François Fillon promet l'équilibre budgétaire en 2016

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La France atteindra l'équilibre budgétaire à l'horizon 2016, a estimé ce vendredi François Fillon. Cet objectif impose de fournir des efforts importants dès l'année prochaine et de toujours mieux contrôler la dépense publique. Le budget de l'Etat à fin août s'est affiché en baisse d'environ 5 milliards par rapport à l'an passé.

La France atteindra l'équilibre budgétaire à l'horizon 2016, a estimé ce vendredi François Fillon, calant ainsi le calendrier français de réduction des déficits sur celui de l'Allemagne.

Les prévisions actuelles du gouvernement, figurant dans la loi de programmation des finances publiques, tablent sur un déficit public à  3% du PIB en 2013, à 2% fin 2014, et à l'équilibre en 2016.

Selon le Premier ministre, il faudra deux ans de plus pour que la France, qui n'a pas été en excédent depuis 1974, retrouve l'équilibre.

"Une dette non maîtrisée peut mettre en danger l'indépendance d'une nation", a déclaré François Fillon lors d'un discours à l'Ecole militaire. "C'est pourquoi le gouvernement s'est engagé dans un effort massif pour réduire ses déficits. Ce n'est pas un effort sur une année, ni même trois ans, c'est dix ans qu'il faudra pour remettre ce pays dans une situation d'équilibre budgétaire."

Matignon a précisé que les dix ans évoqués par le Premier ministre commençaient en 2007, date de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

La France s'est engagée à fournir des efforts dès l'an prochain en réduisant les déficits à 7,7% fin 2010 et à 6,0% du PIB fin 2011.

Le budget de l'Etat établi à 122 milliards d'euros

Le ministère du Budget a annoncé vendredi que le déficit du budget de l'Etat s'était établi fin août à 122,1 milliards d'euros contre 127,4 un an plus tôt.

Les dépenses de l'Etat ont atteint 270,1 milliards d'euros, contre 237,9 à la même date en 2009. Les recettes ont quant à elles progressé pour atteindre 169,5 milliards contre 141,5 un an plus tôt, notamment avec une hausse de 25,5 milliards des recettes fiscales nettes à 155,6 milliards.

Lutter contre le déficit implique un contrôle des dépenses de l'Etat, notamment dans le domaine militaire, a ajouté François Fillon, qui s'exprimait lors de l'ouverture d'un séminaire sur les questions de défense et de sécurité.

"Ce déficit n'est pas sans incidence sur les dépenses publiques, y compris les dépenses militaires", a-t-il dit. "Dans ce cadre-là, il faut évidemment maîtriser les dépenses d'armement et optimiser l'utilisation des crédits."

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