Fillon plus optimiste pour la croissance et plus pressant envers les banques
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"La crise n'est pas finie. La crise ne sera terminée que le jour où le chômage commencera à baisser. Mais nous avons un paysage qui évolue positivement. La reprise se dessine, elle est fragile mais je crois qu'elle est en germe", a déclaré ce jeudi le Premier ministre à Matignon devant des créateurs d'entreprise.
"Nous allons d'ailleurs réviser nos prévisions d'activité à la suite du rebond constaté au deuxième trimestre. Depuis deux ans, à chaque fois que nous avons révisé nos prévisions d'activité, c'était à la baisse. Cette fois-ci, on va les réviser à la hausse", a-t-il précisé. "En 2009, nous pensions subir un recul de 3%, nous estimons que ce ne sera finalement pas plus de 2,25% (...) Pour 2010, nous avions fait une prévision d'activité à 0,5%. Nous la remontons prudemment à 0,75%".
Par ailleurs, le Premier ministre a annoncé avoir demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de veiller à ce que les banques répercutent la baisse des taux décidée par Banque centrale européenne (BCE) au profit des entreprises: "la tendance à la diminution des crédits de trésorerie doit être inversée (...) Il ne faut pas que les banques, après avoir pêché par excès d'optimisme, pêchent maintenant par excès de prudence (...) J'ai demandé à la ministre de l'Economie d'être particulièrement vigilante sur une répercussion pleine et rapide pour les entreprises de la baisse des taux de la BCE".
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"La tendance à la diminution des crédits de trésorerie doit être inversée", a déclaré le Premier ministre dans un discours à Matignon devant des chefs d'entreprises réunis pour la remise du prix de l'"Audace créatrice 2009".
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