Hôpitaux : menace de fermeture de blocs opératoires et de maternités

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le ministère de la Santé envisage la fermeture des blocs opératoires en France pratiquant moins de 1500 interventions par an et des maternités réalisant moins de 100 actes chirugicaux annuels.

Le ministère de la Santé semble confirmer une information du Quotidien du Médecin : le risque de fermeture des blocs opératoires en France pratiquant moins de 1500 interventions par an.

Un projet d'arrêté en ce sens serait en préparation et pourrait voir le jour d'ici à la fin de l'année. Selon le projet de texte cité par le journal, "l'activité minimale de chirurgie (...) est fixée, par site, à 1.500 séjours chirurgicaux avec acte (...) opératoire". Un chiffre visant le seuil en dessous duquel la sécurité des patients ne serait pas garantie mais qui serait encore en discussion.

D'après les chiffres de la Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins (DHOS) cités par le Quotidien du Médecin, 182 blocs opératoires pratiquent moins de 1.500 actes chirurgicaux par an.

Le texte fixerait aussi un seuil minimal pour les maternités à 100 interventions avec actes chirurgicaux. Un chiffre que le ministère de la Santé n'a en revanche pas souhaité commenter.

Cela fait plusieurs années que dans le cadre des économies à faire dans le système de santé français, dont le déficit va croissant, la question de l'organisation territoriale des soins est posée. Avec la menace pendante de fermeture des "petits" établissements, officiellement au nom de la sécurité mais aussi pour des raisons de coûts. reste le problème de l'accès aux soins d'urgence car dans certains cas, de telles fermetures obligeraient le patient à un plus long trajet avant de rejoindre un hôpital ou une maternité. Non sans risque.

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Commentaires
a écrit le 26/10/2009 à 6:49 :
allez accoucher dans des usines a bebe
a écrit le 26/10/2009 à 6:15 :
quelles que soit les bonnes raisons - la méthode est souvent la même - ici c'est la sécurité des patients - là c'est l'hygiène et la sécurité - là c'est l'intérêt public - et au nom de tout ça, on fait comme on veut - pas besoin de se creuser la cervelle - he ben voyons ! si c'est pas déjà le début d'une plaidoirie, ça y ressemble
a écrit le 26/10/2009 à 5:47 :
Vieux dicton populaire: sois belle, chausse tes sabots roses et, surtout, tais-toi!
a écrit le 26/10/2009 à 5:37 :
Je partage les avis des internautes quand ils disent que ce n'est pas le vrai problème et non pas à ceux qui rapportent ce qui est dit. Faut 'il "décédé" apres apres avoir fait 100Km ou mettre 1H30 de temps pour regagner un centre de soins ou décédé sur place? Nous pouvons dire malgré tout que nous aurons plus de chance de vivre si nous sommes pris à temps c'est ma conclusion. Ce n'est pas la fermeture de ces centres qui vont réduire le déficit budgetaire comme la fermeture des casernes qui succéde à la suppression du Service National. Je ne suis pas un militariste ni militaire car ceci est un "exemple" parmi d'autres !!
a écrit le 26/10/2009 à 4:52 :
juste une question stupide ...
pourquoi nos hommes politiques de tous bords ne se font pas hospitaliser dans l'hopital le plus proche de chez eux ?
a écrit le 25/10/2009 à 17:27 :
il ne faut pas chercher midi à 14 h si je faits 600 interventions par an sur une pathologie donnée je serai plus performant que celui qui ne fait que 3ou4 par an .ça tombe sous le sens . ce ne sont pas des politiques qui ont réclamé ça mes des chirurgiens ....qui passent leur temps à réparer les dégats faits par ceux qui qui se lancent dans des interventions qu'ils ne maitrisent pas .des gens (qui ont les moyens!!!!)font plusieurs milliers de kilomères pour voir quelqu'un qui sait faire un diagnostis maitriser une technique et assurer les suites...ici on hurle parce que on va être obligé de faire 50 km!!c'est de l'inconscience.
a écrit le 25/10/2009 à 17:05 :
Non, 1500 interventions par an , presque 5 par jour, ce n'est pas rien quand vous êtes justement l'une de ces 5 accouchées . Le service maternité de notre hôpital a fermé il y a 3 ans et le service le plus proche est à plus de 60 kms . Plusieurs mères ont accouché sur un parking dans le taxi-ambulance qui les emmenait et l'une d'elle, accouchant prématurément, a perdu son bébé . Non, ce n'est pas rien, surtout quand l'accouchement se passe mal . Une "structure de haute qualité à 100 km " ne suffit pas . Une structure de qualité à moins de 20 Km est indispensable . La vie de mères et d'enfants sont en jeu . Par pure hypocrisie on se réfère ( le "on" est souvent masculin ou parisien, comme par hasard ) à l'époque où les femmes accouchaient chez elles, en oubliant volontairement le nombre de fois où cela se passait mal et où le médecin demandait au père de choisir entre sauver la mère ou l'héritier . Ce recul est effrayant . On dirait que le ministère de la santé a oublié qu'il est un service public et que la vie humaine passe avant la rentabilité .
a écrit le 25/10/2009 à 16:23 :
c'est amusant de voir plein de commentaires simplistes sur un sujet aussi complexe. Je ne suis pas certain que la sécurité des patients (es) soit le seul prétexte. Je crois que les pouvoirs publics ont besoin de "visibilité" sur des zones limitées pour vendre le service publique au plus offrant, la régionalisation de la sécurité sociale sera une des conditions pour permettre aux futurs acquéreurs ( Assureurs) d'appréhender la réalité économique des sites et de leurs rentabilités. Les ARS, vont devoir rendre tout ça bien clair..... Dans 20 ans, l'activité hospitalière telle qu'elle est sera divisée par 10. Vive les lois du commerce international...Allez lire tous les travaux de notre cher Pascal LAMY.
a écrit le 25/10/2009 à 13:48 :
ceci n'est en rien une nouveauté ! cela a commencé il y 20 ans et j'avais tout juste 3 ans d'exercice car je suis infirmière ! nous allons vers une structure hospitaliére reformée , nous manquons cruellement d'infirmières , arrêtons de nous voiler la face , la population vieillie et nos jeunes ne sont pas du tout attirés par des soins médicaux publiques peu payés sur une longue carrière et pourtant assurant un travail sur 40 ans dans le publique donc cherchons l'erreur !! mieux vaut une grosse structure qu'un petit hôpital mal desservi donc moins soins de qualité en actes et tous les soucis qui en résultent hélas !
a écrit le 25/10/2009 à 12:30 :
1500 opérations, cela signifie environ 5 opérations par jour TOUS les jours. C'est considérable !

Dans l'article, il y a confusion entre un site et un bloc opératoire. Est-ce l'esprit du décret ? Cela permet sûrement de généraliser ce qui n'est pas généralisable (densité médicale, formation, ...)
a écrit le 25/10/2009 à 11:53 :
merci ,les vieux non plus de choix crever comme des chiens.merci le petit nicolas
hopitaux pres de chez moi a80km et vive la france .ou on va plus de poste ,plus de pretres etc
conclusion a bas la campagne et vive la ville
a écrit le 25/10/2009 à 9:58 :
Personnellement je suis étudiant infirmier sur le département de la meuse, donc de petite structure, cela fait peurpour l'avenir des nouvelles recrues infirmiéres.
a écrit le 25/10/2009 à 9:53 :
fermer des blocs opératoires et des maternités en fixant un seuil d'intervention au dessous duquel les opérations ou les interventions pratiquées seraient "dangereuses", c'est lier l'efficacité médicale d'un acte à sa rentabilité; par contre fournir les moyens aux structures hospitalières les moyens suffisants à leur plein fonctionnement voilà le véritable défi pour un véritable service public du 21e siècle; les tenants de cette politique de restriction sont les mêmes que ceux qui restreignent les heures d'ouverture des bureaux de poste, ferment des lignes de chemin de fer,etc ... ce qui éloigne un peu plus les usagers des services publics de la communication, du transport, et à terme entérinent la casse de ces services publics et ouvrent la voie aux intérêts des services privés. Les besoins en soins ne diminueront pas à l'avenir, par conséquent ces déserts médicaux (en terme de service public) seront autant de proies aux services privés et à leurs fonds de pension. C'est un véritable choix de société qui est là-aussi décidé par ce gouvernement à la solde du capital et sans l'avis des populations concernées.
Pour de véritables services publics, il faut des moyens; l'actualité nous indique que lorsque la volonté politique est là, les moyens suivent, les milliards pleuvent.
La Poste, les hopitaux, l'énergie, l'école, l'éducation, la recherche, et tout les autres services publics, MÊME COMBAT!
tous les citoyens de ce pays ont à y gagner, car derrière ces manoeuvres c'est le bien commun qui est privatisé.
a écrit le 25/10/2009 à 8:36 :
1) le type de structure
Concernant les structures publiques,
cela peut se comprendre, et représenter une décision de gestion de l?administration.

Concernant les structures privées,
ce n'est pas acceptable , dans la mesure ou la sécurité est optimale. Cela reviendrait à empêcher l'émergence de toute structure ( on ne peut pas démarrer directement à 1500 interventions par an.) cela reviendrait à mettre en place un système qui permettrait aux grands groupes de demander la modification du seuil pour éliminer les plus petits concurrents: ceux qui font 3000 interventions par an auraient intérêt à faire du lobbying pour que le seuil passe à 2500 et ainsi de suite aboutissant à une réduction du nombre des structures , à une réduction de la concurrence, à une réduction du choix,?mécanisme bien connu qui aboutit à une réduction du service, des délai allongés jusqu?à l?absurde ( c?est ce que l?on voit dans nos hôpitaux , des rendez-vous sont donnés à 1 an par les médecins et leur secrétaires, en toute bonne conscience et pourquoi pas à 2 ou plus (sauf passe droit , ?)

2) la qualité
On confond en médecine la qualité et le nombre. Si la qualité exige un certain nombre d'interventions, on pourrait le comprendre mais c'est faux.
la qualité , c'est la qualité, le nombre c'est le nombre.
Il y a de nombreux exemples ou la taille des structures a généré des problèmes très importants et très graves pour la santé.
Les indicateurs doivent être non pas les scores diffusés largement dans la presse, et qui ne sont pas les bons, mais les vrais indicateurs de la qualité.

La qualité peut et doit être mesurée et influencer les décisions. Actuellement ce n?est pas fait.

Combien de décès ? Combien d?infections ? Quels résultats chirurgicaux ? Quels résultats fonctionnels ? Quel pourcentage de reprise ? Quelle satisfaction des patients ? Quelles mesures de prévention ? Quel degré de gravité de la pathologie traitée ?

Par exemple : le score ICALIN qui est censé déterminer la classe d?un établissement vis a vis du risque infectieux nosocomial :est le résultat de l?addition de 3 scores :

L?organisation : 1/3 Les actions :1/3 Les moyens : 1/3

Et pas le nombre d?infection
Hors les moyens sont définis par le nombre de personnel en équivalent temps plein : hygiénistes, médecins , infirmières dédiés à cette activité. Ce qui signifie que si l?équipe est nombreuse, vous avez un excellent score. Et cela même s?il sont peu opérationnels, s?ils sont souvent absents, si en réalité ils font autre chose, c?est à dire qu?on les a désignés pour cette fonction en plus d?une autre.
Si vous avez beaucoup d?infections , et si vous en déclarer autant ou un peu moins que l?année précédente, vous pouvez obtenir un meilleur score qu?un plus petite structure qui en a très peu.
On peut multiplier les exemples

3) Condition des structures médicales privées
les structures médicales fournissent des soins, et en cela elles sont particulières et soumises à des règles sanitaires. Mais à part ce point , elles sont dans le milieu économique.
Que dirait-on si on supprimait les licences des petits restaurants au profit des plus gros, des petits avions, des boutiques, plus généralement des sociétés en mettant un seuil de chiffre d?affaires ? C?est absurde et pourtant c?est la même démarche.


4) Conclusion
Seule la qualité des soins doit primer dans les décisions concernant les structures privées.
Si la qualité est insuffisante, il est évident pour tout le monde qu?il est légitime de prendre des mesures.
Il faut adjoindre a ce projet sur le nombre d?interventions une modulation fonction de l?évaluation de la qualité des soins dans les structures privées.

a écrit le 25/10/2009 à 8:20 :
c'est bien, on fait des économies sur le service public et on jette les stocks (médicaments prérimés, et autres) prévus pour une grippe aviaire en 2007, on l'attend toujours celle là.
et on dépense des milliers d'euros pour un vaccin, donc on ne sait pas grand chose.
chercher l'erreur...!!!
a écrit le 25/10/2009 à 7:52 :
Il faudrait que le gouvernement comprenne que les français sont très attachés à l'hôpital public en lequel ils ont grande confiance .Le processus qui consiste à axphixier les hôpitaux pour laisser fleurir des établissements privés qui vivent et s'erichissent sur le dos de la sécu n'est pas acceptable pour l'intérêt général .La Tribune pourrait organiser un sondage. A tout bien réfléchi,Je préfère sauver l'hôpital public que la Poste Publique (même si..) car la distribution du courrier est quand même moins vitale que la santé
a écrit le 25/10/2009 à 6:47 :
Moi je voudrais bien être sure que la concentration réduit les coûts et savoir comment cette réduction est calculée ! Y compris les frais de transports pour les malades et leurs familles, y compris aussi l'impact sur le personnel ! C'est plus gratifiant d'être chef d'un gros hôpital que d'un petit établissement mais pour les autres ?
a écrit le 25/10/2009 à 6:18 :
Si cette réforme s'applique, il risquera d'avoir des victimes comme dans les hôpitaux britaniques. La rentabilité d'abord, ta vie après.
a écrit le 25/10/2009 à 1:50 :
Honnetement 1500 intervention par an cela n'est rien.
a écrit le 24/10/2009 à 18:17 :
La création de ce nouveau seuil de fermeture de 100 actes chirurgicaux par an rend caduc le seuil de fermeture actuel des maternités, qui est de 300 accouchement par an. On ne peut tout de même pas souhaiter un acte chirurgical pour trois naissances ! Cette exigence aura aussi pour effet de rendre plus systématique encore le recours aux césariennes -qui représentent un coût supplémentaire pour le système de santé- alors que l'objectif devrait être de le réduire.
Quant à la raison de sécurité expliquant des fermetures de services d'urgences c'est encore du n'importe quoi. Ce prétexte masque mal une prise de risque pour faire une économie. On sait très bien que de nombreuses situations exigent des interventions rapides. Ce n'est pas par hasard que chaque circuit de formule 1 doit avoir l'équipement nécessaire à la réanimation et une salle d'opération en total fonctionnement. Pourquoi ce qui est indispensable pour une activité sportive devient-il superflu loin des grandes villes ?
a écrit le 24/10/2009 à 15:28 :
et ça continue... laisser le continuer a tuer la france... notre soit disant président laissera une France encore plus pauvre qu'avant. Par contre ne vous inquietez pas pour son hopital personnel lui ne manquera pas d'effectif ! Veut il qu'on finissent comme la russie ? Si il y a du gaspillage financier chercher donc dans le porte monnaie bien trop garnie des cadres en surnombre et des hauts fonctionnaires. Si le petit salarié doit faire des economies et voir baisser son salaire que le gouvernement montre l'exemple !!!
a écrit le 24/10/2009 à 15:18 :
A tous ces élus qui refusent la fermeture de ces structures implantées dans leurs fiefs et qui sont devenues de véritables mouroirs nous devrions leur faire signer un document dans lequel il demanderait à être soigné dans ces structures obsolètes.
Fini les coups de fils et autres interventionst pour être admis dans le SHU ou autre CHR.
Déjà qu'il commence à y avoir de gros problèmes dans les CHR faute de moyens (voir simplement pour le ménage), alors comment continuer à faire tourner ces établissements où la prise en charge laisse que plus à désirer et où surtout il ne faut pas avoir plus de 75 ans.
Nos dirigeants le savent parfaitement et la population aussi, mieux vaut une vraie bonne structure de haute qualité à 100 km qu'un mourroir à 25.

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