La loi sur l'apprentissage entre en vigueur

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La loi Cherpion sur le développement de l'alternance et la sécurisation des parcours professionnels entre en vigueur. Elle fait de l'apprentissage une arme de lutte contre le chômage des jeunes.

Déposée en avril, votée mi-juillet, publiée au « Journal officiel » le 29 juillet. Le gouvernement n'aura pas traîné pour qu'entre en vigueur la loi Cherpion sur le développement de l'alternance et la sécurisation des parcours professionnels. Il faut dire qu'il voit en l'alternance la panacée contre le chômage des jeunes (23 % des 15-24 ans). Une bonne partie de la loi Cherpion, qui reprend l'accord interprofessionnel sur l'emploi des jeunes conclu le 7 juin, vise donc à concrétiser les ambitions du gouvernement : passer de 600.000 jeunes en alternance aujourd'hui (dont 400.000 apprentis) à 800.000 d'ici à 2015, avec un objectif de 1 million à terme.

En apprentissage à 14 ans

Au chapitre des mesures en faveur de l'alternance, outre le relèvement de 3% à 4% du quota obligatoire des salariés en alternance dans les entreprises de plus de 250 salariés, la plus symbolique et la plus controversée est l'abaissement de l'âge requis pour entrer en apprentissage de 15 ans révolus à « au moins 15 ans au cours de l'année civile » (à condition d'avoir fini le collège). Traduction, un jeune de 14 ans et demi ayant terminé sa 3e peut entrer en apprentissage. Une entorse au principe de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, selon les nombreux détracteurs de la réforme (lire ci-dessous). D'autant que le texte prévoit aussi la création de sections « études métiers » dès la classe de 4e, rappelant l'orientation précoce des élèves en difficultés. Or, le Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) rappelait récemment que, si l'apprentissage favorise l'insertion professionnelle, notamment pour les jeunes issus du secondaire, il joue moins sur le recrutement que le diplôme, qui reste donc le premier rempart contre le chômage.

Autre critique : l'extension de l'alternance à de nouveaux types d'emplois (intérim, saisonniers, emplois à domicile), risque de favoriser la précarité. Dans une note récente, le Céreq soulève un autre frein, celui de la multiplication des processus de contractualisations (nationaux, régionaux, loi Cherpion) qui risque, in fine, de "rendre difficile l'augmentation du nombre d'apprentis".

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Commentaires
a écrit le 23/04/2013 à 18:17 :
voila , pour moi , ancien prof de cfa, les mesures urgentes :
necessité chaque année au mois de juin de réunir tous les acteurs pour des assises de l'apprentissage dans chaque département ( objectif precis : élaboration des besoins en formation -création de formations si necessaire ( métiers en tension ) ou suppression de classes -optimisation des CFA avec du personnel( profs et formateurs) compétents et bien rémunérés - optimisation du travail du tuteur en entreprise ( avec statut et rémunération) -necessité de réactiver la coda ( agréments des maitres d'apprentissage) pour que les capacités des tuturs soient réelles -augmentation du nombre d'inspecteurs de l'apprentissage au niveau départemental avec des moyens de controle réels et pouvant demander à la coda des sanctions . enfin, pour que les jeunes n'aillent pas dans cette voie par défaut , il serait utile et correct de bien REMUNERER ces métiers ad hoc notamment lorsque les jeunes ont les diplomes et titres.-

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