence meme,fait fie de leurs valeurs,"celles qui les fondent" .Le relativisme, qui approche, va tres vite gommer les valeurs absolues,mais surement pas dans le sens que vous croyez ,ou esperez,"je peuts etre bon avec les miens", et "pas bon avec les autres",il n'y a plus de logique bien sur,mais faut bien vivre, et on ne vit qu'une fois ,ça c'est la "leçon " du passé qui nous fonde et dont vous semblez etre étrangers.Alors "terre à terre",les emmergeants vont nous manger?Et comment?Par leur démographie gallopante qui serra pour eux une tare,alors que nous les vieux pays ,riches et capables de se passer de main d'oeuvre par robotisation et automatisation et d'assumer leur devenir y compris social,c'est deja le cas et c'est en oeuvre,le japon se veut lui meme en pointe dans ce domaine;l'autarcie est potentiellement plus forte chez nous que chez eux qui ont un besoin absolue d'exporter .Nous sommes européens 450 MILLIONS ET NOS EXELLENCES ne sont pas pretes d'etres égalées;le serront -elles?L'outil protectionniste serra notre solution.Temporaire bien sur,mais si nous refroidissons,"eux les emmergeants s'effondrent et rentrent en glaciation".Leur demographie peut faire craquer leurs frontieres,mais nous ne sommes plus à l'époque des sabres et des chevaux,les murs nucléaires et thermonucléaires empecheront toutes velleités d'invasion pour résoudre leurs problemes.Ca,m.le philosophe,"c'est du pragmatisme,loin de vos valeurs,mais bon sang,qu'es ce que on voit loin les pieds dans l'écume sur son petit rocher?.........
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
commentaires tout a fait pertinents ainsi que les diiférents sujets abordés.
mais articles inquiétants car en résumé, l'avenir s'annonce sombre, comment pouvez vous etre confiant pour le futur entre la dette nationale qui s'annonce, le poids mouche de l'europe et les futurs problèmes écologiques?
J'ai 21ans et je pense que rapidement, les problèmes de finance vont être dépassés par des soucis pour des ressources premières telles que l'eau, l'oxygène, la nourriture.
Donc au lieu de s'apitoyer sur notre sort, profitons de ces dernières années de "calme". sur ce bonne journée!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les intellos face à cettte crise pêtent un cable. La finance, la banque ne devraient être qu'une affaire de comptable et non de pouvoir. Les vrais pouvoirs sont là où la richesse se construit et qui la monopolise, là est le seul vrai pouvoir aux côtés du pouvoir politique et militaire. La banque , l'assurance, les services en général, publics ou privés, ne sont que des parasites qui se nourrissent sur les producteurs de richesses, non François Marx n'est pas mort, là il est plus que jamais d'actualité. Le drame des pays occidentaux c'est que cette richesse ne se produit plus chez eux mais de plus en plus en Asie qui capitalise et monopolise de plus en plus sur la base d'un coût salarial très bas. La vraie question est serons nous contraints de suivre ce modèle. Pour demeurer compétitif devront nous comme les Chinois accepter d'esclavagiser le salariat Européen et ainsi maintenir une production de richesses seule capable de financer les investissements pour demain et le quotidien d'aujourd'hui la question demeure la même au travers du temps. Hier il fallait financer les investissements du chemin de fer de l'aviation demain ceux d'un appareil de production et de consommation économiquement durable mais pour ce faire il faut produire de la richesse. La libéralisation inégallée de la recherche de création d'activités nouvelles pour ce faire avec à son sommet le statut de l'auto entrepreneur sera-t-elle suffisante je ne le crois pas, pas plus que l'innovation et la créativité très vite copiée ailleurs. Je crains que le tournant auquel nous assistons de l'économie mondialisée dans lequel les pays émergenats exigent de plus en plus de pouvoir économique et ils seront de plus en plus nombreux aujourd'hui les "BRICS" demain l'ensemble de l'Amérique latine et l'Afrique ne finissent dans un chaos généralisé et violent. Je ne vois pas d'autres issues.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La crise, quelle crise ?
Les dettes, quelles dettes ?
Les déficits, quels déficits ?
Les faillites, quelles faillites ?

Non, aboutissement (jusqu'à quelle limite ?) d?un NON SENS ABSOLU IMPOSE (imposé comme imposition et impôts, pourrez-t-on peut-être même dire?.) à Bretton-Woods en juillet 1944....
Le gros problème (il y a quelque temps quelqu'un a dit : "Nous avons un gros problème" (sic)) est de vivre dans un système monétaire non viable avec une monnaie de réserve sans fondement (depuis au moins 1970), et même depuis les "accords" de Bretton-Woods en 1944.

En effet le « choix » en 1944 d'une MONNAIE D?UN SEUL PAYS COMME MONNAIE DE RESERVE ne pouvait que faire vivre (DE FAIT) ce pays avec des DEFICITS (et DONC à CREDIT) avec le risque de le rendre à terme, ou de le conforter, paresseux et belliqueux en lui permettant d?user et d?abuser du DROIT DE SEIGNEURIAGE. A l?époque, Keynes avait (paraît-il ?) déclaré que ce système portait en lui, dès sa naissance, le GERME DE SA PROPRE DESTRUCTION.

Cette conséquence, VIVRE EN DEFICIT, donc à CREDIT SUR LE DOS DE LA PLANETE, INELUCTABLE dés LE DEPART, est connue sous le nom de paradoxe (ou dilemme) de Robert Triffin, il a été exposé dès 1960. (nota : Le dilemme de Triffin ou paradoxe de Triffin tire son origine du système de Bretton-Woods, lequel rendait nécessaire le déficit de la balance des paiements des Etats-Unis pour alimenter le monde en moyens de paiement internationaux. Une telle situation contribue à un affaiblissement progressif de la confiance des agents économiques étrangers envers la monnaie de référence ; les besoins importants de l'économie mondiale en une devise fiable aboutissent donc paradoxalement à la perte de confiance envers cette monnaie).

Lors de sa conférence de presse du 04 février 1965 (extrait consultable sur le net et conférence complète visible sur le site de l?INA), le général de Gaulle avait parlé lui de PRIVILEGE EXORBITANT.

En usant et en abusant des PRIVILEGES qu?il procure à certains, ce non système a été poussé depuis 65 ans, jusqu'à l'extrême et jusqu?à l?absurde, et jusqu'à aujourd'hui avec les dérives (et mêmes les dérivés, c'est le cas de le dire) les plus inimaginables, les plus invraisemblables et avec des MONTANTS absolument ASTRONOMIQUES.

Donc la crise monétaire systémique que nous vivons, contrairement à ce que l?on voudrait presque nous faire croire, n?est pas une fatalité (en cette année de l'astronomie, ce n?est pas une météorite qui a percuté la terre), car en effet, tout ce qui doit arriver arrive... Comme l?a dit aussi Maurice Allais.

J'invite à lire (consultable sur le net) Robert Triffin (« Les comptes des Etats-Unis et leur impact sur le reste du monde », texte écrit en 1985), Maurice Allais («La Crise mondiale d'aujourd?hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires», livre écrit en 1999), et aussi Le Monde Diplomatique (Manière de voir) en particulier les articles d?Ibrahim Warde, Christian de Brie, Gabriel Kolko, articles écrits pour certains DEPUIS... 1994, etc.... Et beaucoup d?autres (liste non exhaustive).

Mais le PRIVILEGE EXORBITANT a (entre autres)?..
??Permis aussi d?avoir la première armée du monde et ses à-côtés?. Le tout obtenu en partie à crédit bien entendu (nouveaux dilemmes?.).

La dette, la « logique » de Bretton-Woods ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bonjour à toutes et tous,

N'en déplaise à cromagnon le pouvoir n'est pas qu'une affaire d'argent. Que cette idée soit largement diffusée, soit, mais de là à la croire il y un pas que je me reffuse à passer. En premier lieu l'argent est un intermédiaire des échanges. Du coup en changeant d'intermédiaire on déplace le pouvoir. Imaginons que l'intermédiaire soit une monnaie spécifique le $ et que cet intermédiaire soit utilisé pour toutes les matières premières et que par accord international quelques puissance s'échangent les biens en roubles, euros, yuans, que deviennent les centre de pouvoirs en $ ? Imaginons que l'intermédiaire des échanges soit un service pour un service ? que ce soit le sel , les clous, la confiance. La fragilité des banques ne fait que commencer, j'en tiens pour preuve l'incroyable publicité pour nous reffourger des actions alors que les matières premières grimpent dans la plus grande discretion. Et si le pouvoir c'était l'information ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :