Sarkozy, inflexible sur la retraite à 62 ans, lâche du lest sur la pénibilité

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Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il ne reviendrait pas sur la mesure phare de sa réforme des retraites, à savoir le départ en retraite à 62 ans. Il a en revanche fait des annonces ce mercredi sur la prise en compte de la pénibilité et les carrières longues. Des aménagements qui pourraient coûter 1 milliard d'euros.

Le président de la république Nicolas Sarkozy a assuré ce mercredi devant le conseil des ministres qu'il était "attentif" aux préoccupations exprimées hier lors des manifestations contre la réforme des retraites, actuellement en débat à l'Assemblée nationale. Le chef de l'Etat a toutefois également répété qu'il n'était "pas question" de revenir sur le report de l'âge de départ légal à la retraite, de 60 à 62 ans, la proposition phare du projet de loi.

Il a annoncé par ailleurs que les personnes atteintes d'un taux d'incapacité de 10% pourraient faire valoir leurs droits à la retraite à 60 ans sur décision d'une commission. Le projet prévoyait initialement de prendre en compte un taux d'incapacité de 20% et plus. Le dispositif sera de plus étendu aux agriculteurs.

Le chef de l'Etat a indiqué également que le dispositif "carrières longues" serait "maintenu et élargi".  Ce dernier permet à toute personne ayant commencé à travailler très jeune et ayant cotisé le nombre d'années requis de partir en retraite à 60 ans, voire avant.

Il a aussi précisé qu'il maintiendrait pendant cinq ans le dispositif permettant aux fonctionnaires ayant eu trois enfants et quinze ans de service de faire valoir leurs droits à la retraite avant l'âge légal.

Des mesures à 1 milliard d'euros

Ces aménagements à la réforme devraient "coûter aux alentours d'1 milliard d'euros", a annoncé le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, sur la radio BFM. Plus du quart de ce montant, soit 350 millions d'euros, viendrait du maintien pendant cinq ans du dispositif réservé aux fonctionnaires ayant eu trois enfants et quinze ans de service.

Concernant les carrières longues et la pénibilité, alors que 100.000 personnes étaient concernées par le dispositif avant les aménagements annoncés mercredi, "on sera entre 120.000 et 130.000 personnes" après, soit au total "environ 15% à 20% d'une classe d'âge", a-t-il dit. Chaque année environ 700.000 personnes partent à la retraite, a-t-il estimé.

Sur le sujet de la pénibilité et de l'abaissement du taux d'incapacité de 20% à 10%, il "triple le nombre de bénéficiaires" et "on devrait arriver à peu près à 30.000 bénéficiaires", a estimé Georges Tron.


 

 

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