Hauts salaires : le bras de fer s'engage avec les grands patrons

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Xavier Bertrand se dit favorable à ce que les fortes rémunérations ne soient plus déductibles de l'impôt sur les sociétés.

L'exécutif ne relâche pas la pression. Et la rencontre ce mercredi soir entre l'Afep, l'Association française des entreprises privées, et Xavier Bertrand, promet d'être polie mais musclée. Le ministre du Travail, après avoir qualifié les rémunérations versées à certains dirigeants "d'extravagantes", a précisé les voies que le gouvernement entendait explorer afin d'être en mesure de présenter un dispositif sur ce sujet à l'automne.

Selon Xavier Bertrand, deux pistes sont possibles. Soit la taxation de ces rémunérations, soit les rendre - à partir d'un certain montant - non déductibles de l'impôt sur les sociétés. Le ministre a confessé préférer cette dernière solution. Dans les deux schémas, ce serait donc l'entreprise qui supporterait le coût de ce prélèvement supplémentaire.

Une option que conteste clairement Maurice Lévy, le président de l'Afep. Opposé à toute loi sur les rémunérations des dirigeants, il estime que «les entreprises doivent décider par elles-mêmes quelle doit être la rémunération des différents cadres de l'entreprise», et que le gouvernement ne doit pas pousser «au découragement» par la taxation des entreprises. A l'appui de ce plaidoyer, Maurice Lévy cite une étude du cabinet Aon Hewitt selon laquelle les dirigeants français ne figurent pas parmi les mieux rémunérés. Les patrons français sont ainsi devancés par leurs homologues américains, suisses, britanniques, espagnols et allemands. «On ne peut pas dire que les dirigeants français ont des rémunérations abusives par rapport à ce qui se fait en Europe ou aux Etats-Unis» insiste le patron de Publicis, même s'il reconnaît «ici ou là des situations choquantes» que les conseils d'administrations doivent régler.

Ceci posé, Maurice Lévy, à titre personnel, paraît prêt à donner des gages de bonne volonté à l'exécutif en affirmant ne pas avoir d'objection «à ce que les salaires les plus élevés contribuent davantage dans les périodes difficiles». Quant à la forme que pourrait prendre ce prélèvement, Maurice Lévy est demeuré assez vague, évoquant une taxation particulière de tout les revenus ou l'instauration d'une nouvelle tranche supérieure de l'impôt sur le revenu.

Par ailleurs, concernant la prime contre dividendes, le président de l'Afep souligne que les grandes entreprises considèrent qu'il est normal qu'il «il y ait une prime au sortir de la crise»; Mais il estime que cette prime devrait être ponctuelle et négociée au sein de l'entreprise. Il a souhaité également qu'une réflexion soit engagée sur la refonte de tout le système de participation et d'intéressement. La tonalité est un peu différente du côté des actionnaires du CAC 40 lesquels sont inquiets du projet gouvernemental selon une étude de Capitalcom et DLA Piper publiée ce mardi.

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Commentaires
a écrit le 05/07/2011 à 18:53 :
..."Christine Lagarde, the new head of the International Monetary Fund, will make just under $468,000 in annual salary, plus an $84,000 allowance." Mediapart. Plus cumule des mandats (?) et peut-etre peu/pas d'impots? Probablement bien que certains "Patrons".

a écrit le 30/06/2011 à 0:39 :
toute cette agitation de ce ministre qui aurait du démisionner suite àl'affaire du Médiator car il n' aps su gérer l'agence qui était sous en coupe dans son premier passage à la santé.
Cette gesticulation ne changera pas le défict de la France car l'ensemble de la classe politique est INCAPABLE de gèrer notre pays alors toutes ses histoireqs ne sont que de la poudre aux yeux face au pb de défict chronique de la France.
M. Bertrand un politicien polichinel pas un homme d'Etat au sens de la rigueur de la bonne gestion.La preuve on vient de créer de nouveau poste de secrétaire d'Etat avec des gesticulateur de tatami et autres artistes profiteurs de l'argent public.
a écrit le 29/06/2011 à 21:58 :
pourquoi faudrait-il faire des cadeaux au fisc français, l'entreprise devrait songer à délocaliser sous des paradis plus agréables, je me demande bien s'il ne faudrait laisser en france quelques succursales de quoi laisser Bercy picorer les miettes et de mettre le siège central à HK, ou SG !
a écrit le 29/06/2011 à 21:48 :
Nous sommes en démocratie, parait-il. Dans une démocratie, les patrons n'ont pas la possibilité de faire des"bras de fer" avec les représentants du peuple : ils obéissent à l'état, comme tout le monde. Point.
a écrit le 29/06/2011 à 19:24 :
Monsieur le ministre Xavier Bertrand ; seuls les résultats compte. Nous connaissons la promptitude et l'efficacité du président quand il désire réellement que quelque chose avance. Alors attendons voir s'il s'agit d'une réelle volonté ou bien d'un flou artistique.
a écrit le 29/06/2011 à 15:54 :
Laboratoire de Bourg : mort sur ordonnance
Le laboratoire a dû se regrouper avec des confrères. Le site local disparaîtra.
« En voulant cette semaine aller passer un examen au laboratoire de biologie le plus proche, c'est-à-dire Bourg-sur-Gironde, j'ai appris que celui-ci va fermer définitivement le premier mars ! », s'insurge Christian Baqué, élu à Mombrier et candidat pour les élections cantonales avec le Parti ouvrier indépendant. « Pourquoi ? En vertu d'une ordonnance du gouvernement, publiée le 13 janvier 2010, qui livre le marché de l'analyse médicale aux groupes financiers. »

Les clients du laboratoire d'analyses biologiques ont pu en effet remarquer depuis quelques semaines une affichette indiquant la fermeture prochaine de l'établissement.

Loi anticoncurrentielle ?

Cette fermeture fait suite à une ordonnance du 13 janvier 2010 relative à la biologie médicale. Une décision prise après le saisissement de la Cour de justice européenne en 2009 contre la France par la Commission européenne. Car cette dernière soupçonnait les laboratoires français de pratiques anticoncurrentielles.

Le but de cette plainte visait la loi française, qui limite à un quart au maximum les parts sociales d'une société exploitant des laboratoires de biologie médicale pouvant être détenues par un non-biologiste.

En bref, la commission critiquait l'interdiction générale faite aux non-professionnels de prendre une participation au capital de plus de deux sociétés de biologie médicale.
Réorganisation du métier

« C'est quelque chose que l'on subit, explique Christian Bordure, directeur du laboratoire de Bourg-sur-Gironde. L'ordonnance a été publiée l'an dernier et elle a pour objectif de restructurer le paysage français de la biologie. Le souhait est d'évoluer à l'image des pays du Nord où il existe de gros pôles de biologie, à la différence de la France où ce sont des petites structures. En comparaison, l'Allemagne, avec 80 millions d'habitants, possède 150 laboratoires tandis qu'en France nous en avons 4 000 pour 65 millions d'habitants. La fermeture du laboratoire de Bourg est un des buts de cette ordonnance. »

La difficulté pour les petits laboratoires est de répondre aux exigences de la nouvelle accréditation, délivrée en 2016 et dont la première étape est fixée en 2013. Avec une vérification sur la phase d'accréditation.

« Nous ne pouvons répondre aux moyens financiers et humains que nécessite cette nouvelle ordonnance, constate Christian Bordure. À notre niveau nous nous sommes regroupés sur la Gironde avec une vingtaine de laboratoires pour faire face aux engagements financiers. Nous arrivons aujourd'hui au système le plus contraignant d'Europe. »

Le canton de Bourg perdra donc son seul laboratoire d'analyses médicales le 1er mars. Les trois techniciennes employées à Bourg iront dans un des autres laboratoires du groupe dont Saint-André-de-Cubzac.

Mais Christian Bordure s'inquiète pour ses patients : « Ce sont les premières victimes ! Nous sommes dans un milieu rural où les déplacements sont difficiles et certaines personnes n'ont pas de voiture. Je ne sais pas encore comment on va pouvoir faire les prélèvements dans les milieux reculés. »

Bourg · Gironde · International
a écrit le 29/06/2011 à 15:26 :
LETTRE OUVERTE A NOS PATIENTS
Monsieur, Madame, Mademoiselle
Après plus de 10 ans d?études et plusieurs concours, nous avons décidé d?exercer notre métier de biologistes en dirigeant un laboratoire d?analyses médicales.
Assistés de l?ensemble notre personnel, nous nous sommes engagés avec conscience pour améliorer constamment la qualité de notre travail afin d?offrir à nos patients comme à nos prescripteurs, une biologie médicale de qualité et de proximité grâce à nos compétences acquises au travers de nos diplômes et à notre expérience sur le terrain.
Aussi, nous nous permettons de vous alerter sur les conséquences désastreuses de la réforme concernant les laboratoires d?analyses médicales, qui dégrade la biologie médicale et favorise la bascule d?une profession de santé vers la financiarisation et l?industrialisation.
Le Président de la République a signé une ordonnance publiée le 16 janvier 2010 (l?ordonnance n° 2010-49 du 13 janvier 2010), immédiatement applicable, et qui livre notre profession de biologiste au pouvoir de l?argent, faisant disparaître à très court terme la quasi-totalité des laboratoires de proximité.
Il s?agit ni plus ni moins que de la spoliation d?un outil de travail, pour une profession pourtant plébiscitée par la majorité de patients, et qui génère un important gisement local d?emplois spécialisés.
Depuis des années les lobbys financiers (mutuelles, banques, fonds de pensions, chaînes de laboratoires européens) usent et abusent de leur influence auprès de certains organismes tels que l?IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales), ainsi que de nombreux politiques, et de nombreux médias, pour nous présenter comme une profession désuète et nantie, source d?économies potentielles pour l?assurance maladie.
Ce travail de désinformation quasiment journalier, a abouti à une attitude extrêmement suspicieuse de la part des autorités de tutelles (contraintes réglementaires très lourdes à gérer, contrôles inopinés quasiment policiers) et également à des baisses de tarifs incessantes, rendant l?exercice au quotidien de plus en plus difficile, voire impossible.
Avec comme dramatique réussite finale, cette ordonnance préparée dans le plus grand secret, et qui, sous couvert de la qualité ou la construction européenne, impose des contraintes tatillonnes et extrêmement coûteuses.

Cette ordonnance signe ainsi l?arrêt de mort de notre profession.

Présentée à grand renfort de moyens médiatiques comme une solution lumineuse et efficace, elle aboutira sur le terrain, dans les faits, strictement au contraire?

En effet, derrière le paravent de la qualité, cette réforme détruit plus que ne construit, en nous obligeant à nous soumettre à une accréditation obligatoire, chronophage, contraignante, impossible à tenir. Nous imposant des normes industrielles, elle contraint dans l'urgence la majorité des laboratoires privés soit à fermer, soit à céder leur laboratoire à des financiers (dont l?unique objectif est la rentabilité), soit à se marier juridiquement avec plusieurs dizaines de laboratoires confrères et à transformer ainsi tous nos laboratoires privés en simples centres de prélèvement.
L'intégralité des analyses biologiques y compris les analyses d'urgence pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient sera alors réalisée dans des usines à analyses géographiquement éloignées des laboratoires de proximité où se rendent actuellement nos patients.
Les laboratoires seront transformés en "laboratoires boîtes-aux-lettres" dénommés "sites" complètement déshumanisés, puisque plus aucune analyse ne sera effectuée sur place, et que la majorité du personnel sera licenciée? Pour être hyper-rentable, le personnel ultra-réduit devra changer de "site" au jour le jour en fonction des besoins du groupe financier auquel il appartiendra ou sera déclassé en coursiers à 1000 euro par mois. Il ne sera plus de ce fait disponible à l'écoute du patient.
La répartition géographique des laboratoires établie en fonction des intérêts des investisseurs biofinanciers aboutira finalement à la mise en danger de la santé du patient. Ce dernier ne sera plus considéré que comme un simple code-barres, et son sang comme un produit industriel : les tubes de sang navigueront par coursiers, et arriveront ....quelque part... comme ils le pourront, les jours de canicule, de grand froid, ou de blocage des routes, dans les usines à analyses. Imaginez la qualité du résultat rendu dans ces conditions... Et le résultat reviendra par fax au "site" le soir. De plus, en cas d'urgence, le patient sera à la merci de la disponibilité de ces coursiers, ou devra aller embouteiller les urgences à l'hôpital au risque d'une aggravation fatale son état par un diagnostic trop tardif.
Une fois que ces groupes financiers se seront accaparés la Biologie Médicale, ils feront comme dans tous les autres secteurs : ils imposeront à terme leurs règles et? leurs prix.
Grâce à cette réforme, l'argent issu de la solidarité, autrefois destiné à rémunérer tous les individus d'une profession, ira vers une poignée de nantis et fonds de pensions. Parmi ces groupes financiers qui ont déjà largement entamé les rachats massifs de laboratoires, figurent des assurances de santé privées, peut-être la vôtre, qui auront ainsi accès à vos données médicales et pourront "personnaliser" vos factures... Depuis la publication de l'ordonnance de Janvier 2010, les gros laboratoires sous tutelle des financiers ont envoyé de nombreux commerciaux pour demander aux biologistes de vendre leur laboratoire : ils tiennent un discours alarmiste et décourageant, visant à les amener à céder leur outil de travail. C?est ainsi que des pans entiers de notre profession sont vendus, ventes imposées du fait de l?accréditation obligatoire.
La santé n?est pas une marchandise comme les autres et vous aurez compris au travers de ces explications combien cette réforme est à la fois dangereuse et inutile.
Face à la satisfaction quotidienne de nos patients et de nos confrères médecins devant notre travail, autant de contraintes apparaissent absurdes et injustes, d?autant plus qu?aucune autre profession médicale n?est soumise au bouleversement d?une réforme aussi lourde. A-t-on déjà vu une profession, aussi estimée de ses patients, et qui donne entière satisfaction, être traitée et méprisée de la sorte ?
Pourquoi risquer la santé du patient pour de l'argent, et démolir toute l'infrastructure d'une profession qui représente moins de 2% des dépenses de santé, qui contribue à plus de 70% des diagnostics médicaux et qui, selon un sondage LCI des années 2000, arrive en deuxième position, après les pompiers, parmi les professions dans lesquelles les français ont le plus confiance ?
Il n?y a aucune urgence à réformer la biologie médicale française qui n'a jusqu'à présent été responsable d'aucun problème de santé publique....
Nos patients s?inquiètent de l'industrialisation de leur santé et ne veulent pas d?une médecine à l?américaine, plus chère et moins efficace. A ce jour, 209531 patients ont signé la pétition s?opposant à cette ordonnance sur le site www.touchepasamonlabo.com (il faut y ajouter les 69800 qui ont signé la pétition « papier » dans les laboratoires) et plus de 2500 médecins et pharmaciens biologistes ont signé sur le site www.biologistesencolere.com.

Les médecins, généralistes et spécialistes, n'apprécient pas du tout l'atteinte au caractère libéral d?un professionnel de santé.
Les infirmiers libéraux sont choqués de ne plus pouvoir réaliser de prélèvements sanguins dans leur cabinet et au domicile des patients.
Le personnel des laboratoires s?inquiète des licenciements massifs inéluctables engendrés par cette réforme : plus de 60.000 emplois spécialisés (techniciens de laboratoires, aide-laboratoires, secrétaires médicales, fournisseurs de réactifs, sociétés d'informatique, entreprises de services) vont disparaître en même temps que le service médical de proximité.
Cette réforme a été annulée en février suite à l'action de députés ayant pris conscience de la gravité de la situation mais malheureusement début avril, les sénateurs ont supprimé l?annulation de la réforme.
Elle commence déjà malheureusement à être appliquée dans les faits, mais il est tout à fait possible qu'elle soit bloquée à la demande du gouvernement. Beaucoup de lois et d'ordonnances applicables n'ont jamais été appliquées. Il est tout à fait possible que celle concernant la biologie ne le soit pas non plus, en agissant auprès des politiques, et en leur rappelant que 200.000 français fréquentent leur laboratoire tous les jours.
Nous avons constitué une association de défense des laboratoires indépendante de tout parti politique, la « coordination des biologistes en colère ». Sur le site « biologistesencolere.com », vous trouverez de plus amples informations sur nos actions et en particulier auprès des politiques.
Notre dernier recours étant l?opinion publique et la pression populaire, nous avons décidé d?informer nos patients des conséquences désastreuses de cette réforme. Nous leur demandons de nous aider en signant en masse notre pétition, soit au laboratoire, soit sur Internet à l?adresse suivante : touchepasamonlabo.com
Défendez votre système de soins, faites circuler l?information, écrivez à vos députés, à vos sénateurs, alertez les médias?
Vos biologistes
Réponse de le 29/06/2011 à 19:13 :
cde n'est pas une réponse en soi à la présente lettre, mais une interrogation. Comment avez -vous faits pour pouvoir exprimer presque un éditorial sans être coupé. Je suis peut lent, mais je n'ai jamais pu dépassé les 10 lignes dans ce blog sans être coupé.
Réponse de le 29/06/2011 à 20:59 :
suffit juste d écrire votre commentaire sous word et apres copier coller
a écrit le 29/06/2011 à 15:20 :
M. Bertrand s'agite de plus en plus pour faire de moins en moins.
Pauvre destiné de sauter comme un cabri.
Pour ce qui s'estime mal payé, bougez créez votre entreprise innovez.
Pou rle patrons du CAC 40 revenons sur l'organisation actuelle qui a été le fruit des noyaux durs de M. Baladur.
La rémunération du PDG et des mandataires doit ètre décidé en assemblée générale. De plus obligeons les entrerpises à permettre ce vote par correspondance.
Vous verrez enfin l'actionnaire individuel (qui est le propriétaire ) donnera une juste rémunération pour son intéret personnel.
a écrit le 29/06/2011 à 15:10 :
he pepere....
j'te parle du médiator et de servier...où tu t'en occupes?

mdr
a écrit le 29/06/2011 à 15:09 :
he xavier...occupes toi aussi des biologistes qui sont en train de manifester ce jour dans la rue en disant "bertrand m'a tué"....
http://instagr.am/p/Gm0eV/

les laboratoires d'analyses de biologie médicale français sont vendus en enchères !!! achetez achetez braves gens!!!
a écrit le 29/06/2011 à 14:43 :
tiens xavier, occupe toi de ça aussi...s'est alarmant
L'origine ethnique, l'âge et le sexe : premiers critères de discrimination ethnique dans le monde de l'entreprise. C'est ce que démontre une enquête menée conjointement par Cegos et la chaire management et diversité de la fondation Paris-Dauphine.

La discrimination au travail, une prise de conscience majeure aujourd'hui. Mais si les directeurs des ressources humaines et les salariés sont d'accord sur les principaux points qui posent problème, ils ne le sont pas sur leur importance.

Ainsi, selon l'étude publiée le 28 juin, les salariés perçoivent d'abord l'âge comme critère handicapant. 41 % d'entre eux se disent avoir été victimes ou témoins de discriminations liées à l'âge. Ce n'est qu'après ce critère qu'arrive le sexe (32 %) et enfin l'origine ethnique (28%).

Les DRH, quant à eux, citent d'abord l'origine ethnique pour 71 % d'entre eux avant de parler de l'âge (69 %) et enfin du sexe (68 %).

Surveillance oblige, la discrimination prendrait de nos jours des « formes plus insidieuses qu'avant », selon les personnes interrogées. Principale méthode : "les fausses rumeurs visant à discréditer les personnes". 30 % des salariés déclarent avoir déjà entendu des rumeurs sur leurs collègues de travail.

"Sachant que toutes formes de discrimination et de harcèlement direct sont bien encadrées juridiquement et punies par la loi, celles-ci laissent la place à des approches plus insidieuses telles que les railleries et moqueries", affirme Annick Cohen-Haegel, responsable des formations RH au sein de Cegos. Et d'ajouter "on voit apparaître des rumeurs colportées à l'égard d'un collègue. C'est également un procédé qui peut détruire une réputation et une personne en toute impunité".

A cela s'ajoute "un rôle ambigu" des salariés. Plus de la moitié d'entre eux avoue ne pas intervenir devant une scène de ce type. Un comportement qui semble s'améliorer au fur et à mesure que le salarié avance en âge.

Ainsi souligne l'enquête le collègue peut aussi bien être le pire ennemi que le meilleur allié d'une personne victime de discriminations.
Réponse de le 03/10/2011 à 7:35 :
a MDR, vous avez raison: tel ou telle collègue, jugé(e) comme potentiellement dangereux ou indésirable par d'autres personnes selon des critères sectaires ou subjectifs, peut être la cible de rumeurs attemptatoires à sa personne, sa vie privée, et visant à le décrire comme quelqu'un au comportement bizarre, avec pour résultat de l'isoler progressivement sur son lieu de travail et de le rendre vulnérable professionnellement, avec parfois des conséquences négatives sur son évolution de carrière.
a écrit le 29/06/2011 à 14:37 :
Et M.Levy il a une opinion sur les bas salaires ou le smic?! Hummmmm laissez moi deviner le smic est beaucoup trop eleve et est un frein a l'embauche en france?! Merci M.Levy
a écrit le 29/06/2011 à 14:32 :
Il ferait mieux d'engager le bras de fer avec son pole emploi de merde qui sert a rien et qui nous ruine
28/06/2011 ? 10h10
Paris (NOVOpress) ? La semaine dernière, nous vous faisions état de nombreuses annonces discriminantes émises par Pôle emploi, notamment des annonces exigeant l?arabe ou le chinois pour des métiers n?ayant rien à voir avec le tourisme ou l?import-export. Aujourd?hui encore, nos internautes nous alertent sur une annonce émanant du pôle emploi d?Angoulême (voir ci-dessous) qui recherche un ?agent local de médiation? et qui exige la langue arabe (nouvelle langue officielle des quartiers ?défavorisés? ? ) .

Joint par téléphone, Romuald Chemineau, chargé de communication au Pôle emploi, nous a assuré qu?il allait transmettre dans les plus bref délais l?ensemble des annonces que nous avons reçues de nos auditeurs au service juridique de Pôle emploi, afin qu?elles soient retirées dans les plus brefs délais si les services concernés confirmaient le caractère discriminant des annonces.

Les lecteurs peuvent toujours envoyer à la rédaction toute annonce paraissant discriminatoire, afin de constituer un dossier de poids pour le service juridique de Pôle emploi.
a écrit le 29/06/2011 à 13:55 :
A en croire Mr Levy, la France est dans le top 5 des émoluments les plus élevés au monde. Pour être complet, il aurait également été intéressant de comparer avec les autres pays du monde, ce qui montrerait à quel point certains "salaires" de patrons du CAC 40 sont obcènes. Je crois savoir que Mr Levy n'est pas le plus malheureux en la matière.
a écrit le 29/06/2011 à 11:51 :
Les grands patrons n'ont que ça à faire : comparer avec leurs homologues étrangers. Si je devais faire la même chose, il n'y aurait rien de fait dans l'entreprise où je travaille. Je ne suis pas payé au bonus, à la prime, aux stock-options et actions gratuites, POURTANT JE TRAVAILLE. Les grands patrons vont travailler seulement en contrepartie d'un gros pécule. Pourquoi ? Sinon, ils ne travaillent pas. Drôle de mentalité! Espérons que notre ministre du Travail arrivera à faire quelque chose. En réalité, ce n'est pas à lui de faire quelque chose. Ce sont à ceux qui sont dans leur tout d'ivoire de prendre conscience que ce n'est pas leur cerveau d'être de bon sens qui commande malheureusement.
a écrit le 29/06/2011 à 11:26 :
Petite question : "Peut-on vraiment comparer les salaires des dirigeants des multinationales et plus particulièrement des étrangères ?", comme le souhaite les dirigeants français, puisqu'il n'y a pas de Français à la tête des multinationales françaises.
a écrit le 29/06/2011 à 10:26 :
Toujours le souci de l'esthétique: notre "brillant" ministre serait mieux inspiré de s'attaquer aux rémunérations et avantages non justifiés comme celles des ministres, compte tenu de leurs résultats, de nos élus, qui ne sont plus guère que des fonctionnaires de l'Etat, plutôt qu'à des salariés dont les rémunérations "excessives" découlent de l'exécution de leurs contrats et n'émargent pas à nos impôts.
Réponse de le 29/06/2011 à 14:07 :
Justement si! Leurs salaires et charges sociales y afférentes sont déductibles du bénéfice imposable. En forçant le trait on pourrait ramener le bénéfice à zéro et ainsi pas d'I.S. Une autre piste : déplafonnement pour le calcul des cotisations de sécu...
a écrit le 29/06/2011 à 10:20 :
les gros salaires sont payer par quoi!!!!!!!! les subventions sur les bas salaires.dans le batiment la baisse de la tva à 5 a permis au artisans d'augmenter leur marges. a chaque fois qu'il y a subvention il y a M-------
a écrit le 29/06/2011 à 9:01 :
Ce n'est que de l'agitation médiatique pré-électorale. Sarkozy nous a habitués à entendre de beaux discours démagos suivis d'actes diamétralement opposés.
a écrit le 29/06/2011 à 8:56 :
Très bonne idée de Mr Bertrand! mais voilà encore un soufflé qui va retomber dès que le roi Nicolas va s'apercevoir que cette mesure sera préjudiciable à ses amis
a écrit le 29/06/2011 à 8:16 :
maurice levy est attendrissant quand il défend les intérêts des grands patrons. Leurs salaires ne sont pas dit il exorbitants, comparés à ceux des autres pays (USA, suisse, GB...) . Le seul problème c'est que dans ces pays là, ces salaires sont également exorbitants. Que les populations de ces pays soient plus soumises, plus fatalistes n'enlève rien à la réalité du constat.
a écrit le 29/06/2011 à 7:57 :
Nos membres du gouvernement ont aussi des remunérations et avantages extravagant et feraient mieux de balayer devant leurs portes avant de donner des leçons aux autres. C'est aux salariés de se mobiliser pour créer des institutions au sein de leur entreprise ou il pourrait y avoir un vrai dialogue social à poids egal entre les salariés, les investisseurs et le chef d'entreprise, ainsi qu'une personne de la santé et de l'ecologie. on tendrait vers une economie plus respectueuse de la nature et des hommes avec un grand H.
Réponse de le 29/06/2011 à 9:15 :
Les rémunérations sont différentes entre les très hauts salaires des dirigeants et les salaires plus modestes des hommes politiques. Aucun travail ne mérite un salaire aussi excessif même si toute la population avait un travail. Croyez-vous que le conseil d'administration écouterait les salariés sur cette question ? C'est peu probable tant ils ne défendent pas les intérêts de l'entreprise mais les intérêts de leurs semblables.
a écrit le 29/06/2011 à 7:39 :
Il faut rassurer le peuple mais comme toujours c'est de la poudre aux yeux. Que les politiciens donnent l'exemple, surtout les cumulards et les titulaires de postes au sommet de l'État. Car au bout du compte les salaires ne sont que la vitrine puisque tous ces privilégiés ne dépensent rien en frais courants (logement, voiture, téléphone, voyages, nourriture etc.). On n'ose imaginer ce que Chirac a pu mettre de coté en plus de 40 ans. C'est pourquoi ils tous aussi féroces pour conserver leur prébendes.
a écrit le 29/06/2011 à 6:53 :
A moindre de suivre de prés les mouvances économiques, la plupart des français découvre avec outrage des mesures de stratégies économiques qui démontrent combien seuls certaines catégories sont privilégiées dans la marche insolente d'un capitalisme devenu poison des hommes.
a écrit le 29/06/2011 à 6:31 :
mais qu'il leur foute la paix à ces chefs d'entreprises...La droite actuelle s'y prend d'une telle façon que même la gauche n'aurait osé faire. C'est vraiement du Giscardisme et ... il n'a fait qu'un mandat.
a écrit le 29/06/2011 à 5:44 :
pourquoi encore inventer une nouvelle usine à gaz qui ne sert à rien si ce n'est faire du bruit et du vent ??effet zero ; l'impot progressif sur les revenus est le seul moyen d'action le plus juste et le plus logique ; la fiscalité a été créer pour cela ; mais la droite et ses ministres oublient tout ce qui peut indisposer leurs amis de cac 40 & du medef.....une fois de plus
a écrit le 28/06/2011 à 23:23 :
Je ne vois aucun problème à ce que certains dirigeants faisant gagner de l'argent à leur entreprise soit bien rémunérés tant que c'est le fruit du travail. Beaucoup font de lourd sacrifice personnel ou familiaux pour leur boulot.

Ce qui est agaçant c'est, par exemple, de voir le PDG d'une boite s'octroyer une prime de +300% par rapport à l'année précédente et que toi, tu as le droit à 2% malgré le fait que tu es trimé comme fou et qu'on te dit que c'était une mauvaise année ou qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses.

J'attends avec impatience soit la prochaine révolution soit le jour où un drame arrivera dans une entreprise entre un PDG et un employé à bout. Peut-etre qu'on bougera à ce moment là....
a écrit le 28/06/2011 à 22:54 :
Les comparaisons avec l'ensemble des pays du monde ne changeront rien. Les émoluments sont excessifs au regard des autres salaires. D'autant plus que les dirigeants ont échoué dans leur fonction. Il faut instaurer des limites à un salaire quelqu'il soit, et en parler sérieusement au G20 serait un pas important. A moins que le souhait des dirigeants soit juste de maximiser la valeur de l'entreprise au détriment des emplois...
a écrit le 28/06/2011 à 22:31 :
Bonjour à tous,

Le vrai problème n'est pas cette histoire de rémunération somptuaire mais plutôt l'arbitrage pratiqué entre la rémunération (soumise aux charges sociales TNS) au profit du dividende (majoritairement non soumis aux charges sociales).
Et çà, personne n'en parle...............................................
Réponse de le 29/06/2011 à 5:21 :
les prélèvements sur dividendes existent bien
Réponse de le 29/06/2011 à 6:39 :
OUI EFFECTIVEMENT : LA CSG DE 12% SUR LE MONTANT NET............ABATTEMENT DE 40% DEDUIT SI JE NE M'ABUSE
CONTRE 37% DE RSI................SUR LE REVENU, ABATTEMENT DE 10% DEDUIT.....MAIS AUGMENTé DES COTISATIONS FACULTATIVE.....
ALORS QUE CHOISIT ON L'AMI FERDEL ???
a écrit le 28/06/2011 à 22:18 :
Maurice Levy cite 3 pays (les USA , l'Angleterre et L'Espagne) qui paient encore mieux leurs dirigeants. Ces 3 pays sont en faillite virtuelle à cause des erreurs des dirigeants de leurs grandes banques. Preuve que prendre trop de risques, simplement pour se gaver, n'est pas la bonne solution.
Je préfèrerais qu'il prenne exemple sur les pays nordiques qui ont très bien géré la crise.
Réponse de le 29/06/2011 à 11:32 :
eh et les deux autres alors ?
Merci de nous apprendre que suisse et allemagne sont aussi virtuellement en faillite.

Théorie audacieuse que la votre ....
a écrit le 28/06/2011 à 21:19 :
Les élections approches... Les masques tombent.
Il va falloir bientôt compter sur Hollande pour voir une politique de droite responsable émergée. Un adage à méditer : quand les gros maigrissent, les maigres meurent...
Diane déesse de la chasse aux voix à le vent en poupe. Son surnom est démago.
Réponse de le 28/06/2011 à 22:51 :
Quand les gros maigrissent, les maigres grossissent si le repas est partagé.
Réponse de le 29/06/2011 à 5:45 :
Les gros maigrissent et les maigres disparaissent!( le proverbe )
Réponse de le 29/06/2011 à 10:48 :
Je me permets juste de contester ce proverbe...
Si aujourd'hui les gros grossissent, c'est bien parce qu'il se goinfrent comme de p.rcs.
a écrit le 28/06/2011 à 20:38 :
Nos politiques sont des grands malades et des traites ! La seule chose qu'ils savent faire : violer les lois, s'enrichir et créer des taxes. Pauvre de nous ! Le constat est simple : en quarante ans, ils ont fait d'un des pays les plus riches de la planète l'un des plus pauvres !
Réponse de le 28/06/2011 à 22:05 :
Vraiment n'importe quoi... L'un des pays les plus pauvres? T'es déjà allé ailleurs qu'en France?
Créer des taxes sert à récolter de l'argent pour la communauté. Je juge les taxes justes lorsqu'elles font participer quantitativement chaque français proportionnellement à ces moyens. Donc cette taxe proposée sur les hauts revenus est juste : un haut salarié ne doit pas refuser de participer au bien commun. Quant-à ceux qui comparent nos hauts revenus abusivement élevés à d'autres revenus ultra-abusivement élevés, arrêtez de vous foutre de nous car un jour lorsque certains se vexeront d'être pris pour des imbéciles et d'en pâtir concrètement ça risque de vraiment mal se passer pour vous, et concrètement aussi! et tout le monde subira la hausse de violence engendrée par une violence malsaine qui n'est au départ que du mépris bête et méchant.
a écrit le 28/06/2011 à 20:15 :
quand Mullez ou Michelin a une grosse paye , c 'est son probleme . par contre pour messieurs Baudouin Prot ou Henri de Castres leur remuneration devrait plafonner à 800 000? et le reste versé esclusivement en actions de la societe sans decote
a écrit le 28/06/2011 à 20:09 :
Ben les bons patrons iront postuler à l'étranger comme cela se fait déjà en partie et comme d'habitude il ne restera en France que les médiocre, c'était déjà le cas en politique alors au point ou nous en sommes...
a écrit le 28/06/2011 à 19:19 :
je ne voie pas pourquoi les grosses rémunérations ne serais pas taxé en fonction de leur valeur .quand l'on voie les revenues de tous ses gros monsieur patrons ministres députes sénateur cadres supérieur ex.
Réponse de le 29/06/2011 à 5:48 :
@quiqui, il y a plus de petits , que de gros! taxer les petits rapporte plus à l'état! injustice, mais les dirigeants ils s'en moquent!!!!!!
a écrit le 28/06/2011 à 18:39 :
tous les revenus et pas tout les revenus
Réponse de le 28/06/2011 à 21:00 :
Paçionante ton activité ; allez ! lâche toi et trouves les fautes
Réponse de le 29/06/2011 à 12:33 :
ton ortho ...termine cela nous donne pas a manger.... nous sommes périme avec notre francais ouvre les yeux ..
a écrit le 28/06/2011 à 18:25 :
Il est incompréhensible que les membres du conseil d'administration adopte une politique de rémunération de complaisance. Les sommes allouées aux dirigeants sont excessives et sans limite. Or la réglementation empêche les comportements
indésirables, oserai-je dire dévastateurs pour l'économie. Une des solutions serait d'instaurer un salaire plafond pour l'ensemble des hauts revenus.
a écrit le 28/06/2011 à 18:06 :
Ce ne sont pas "les entreprises" qui supporteront le coût des salaires non déductibles à l'impôt sur les sociétés : ce sont les actionnaires à qui on veut déjà retirer de leurs dividendes la "prime sur dividendes". On connaissait super-menteur, il y aura maintenant super-loucheur : il regarde à droite et tire à gauche !
a écrit le 28/06/2011 à 17:53 :
Je me souviens du temps où les rémunérations excessives, dites somptuaires pouvaient être remises en cause par le fisc et être déclarées non déductibles. C'est le moins que l'on puisse faire ! lol et fixer un plafond aussi eu égard à la décence et aux résultats de l'entreprise. C'est déjà grave de voir les patrons actionnaires saigner les entreprises avec les distributions de dividendes alors quand s'y ajoutent leurs rémunérations c'est scandaleux.
Réponse de le 29/06/2011 à 8:09 :
le scandale c'est que les conseils d'administrations sont une vaste fumisterie, chaque membre fait partis du conseil d'une autre entreprise donc quand ils votent pour une augmentation de salaire, c'est toujours ok car en retour, ils ont la même chose au conseil d'administration du copain qui va lui voter son augmentation. C'est comme pour le salaire de sarko, sui ça avait été soumis à referundum, vous pensez serieusement qu'il aurait eu tout ça??ça fonctionne ainsi tends que les salariés n'auront pas un poid equivalent dans le vote des decisions. les syndicats ont trop dérivés pour que les salariés s'y retrouvent dans leurs discours d'une autre époque.

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