Les Français dépensent 40% de plus qu'en 2001 pour se soigner

Selon un Livre blanc du cabinet de conseil Jalma communiqué par Le Monde du 25 novembre, les dépenses de santé des ménages ont augmenté de 40% à 50% entre 2001 et 2009. Ces coûts représentent aujourd'hui 5,4% du revenu disponible des ménages.

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Un Livre blanc sur l'avenir de l'assurance-maladie publié par le cabinet conseil Jalma, accompagné d'un baromètre réalisé avec le CSA, révèle une statistique saisissante : les dépenses de santé des ménages, hors cotisations sociales à l'assurance-maladie, ont augmenté de 40% à 50% en moyenne entre 2001 et 2009.

Selon le quotidien Le Monde qui révèle cette étude, "ces frais représentent l'addition des cotisations à une complémentaire (mutuelle, institutions de prévoyance...) et du "reste à charge", une fois tous les remboursements versés."

Ces coûts représentent ainsi aujourd'hui 5,4% en moyenne du revenu disponible des ménages. Et c'est pour les plus de 65 ans que la facture est la plus lourde (55% d'augmentation des dépenses en huit ans et 11% de leur budget actuel).

L'impact d'une série de mesures d'économies en apparence anodines joue également à plein lorsque ces dernières se cumulent : déremboursement de médicaments, hausse du forfait hospitalier, etc.

"On prépare le terrain à l'assurance privée"

Le CISS, collectif interassociatif sur la santé (37 associations d'usagers), voit dans ce type de mesures, selon Le Monde, un "changement de philosophie" et des "atteintes à la solidarité", car seuls les malades paient ces dépenses. "On prépare sans le dire le terrain à l'assurance privée", tonne Christian Saout, président du collectif.

Alors que jeudi le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2010 entérinera un déficit de 30 milliards d'euros pour 2010, les Français, inquiets pour leur système de santé, ne semblent pourtant pas être prêts à faire un effort financier supplémentaire. "Ils ne veulent pas payer plus d'impôts car pour eux il y a avant tout un problème d'efficience du système", explique Mathias Matallah, président de Jalma.

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