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ÉconomieFrance

La crise des marchés fait réagir les politiques français en ordre dispersé

latribune.fr

Publié le 08 août 2011 à 13:37

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

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Contre une propagation de la crise de la dette en France, une même réponse se fait entendre dans la majorité comme au sein de l'opposition : le déficit public doit être réduit rapidement. Sur la mise en œuvre de cette politique budgétaire, en revanche, le débat reste vif avant la rentrée.

Avant même la rentrée et le redémarrage de la campagne pour les présidentielles 2012, la réduction des déficits publics fait déjà l'objet de commentaires politiques. Alors que les marchés s?emballent et que l?agence Standard & Poor?s félicite la France pour sa politique budgétaire, certains responsables politiques français s'accordent sur un objectif de réduction du déficit public.

Du côté du parti présidentiel, le ministre des Finances, qui s'exprimait sur Europe 1, après la conférence du G7, a réaffirmé l'objectif de réduction des déficits publics. Evalué à 7% du PIB en 2010, il doit être ramené à 4,6% l'an prochain puis atteindre les 3% en 2013, le maximum imposé par les critères de convergence de Maastricht. Dans le même sens, la porte-parole du gouvernement et ministre du Budget, Valérie Pécresse, réitère le voeu de l'UMP de voir la "règle d'or" sur l'équilibre budgétaire adoptée en septembre. Cette loi vise à inscrire l'équilibre budgétaire dans la Constitution.

Borloo veut accélérer le rythme

Jean-Louis Borloo va plus loin. Le président du Parti radical, récemment désolidarisé de l'UMP, estime que "la France doit, dès 2012, revenir à 3% de déficit au lieu des 4,6% prévus". L'ancien ministre français de l'Economie demande aussi, dans une interview au Figaro publiée ce lundi, qu'une réunion d'urgence du G8 et du G30 soit convoquée.

A gauche, les réactions à la situation économique internationale reflètent les positions des candidats. Manuel Valls a demandé au gouvernement de  "prendre dès à présent les mesures nécessaires au rétablissement" des comptes publics. S'exprimant lui aussi sur Europe 1, le député-maire socialiste d'Evry ajoute aussi ne pas être hostile a priori à la "règle d'or". Le candidat aux primaires accuse toutefois Nicolas Sarkozy de se servir de cette loi à des fins purement électoralistes.  Selon Manuel Valls, le chef de l'Etat veut, "à quelque mois de l?élection présidentielle, apparaître comme celui qui est capable d?imposer cette règle d?or. Alors qu?il a la responsabilité de la dégradation des finances publiques". Le socialiste en appelle à "un très large rassemblement autour de l'esprit de responsabilité" et espère un compromis.

Vers un compromis au PS sur la "règle d'or"?

Dans le camp de François Hollande, Pierre Moscovici s'est chargé de transmettre sa réaction concernant la crise des dettes souveraines. "Il est temps que l'Europe soit capable de prendre vraiment son destin en main en manifestant qu'il y a en son sein une solidarité forte" et "en disant aux marchés que ce ne sont pas eux qui vont faire la loi mais que les Européens de toute façon sont capables de mutualiser leur dette", a déclaré l'ancien ministre des Affaires européennes toujours sur Europe 1. Ce dernier estime nécessaire de trouver des "remèdes structurels" à cette crise.

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Le porte-parole du PS, Benoît Hamon a exprimé son opinion sur twitter : "règle d'or. La droite s'autoamnistie et veut porter le coup de grâce a l'Etat providence. Triple zéro à N.Sarkozy pour ses cadeaux fiscaux."

Pour les extrêmes, Jean-Luc Mélanchon et Marine Le Pen se rejoignent pour condamner les marchés dans des communiqués publiés ce lundi. Le premier propose de les"soumettre à la volonté des parlements" tandis que la seconde répète que "la France "doit retrouver sa liberté face aux marchés".

À lire également

  • Les commentaires de Standard & Poor's sur les Etats-Unis et sur... la France
  • Déficit : le gouvernement contre-attaque
  • Règle d'or : tout le monde n'a pas entendu l'appel à l'union sacrée

La veille, un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche indiquait que près de la moitié des Français ne font confiance à aucun des trois principaux candidats à la présidentielle pour réduire la dette française. Les sondés sont entre 27 et 28% à accorder leur confiance au président sortant sur ce sujet en cas de victoire en 2012. Ils sont 25% à compter sur François Hollande dans ce domaine et 20% pour Martine Aubry.

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