Réforme des retraites : déclaration de Nicolas Sarkozy ce mercredi

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(Crédits : Reuters)
Alors que plus de 2 millions de personnes ont manifesté ce mardi, selon les syndicats, le président de la république va recevoir François Fillon et Eric Woerth ce mercredi pour rendre les derniers arbitrages sur la réforme des retraites. La question de la pénibilité sera notamment abordée. Les syndicats se réuniront également pour s'entretenir de la suite à donner à leur mouvement de revendication.

Nicolas Sarkozy va rendre les derniers arbitrages sur la réforme des retraites. Le président de la République fera une déclaration ce mercredi lors du conseil des ministres, a indiqué ce mardi soir le ministre du Travail Eric Woerth au journal de 20H de TF1. Au préalable, le chef de l'Etat s'entretiendra avec son ministre du travail, le premier ministre François Fillon et le secrétaire d'Etat à la fonction publique, Georges Tron.

Par ailleurs, Bernard Thibault et son homologue de la CFDT, François Chérèque, ont exigé du gouvernement des propositions avant la réunion de l'intersyndicale prévue ce mercredi et qui portera sur les suites à donner à leur mouvement de revendication. La première secrétaire du PS Martine Aubry a également demandé "très solennellement au président de la République" de recevoir les syndicats et l'opposition, estimantqu'il fallait "reprendre à zéro" la réforme des retraites.

"Nous allons avancer sur la pénibilité", a indiqué de son côté Eric Woerth, qui estime qu'il s'agit d'une avancée sociale qu'aucun gouvernement n'a fait en Europe. "Je fais des propositions au président de la République et c'est normal que ce soit lui, élu par les Français, qui décide". "La réforme des retraites est un devoir d'Etat et un appel à la responsabilité", a-t-il poursuivi. "Partir à 62 ans, c'est normal car on vit plus longtemps".

Test de la rue réussi

Quelque 2,5 millions de personnes ont défilé mardi dans les villes de France pour protester contre le projet gouvernemental de réforme, a indiqué un porte-parole de la CFDT à l'agence d'informations Reuters. La précédente mobilisation du 24 juin avait vu descendre dans la rue près de 800.000 personnes selon la police et environ 2 millions selon les syndicats.

Pour le ministère de l'Intérieur, quelque 1.120.000 personnes ont manifesté dans 220 rassemblements. Il y en avait eu 797.000 le 24 juin dernier avec 200 défilés et 1.130.000 le 13 mai 2003 avec 180 rassemblements.

"C'est une manifestation importante, je ne suis pas surpris par son ampleur", a déclaré le ministre du Travail. "Nous avons l'intention d'écouter".

"On est largement plus nombreux qu'on ne l'était le 24 juin. C'était l'objectif et le gouvernement ne pourra pas faire comme s'il ne s'était rien passé aujourd'hui", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, au départ du défilé parisien. Pour François Chérèque, le leader de la CFDT, il s'agit "de la plus grosse mobilisation de ces dernières années". La manifestation parisienne s'est scindée en deux, en raison de la forte affluence (de 80.000 à 270.000 selon les sources), a expliqué la CGT.

Affaire Bettencourt

Interrogé sur l'affaire Bettencourt, dans laquelle il est mis en cause, Eric Woerth a expliqué qu'il était "totalement mobilisé sur la réforme des retraites". "Cela fait trois mois que mon nom est livré en pâture, j'attends avec sérénité". "Je n'ai jamais menti sur rien et je vous le dis dans les yeux", a-t-il poursuivi en s'adressant à Laurence Ferrari.

"Je n'ai jamais été tenté de démissionner, toute démission est source d'aveu", a-t-il conclu.

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