Les routiers appellent à la grève

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Cinq syndicats routiers appellent à une grève illimitée à partir du 13 décembre. Ils ont prévu le blocage d'entreprises et de zones industrielles.

Le trafic risque d'être perturbé à partir du 13 décembre. Cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, et CFTC) appellent à une grève illimitée en France pour exiger une revalorisation des salaires et de leur profession.

Les quelque 500.000 salariés du transport routier réclament le passage à 10 euros de l'heure pour les salariés au coefficient le plus élevé, 4% d'augmentation pour toute la grille et 3% pour l'augmentation des frais de déplacement. Le salaire à l'embauche atteint 1.300 euros bruts.

"On est dans une profession complètement paupérisée et en janvier, mécaniquement, lorsque le Smic sera revalorisé, l'intégralité de la grille salariale des routiers sera en dessous du Smic", analyse Maxime Dumont, secrétaire général de l'Union fédérale CFDT transports. Thierry Douine, président de la CFTC transports routiers, précise : "notre action cible le transport routier de marchandises, car il n'y a eu aucune augmentation depuis deux ans".

A l'approche des fêtes de Noël, les syndicats ont prévu des blocages d'entreprises et de zones industrielles. "On va appuyer sur les entreprises et les marchandises liées au fêtes de Noël". Mais aucune décision n'est prise concernant les dépôts pétroliers.

"Nous sommes dans un ras-le-bol total, mais nous n'appelons pas à des blocages des routes, car sinon nous risquons de perdre notre permis de conduire, qui est aussi notre permis de travail", a précisé Maxime Dumont. Néanmoins, Thierry Duine souligne "une grève, il faut que ça perturbe pour se faire entendre".

"La position de la FNTR est inchangée. Les professionnels  estiment qu'ils ne sont pas en capacité d'augmenter les salaires cette année en raison de la crise", a déclaré Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la Fédération nationale des transports routiers. L'activité du transport routier est "en moyenne de 10% inférieure à l'année dernière" et que les prix sont "en chute libre de 10 à 15%", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a appelé le patronat et les syndicats du transport routier à continuer de négocier. "Il est urgent de trouver un accord afin de prévenir un conflit, qui ne peut être que néfaste au transport routier durement touché par la crise actuelle, à l'économie de notre pays et au bien-être de nos concitoyens".

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