Budget 2012 : Défense, Justice et Enseignement supérieur tirent leur épingle du jeu

Marqué par la rigueur, le projet de loi de finances pour 2012 fait la part belle à certains ministères qui voient leurs crédits augmenter.

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Rigueur oblige, plusieurs missions de l'État voient leurs crédits diminuer. C'est notamment le cas de la mission « travail et emploi » (-12,19 % sur un an par rapport au budget 2011), les médias (- 11,27 %) ou les relations avec les collectivités (- 4,89 %). Quant à l'Éducation nationale, elle paye le plus lourd tribut en termes de suppressions de postes (-14.000, soit plus de 70.000 sur le quinquennat). Quelques ministères ont toutefois été épargnés.

 

Défense. La mission enregistre une augmentation de ses crédits en 2012 de 1,59 % par rapport à 2011, à 30,63 milliards d'euros, hors pension, en conformité avec la Loi de programmation militaire 2009-14, selon le ministère. Cette hausse des crédits est avant tout destinée à financer les opérations extérieures, chroniquement sous évaluées. Cette présentation du budget intervient alors que ce surcoût des « Opex » a explosé en 2011, à 1,2 milliard d'euros, du fait principalement de l'opération « Harmattan » en Libye, estimée à près de 350 millions d'euros. Les effectifs du ministère sont en revanche revus à la baisse (- 7.462).

 

Justice. C'est « le seul ministère à bénéficier de créations nettes d'emplois », a souligné mercredi Valérie Pécresse, ministre du Budget. La justice gagne de fait 515 postes et verra ses crédits progresser de 3,56 % à 6,05 milliards d'euros hors pensions.

Recherche et enseignement supérieur. Ce ministère est considéré comme l'un des soutiens à la croissance par le gouvernement. Outre un gel des suppressions de postes de 2010 à 2013 obtenu après le mouvement de 2009, le chef de l'État a promis un effort financier de 9 milliards d'euros supplémentaires sur sa mandature, « hors plan campus et grand emprunt » (respectivement 5 et 22 milliards d'euros), a tenu à préciser Valérie Pécresse. La « Mires » (mission interministérielle qui regroupe en fait plusieurs programmes relevant de l'Économie, l'Écologie, la Défense, la Culture et l'Agriculture), voit ses crédits budgétaires augmenter de 428 millions d'euros à 27,78 milliards, dont 373 millions pour l'enseignement supérieur. Les universités vont notamment recevoir 237 millions pour « conforter l'autonomie », dont 191 millions pour la masse salariale.

 

Culture et communication. Frédéric Mitterrand a présenté mercredi un budget globalement en hausse de 0,9 % à 7,4 milliards d'euros. Cette petite hausse cache plusieurs baisses importantes. D'abord, les aides à la presse (-30 millions d'euros, soit - 7 %), suite à la fin des mesures des états généraux. Ensuite, l'audiovisuel extérieur (qui regroupe France 24, RFI et TV5), voit ses crédits reculer de 12 millions (-3,5 %). Enfin, le Centre national du cinéma voit ses recettes diminuer de 50 millions (-7 %) car la contribution des fournisseurs d'accès Internet recule (-4,89 %).

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Commentaire 1
à écrit le 04/10/2011 à 7:18
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Bonjour, Je suis particulièrement choqué de voir sur cette page, un appel vers un article de suppression de rides (fort bien écrit d'ailleurs) avec les mots suivants : "Maman de 57 ans ressemble à 27 ans Une maman local revele le ?5 secrets de eff...

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